Accéder au contenu
Menu
Agir
Faire un don
ou montant libre :
Grâce à la réduction d'impôts de 66%, votre don ne vous coûtera que: 34

Peine de mort et torture

Thématique

La peine de mort et la torture sont la négation absolue de la dignité humaine.

1Analyse & Recommandations
Nous soutenir

Amnesty a besoin de vous

L'action d'Amnesty International fonctionne grâce à vos dons. Nous avons besoin de vous pour continuer à veiller sur le respect des Droits Humains.

Rester informé(e)

Abonnez-vous à la newsletter

Et restez informé(e) de chaque avancée d'Amnesty sur la lutte contre l'impunité

La peine de mort et la torture sont la négation absolue de la dignité humaine.

La peine de mort

L’humanité fait chaque année un pas de plus vers l’abolition universelle de la peine de mort. Mais elle reste néanmoins appliquée dans de nombreux pays, sur tous les continents.

Nous avons recensé 993 exécutions en 2017, soit 4% de moins qu’en 2016 et 39% de moins qu’en 2015. Un pas important vers l’abolition totale de cette pratique cruelle et barbare. Même si 2017 est une année porteuse d’espoir et même si ceux qui continuent à exécuter sont minoritaires, confrontés à une vague d’opposition, nous devons continuer de nous mobiliser! Une poignée de dirigeants continuent de vouloir utiliser la peine capitale à titre de "solution expéditive" au lieu de régler les problèmes à la source avec des politiques humaines, efficaces et reposants sur des informations factuelles.

84% des exécutions se concentrent dans 4 pays : l’Iran, l’Arabie saoudite, l’Irak et le Pakistan. Les méthodes d’exécution vont de la pendaison, à l’injection létale, du peloton d’exécution à la décapitation. Les délits passibles de la peine de mort varient d’un pays à l’autre. Ils vont de l’orientation sexuelle au trafic de drogue en passant par les crimes de droit commun. Certains États exécutent des personnes qui étaient mineures au moment des faits ou des malades mentaux sans aucune considération.

Quelle que soit la situation, nous sommes opposés à la peine capitale en toute circonstance et sans restriction. Recourir à la peine de mort a pour but affiché ou prétendu de punir, de réprimer, voire de donner l’exemple et de prévenir d’autres crimes ou délits. Le caractère dissuasif de la peine capitale n’a pourtant jamais pu être prouvé. Avant d’être exécuté, les condamnés auront généralement passé de longues années dans les couloirs de la mort, parfois sans savoir quand ils seraient exécutés et sans possibilité de voir leurs familles. La peine de mort est cruelle, inhumaine et dégradante. Elle est inefficace.

Lire aussi : Répondre à une personne qui est pour la peine de mort

Lire aussi : 10 octobre Journée mondiale contre la peine de mort

La torture

L’usage de la torture reste lui aussi très fréquent. Dans le monde, plus de 140 pays continuent de pratiquer la torture ou les mauvais traitements. Certains l’utilisent quotidiennement. Ainsi au Mexique, aux Philippines, au Nigéria, en Ouzbékistan, la police et les forces de sécurité y ont recours de manière systématique. Partout ailleurs, le contexte de la lutte contre le terrorisme a contribué à amplifier le phénomène. Aux Etats-Unis par exemple, il est prouvé que la CIA a usé de techniques d’interrogatoire brutales après le 11-Septembre. Les détenus étaient dénudés, empêchés de dormir, soumis à des simulacres de noyade, projetés contre des murs…

Torturer une personne, c’est lui infliger intentionnellement une douleur intense, qu’elle soit physique (coups, maintien dans une position douloureuse, violences sexuelles) ou psychologique (privation de sommeil ou humiliations). Même si elle s'exerce sur une personne, la torture vise en fait aussi ses proches et parfois une communauté entière. Ses conséquences sont multiples et durables. A priori le tortionnaire a un but : obtenir des informations, arracher des « aveux », punir ou menacer. Mais des gouvernements peuvent aussi y recourir, plus ou moins massivement pour intimider et faire taire les voix dissidentes.

Pourtant, il n’est plus à démontrer que cette technique n’est aucunement efficace. Les informations obtenues par ce moyen ne sont pas fiables mais par-dessus tout elle vise principement, par la terreur qu’elle génère, à murer des voix dissidentes dans le silence le plus profond.

