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Un manifestant passe devant un graffiti lors d'une manifestation contre une nouvelle loi sur la citoyenneté, à l'extérieur de l'université Jamia Millia Islamia de New Delhi © REUTERS/Danish Siddiqui

Un manifestant passe devant un graffiti lors d'une manifestation contre une nouvelle loi sur la citoyenneté, à l'extérieur de l'université Jamia Millia Islamia de New Delhi © REUTERS/Danish Siddiqui

Un manifestant passe devant un graffiti lors d'une manifestation contre une nouvelle loi sur la citoyenneté, à l'extérieur de l'université Jamia Millia Islamia de New Delhi © REUTERS/Danish Siddiqui

Discriminations
Rapport annuel régional

En Asie, un nationalisme intolérant contre les minorités

En Inde et en Chine, le simple risque d’insubordination dans des régions théoriquement autonomes a suffi à déclencher la répression d’État. Les minorités sont commodément taxées de menaces pour la « sécurité nationale ».

Dans la province chinoise du Xinjiang, jusqu’à un million de Ouïghours et d’autres membres de minorités ethniques à majorité musulmane ont été enfermés de force dans des camps de « déradicalisation ».

Lire aussi : Une campagne massive de "rééeducation" des musulmans

Le Cachemire, seul État indien à majorité musulmane, a vu son statut particulier d’autonomie révoqué. Les autorités ont imposé le couvre-feu, coupé l’accès à toutes les communications et arrêté les leaders politiques.

Au Sri Lanka, où des violences contre la population musulmane ont éclaté au lendemain des attentats du dimanche de Pâques, l’élection du président Gotabaya Rajapaksa a affaibli les espoirs d’avancées en termes de droits humains.

Un autre homme fort autoproclamé, le président philippin Rodrigo Duterte, a poursuivi sa « guerre contre la drogue » meurtrière.

Les gouvernements ont tenté de justifier la répression en diabolisant leurs détracteurs et en les faisant passer pour des pions des « puissances étrangères ». Ils ont renforcé cette répression au moyen de campagnes sophistiquées sur les réseaux sociaux.

Lire aussi : La jeunesse asiatique, leader de la contestation

L’absence d’actions internationales

Ni l’Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE) ni l’Association sud-asiatique pour la coopération régionale (ASACR), les deux principaux organismes de la région, n’ont tenté d’amener leurs membres à rendre des comptes, même en cas de violations flagrantes des droits humains.

Il échoit à la Cour pénale internationale d’enquêter sur les crimes contre l’humanité commis contre les Rohingyas par l’armée du Myanmar dans l’État d’Arakan en 2017.

La Cour examine également les milliers d’homicides commis par des policiers aux Philippines, ainsi qu’un appel de sa décision de refuser l’ouverture d’une enquête sur des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en Afghanistan.

Lire notre dossier : Le sort des Rohingyas au Myanmar

Abandonnés de tous

Par ailleurs, dans le Pacifique, du fait de la politique de détention à l'étranger menée par l'Australie, des personnes réfugiées ou demandeuses d’asile croupissent dans des conditions physiques et psychologiques se dégradant, sur l’île de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, et à Nauru.

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