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Rohingyas : pourquoi il s'agit d'un crime contre l'humanité

Les récits de témoins, les images et données satellite, et les photos et vidéos recueillis par nos chercheurs aboutissent tous à la même conclusion : des centaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants rohingyas sont victimes d'une attaque généralisée et systématique, constitutive de crimes contre l'humanité.

Le Statut de Rome de la Cour pénale internationale répertorie 11 types d'actes qui, lorsqu'ils sont commis sciemment dans le cadre d'une attaque généralisée et systématique, constituent des crimes contre l'humanité. Nous avons recensé au moins six de ces actes perpétrés dans le cadre de la vague de violence qui submerge le nord de l'État d'Arakan au Myanmar : le meurtre, l'expulsion et le déplacement forcé, la torture, le viol et d'autres violences sexuelles, la persécution et d'autres actes inhumains tels que la privation de nourriture et de provisions vitales.

Cette conclusion se fonde sur les témoignages de plus de 120 hommes et femmes rohingyas qui se sont réfugiés au Bangladesh ces dernières semaines, ainsi que sur des entretiens menés avec 30 professionnels de santé, travailleurs humanitaires, journalistes et représentants de l’État bangladais.

Nos experts ont corroboré de nombreux récits de témoins faisant état de crimes commis par les forces de sécurité du Myanmar en analysant des images et des données satellite, et en vérifiant des photos et des vidéos prises dans l'État d'Arakan.

Nous avons demandé à nous rendre dans l'État d'Arakan pour mener une enquête de terrain sur les violations commises, notamment par les membres de l'Armée du salut des Rohingyas de l'Arakan (ARSA), un groupe armé rohingya. La Mission d'établissement des faits de l'ONU et des observateurs indépendants doivent pouvoir également se rendre librement dans la région.

Dans les heures et les jours qui ont suivi les attaques menées par l'ARSA le 25 août, les forces de sécurité birmanes, parfois appuyées par des milices locales, ont encerclé des villages rohingyas dans le nord de l'État d'Arakan. Les soldats et les policiers ont fréquemment ouvert le feu sur des hommes, des femmes et des enfants rohingyas qui fuyaient leur maison, faisant des centaines de morts ou de blessés graves.

Des survivants ont raconté s'être enfuis dans les collines et les champs de riz alentour, où ils se sont cachés jusqu'au départ des troupes. Les personnes âgées et souffrant de handicaps n'ont pas pu fuir et certaines sont mortes brûlées vives dans leurs maisons lorsque les militaires y ont mis le feu.

Ces violences se sont répétées dans des dizaines de villages dans les municipalités de Maungdaw, Rathedaung et Buthidaung.

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