C’est le traitement le plus inhumain qu’on puisse imaginer. Il n’est malheureusement pas rare. Nous devons mettre un terme à l’hypocrisie des États qui sont toujours prêts à dénoncer vigoureusement la torture dans leurs discours officiels, alors qu’ils la tolèrent dans les faits… pourvu qu’elle reste pratiquée en secret.

Faits & chiffres sur la peine de mort - 2017

À la fin de l'année 2017, 106 pays (la majorité des États dans le monde) avaient aboli la peine de mort dans leur législation pour tous les crimes et 142 (plus des deux tiers des États) étaient abolitionnistes en droit ou en pratique.

Deux pays – la Guinée et la Mongolie – ont aboli la peine de mort dans leur législation pour tous les crimes. Le Guatemala est devenu abolitionniste pour les crimes de droit commun uniquement.

Amnesty International a recensé au moins 993 exécutions dans 23 pays en 2017 (sans compter la Chine, où les statistiques sont indisponibles) et au moins 2 591 condamnations à mort dans 53 pays en 2017.

Fin 2017, au moins 21 919 personnes se trouvaient dans le quartier des condamnés à mort.

Ce que demande Amnesty International

La peine de mort et la torture sont la négation absolue des droits humains. Aucun être humain ne doit y être soumis. Nous exigeons l’abolition universelle de ces pratiques et nous nous battons pour que :

Les pays qui utilisent encore la peine de mort adoptent des moratoires et cessent toute exécution

Les pays qui ont déjà pris des moratoires doivent définitivement modifier leur législation pour abolir la peine de mort.

Toutes les peines capitales déjà prononcées doivent être commuées en peines d'emprisonnement

Les gouvernements doivent condamner sans réserve le recours à la torture et les actes de torture doivent systématiquement faire l'objet d'une d'enquête et les auteurs présumés poursuivis en justice

Les États doivent prévenir les actes de torture en formant ses fonctionnaires et en prenant des mesures pour éviter que ces actes ne soient commis (lors d’arrestations, en garde à vue ou en détention)

La thématique "Peine de mort - Torture" vous intéresse ?

Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir nos dernières informations sur le sujet

2Ressources
rapport
Hors de toute mesure. La torture et les mauvais traitements au Mexique
Le présent rapport est le résultat de plusieurs années de recherche sur des cas de torture et de mauvais traitements signalés dans différentes régions du pays. Les conditions déplorables auxquelles sont soumises dans de nombreuses prisons du Mexique les personnes en détention provisoire ou condamnées sont une source de profonde préoccupation.
Index AI: AMR 41/020/2014
Publié le 04.09.2014
document
Mettre un terme au commerce des "instruments de torture" : cinq principes essentiels
Un document publié par Omega Research Foundation et Amnesty International
Index AI: ACT 10/5756/2017
Publié le 03.03.2017
document
Déclaration de Stockholm
La Déclaration de Stockholm du 11 décembre 1977 est texte fondateur pour l’abolition universelle de la peine de mort.

Publié le 10.12.1977
document
Les secrets mortels de la Chine
Rapport sur la peine de mort en Chine
Index AI: ASA 17/5849/2017
Publié le 11.04.2017
rapport
Chambres de torture secrètes au Cameroun
Sur la base de dizaines de témoignages corroborés par des images satellitaires, des photos et des vidéos, nous avons rassemblé des informations sur 101 cas de détention au secret et de torture qui auraient eu lieu entre 2013 et 2017 sur plus de 20 sites différents.
Index AI: AFR 17/6536/2017
Publié le 18.07.2017
rapport
Condamnations à mort et exécutions 2017
Index AI: ACT 50/7955/2018
Publié le 12.04.2018
document
Combating Torture
The need for comprehensive regulation of law enforcement quipment (EN ANGLAIS)
Index AI: ACT 30/9039/2018
Publié le 24.09.2018
3Actions
4Actualités
Rester informé(e)
Et recevoir nos newsletters
AMNESTY INTERNATIONAL FRANCE
76, boulevard de la Villette - 75940 Paris cedex 19
Téléphone: (+33) 01 53 38 65 65
Les cookies assurent le bon fonctionnement du site, en continuant la navigation vous acceptez leur utilisation. Gérer les paramètres