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Le robot endosquelette original T-800 utilisé pour le tournage de " Terminator Salvation " est vu à Robots, une nouvelle exposition au Science Museum de Londres, en Angleterre, le 7 février 2017
Le robot endosquelette original T-800 utilisé pour le tournage de " Terminator Salvation " est vu à Robots, une nouvelle exposition au Science Museum de Londres, en Angleterre, le 7 février 2017 © TOLGA AKMEN / ANADOLU AGENCY / ANADOLU AGENCY VIA AFP

Le robot endosquelette original T-800 utilisé pour le tournage de " Terminator Salvation " est vu à Robots, une nouvelle exposition au Science Museum de Londres, en Angleterre, le 7 février 2017 © TOLGA AKMEN / ANADOLU AGENCY / ANADOLU AGENCY VIA AFP

Le robot endosquelette original T-800 utilisé pour le tournage de " Terminator Salvation " est vu à Robots, une nouvelle exposition au Science Museum de Londres, en Angleterre, le 7 février 2017 © TOLGA AKMEN / ANADOLU AGENCY / ANADOLU AGENCY VIA AFP

Contrôle des armes

Qui vit, qui meurt ? Les robots tueurs décident seuls

Il s’agit d’un scénario cauchemardesque, un monde où des armes autonomes, des robots tueurs, peuvent sélectionner et attaquer leurs cibles sans aucun contrôle humain. Urgemment, nous devons fixer des limites avant qu’il ne soit trop tard.

Le secrétaire général des Nations unies, le Comité international de la Croix-Rouge, des prix Nobel, des milliers de scientifiques, des spécialistes de la robotique et des professionnels des technologies demandent un traité ayant force de loi afin d’empêcher que les robots tueurs ne deviennent réalité. Les gouvernements doivent fixer des limites face à des machines capables de choisir de tuer.

En décembre, un groupe d’experts des Nations unies doit se réunir afin de déterminer s’il est opportun de négocier une nouvelle législation internationale relative à l’autonomie des systèmes d’armement. Cela fait une décennie que l’on parle des armes autonomes aux Nations unies, mais ces discussions sont bloquées par les États qui développent actuellement ces armes.

Une question de vie ou de mort

Le 2 décembre 2021, le Groupe d'experts gouvernementaux des parties à la Convention sur certaines armes classiques entamera des discussions cruciales. Ils détermineront s’il convient d’ouvrir des négociations sur un nouveau traité pour lutter contre la menace que représentent les robots tueurs.

Pour l’instant, soixante-six États ont appelé de leurs vœux un nouveau cadre juridiquement contraignant sur l’autonomie des systèmes d’armements

Permettre à des machines de trancher des questions de vie ou de mort constitue une atteinte à la dignité humaine, et risque en outre de causer des violations dévastatrices des lois de la guerre et des droits humains. Le remplacement de soldats par des machines rendra la décision de partir en guerre plus facile.

Par ailleurs, les machines ne peuvent pas effectuer de choix complexes sur le plan éthique dans des contextes imprévisibles comme les champs de bataille ou des scénarios du monde réel ; rien ne saurait remplacer une prise de décision humaine. Employer ces technologies sur les champs de bataille, dans le domaine de l’application des lois, du maintien de l’ordre ou de contrôle aux frontières, serait désastreux.

Cela exacerbera également la déshumanisation de la société sur l’espace numérique, qui réduit les personnes à l’état de données à traiter. Il nous faut un traité international robuste et juridiquement contraignant afin de faire cesser la prolifération des robots tueurs, avant qu’il ne soit trop tard.

Les pays qui développent ces armes

Plusieurs pays sont très investis dans le développement des armes autonomes. Cela malgré les implications dévastatrices pour les droits humains que comporte le transfert à des machines de la responsabilité du recours à la force. Ainsi, les avancées pour la législation sur ces armes ont été bloquées par un petit nombre d’États puissants, qui considèrent que la création d’une nouvelle législation internationale est prématurée.

Les États-Unis, la Chine, Israël, la Corée du Sud, la Russie, l’Australie, l’Inde, la Turquie et le Royaume-Uni effectuent de lourds investissements dans le développement de systèmes autonomes. Par exemple, le Royaume-Uni développe actuellement un drone capable de voler en mode autonome et d’identifier une cible dans une zone programmée. De son côté, la Chine est en train de créer de petits « essaims » de drones qui pourraient être programmés pour attaquer la moindre créature ayant une température corporelle. Quant à la Russie, elle construit un tank robot sur lequel peuvent être fixés une mitrailleuse ou un lance-grenade.

Effrayant, n'est-ce pas ?

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