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Zarina Khatun et Nabi Hossain, deux Rohingyas qui ont fui l'état de Rakhine. Portrait au camp de réfugiés de Kutupalong au Bangladesh, 27/09/2017. © Andrew Stanbridge / Amnesty International

Zarina Khatun et Nabi Hossain, deux Rohingyas qui ont fui l'état de Rakhine. Portrait au camp de réfugiés de Kutupalong au Bangladesh, 27/09/2017. © Andrew Stanbridge / Amnesty International

Zarina Khatun et Nabi Hossain, deux Rohingyas qui ont fui l'état de Rakhine. Portrait au camp de réfugiés de Kutupalong au Bangladesh, 27/09/2017. © Andrew Stanbridge / Amnesty International

Qui sont les Rohingyas ?

Les Rohingyas sont un groupe ethnique de religion musulmane vivant principalement dans le nord de l'État d'Arakan, à l'ouest du Myanmar (ex-Birmanie).

Les Rohingyas n’ont pas de statut juridique clair au Myanmar. Ils ne peuvent même pas être qualifiés de « citoyens de seconde zone », puisque la plupart d’entre eux ne sont même pas reconnus comme des citoyens. En effet, ils sont privés de nationalité à cause de lois, politiques et pratiques discriminatoires, et tout particulièrement de la Loi de 1982 relative à la citoyenneté. Cette loi prévoit une discrimination fondée sur des critères ethniques. Dans l’État d’Arakan, elle a été appliquée de telle sorte que les autorités du Myanmar ont pu priver massivement les Rohingyas de leurs droits à la citoyenneté et de leur statut de citoyen. Comme les Rohingyas ne sont pas considérés comme appartenant à l’une des « ethnies nationales » du Myanmar, notamment à l’une de celles reconnues par la loi, ils sont clairement perçus selon des critères « ethniques », qui font la distinction entre « nous et eux ».

Pire encore, les autorités de l’État d’Arakan se sont engagées dans une politique visant activement à priver les Rohingyas de leur pièce d’identité et de leur permis de résidence. Pour les familles rohingyas, il est extrêmement difficile, voire impossible dans certains cas, de déclarer la naissance de leurs nouveau-nés, tandis que dans le nord de l’État d’Arakan, les Rohingyas qui ne sont pas présents pendant les « inspections des foyers », obligatoires et organisées tous les ans, risquent d’être effacés des listes officielles de résidence.

Sans preuve de résidence, il est particulièrement compliqué d’obtenir toute forme de citoyenneté par la suite et, pour ceux qui ont quitté le Myanmar, fuyant les violences ou à la recherche de perspectives d’éducation et de moyens de subsistance, il est presque impossible de retourner dans le pays.

Deux années d’enquête menée par nos chercheurs révèlent que les autorités restreignent quasiment tous les aspects de la vie des Rohingyas dans l'État d'Arakan et les confinent à une vie de ghetto, où ils doivent lutter pour accéder aux soins de santé et à l'éducation, voire dans certaines régions, pour sortir de leurs villages.

Les autorités du Myanmar soumettent les hommes, les femmes et les enfants rohingyas à la ségrégation et à l'intimidation dans un système d'apartheid déshumanisant. Leurs droits sont bafoués au quotidien et la répression n'a fait que se durcir ces dernières années.

COMPRENDRE : Rohingyas, pourquoi il s'agit d'un crime contre l'humanité

Ce système semble conçu pour rendre la vie des Rohingyas aussi désespérée et humiliante que possible. La violente campagne de nettoyage ethnique des forces de sécurité au cours des trois derniers mois n'est que la manifestation extrême de cette politique scandaleuse.

La situation actuelle répond à tous les critères de la définition juridique du crime d'apartheid contre l'humanité.

Aller plus loin, notre DOSSIER : Le sort des Rohingyas au Myanmar

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