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Portrait de Ciham Ali / ©Saleh Younis

Portrait de Ciham Ali / ©Saleh Younis

Portrait de Ciham Ali / ©Saleh Younis

Liberté d'expression

Arrêtée à 15 ans pour avoir voulu fuir l’Érythrée

Ce pays de la Corne de l'Afrique est une prison à ciel ouvert. Ceux qui tentent de fuir l'Érythrée encourent de très lourdes sanctions. Ciham Ali y est détenue depuis neuf ans.

Ciham est née à Los Angeles et a grandi à Asmara, la capitale érythréenne. Adolescente, elle était passionnée par le rock et voulait devenir styliste. Mais le 8 décembre 2012, Ciham a été arrêtée à la frontière avec le Soudan alors qu’elle tentait de fuir l'Érythrée. Elle cherchait à rejoindre son père, Ali Abdu, ancien ministre de l’Information du gouvernement érythréen qui s'était exilé peu de temps auparavant. Elle n'avait que 15 ans.

Cela fait maintenant neuf ans que Ciham est détenue sans avoir été jugée ni même inculpée. 

Ensemble, faisons pression pour exiger la libération de Ciham !

DÉTENUE AU SECRET 

Personne ne sait où se trouve Ciham. Elle a été victime d'une disparition forcée. En Érythrée, il s'agit d'une pratique courante. 

Les victimes de disparitions forcées sont des personnes dont on reste sans nouvelle après qu’elles ont été arrêtées ou enlevées par des représentants de l’État (ou une personne agissant avec le consentement de l’État) qui nient ensuite les avoir emmenées, ou refusent de révéler où elles se trouvent. C'est bien le cas de Ciham. Depuis son arrestation, sa famille est sans nouvelle d'elle et ignore si elle est en bonne santé.  

Vous avez enlevé une enfant. Qui avait ses rêves d’enfant. Concrètement vous lui dites : je vais te punir, te mettre en détention et tu passeras la moitié de ta vie en prison. 

Saleh, l’oncle de Ciham. 

L’Érythrée n'est pas partie à la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. Cependant, elle a ratifié d’autres traités comme le Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui stipule notamment que « tout individu a droit à la liberté et à la sûreté de sa personne. Nul ne peut être arrêté ou détenu arbitrairement ». À ce titre, et en vertu du droit international coutumier, l’Érythrée doit respecter l’interdiction des disparitions forcées. 

UNE PRISON À CIEL OUVERT 

En Érythrée, tenter de fuir le pays est extrêmement dangereux. À l'extérieur comme à l'intérieur de ses frontières, les autorités érythréennes exercent une répression sans faille sur ses ressortissants. La fuite est un risque aussi bien pour celui qui s’en va que pour sa famille restée au pays. Lorsqu’une personne cherche à fuir, la famille peut subir des représailles des autorités. 

C'est probablement ce qui est arrivé à Ciham. Son père, Ali Abdu était ministre de l'Information sous le gouvernement du président Isaias Afwerki. En 2012, Ali Abdu a fait défection et s'est exilé. Peu de temps après, Ciham était arrêtée.  

UNE ADOLESCENCE EN PRISON

Le 3 avril 2021, Ciham fêtait son 24ème anniversaire. C'était le neuvième qu'elle passait en prison. Cette situation est insupportable. Ciham ne doit pas fêter ses 25 ans derrière les barreaux. 

L'Érythrée est tenue d'une main de fer par le président Isaias Afwerki. Mais ensemble, nous avons le pouvoir de faire bouger les choses. La communauté internationale doit réagir rapidement, notamment les États-Unis qui ont une responsabilité majeure pour agir en faveur de Ciham, car elle a la double nationalité érythréenne et américaine. Pourtant, le gouvernement des États-Unis n’est jamais intervenu. L’inaction des différentes administrations américaines permet aux autorités érythréennes de ne pas s'expliquer sur la situation de Ciham. Or, les États-Unis ont suffisamment de poids politique pour influencer le gouvernement de l'Érythrée. 

Agir

ENSEMBLE, EXIGEONS LA LIBÉRATION DE CIHAM ! 

En deux minutes, nous vous proposons d’interpeller le secrétaire d’État des États-Unis, Antony Blinken pour exiger sa libération. À faire sur votre smartphone.