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Portrait de Justyna Wydrzyńska
Portrait de Justyna Wydrzyńska, fondatrice du collectif Abortion Dream Team, © Grzegorz Zukowski

Portrait de Justyna Wydrzyńska, fondatrice du collectif Abortion Dream Team, © Grzegorz Zukowski

Droits sexuels et reproductifs

Elle risque la prison pour avoir aidé une femme à avorter

Trois ans de prison. C’est ce que risque Justyna Wydrzyńska pour avoir défendu le droit à l’avortement en Pologne. Comme beaucoup de militantes, elle est harcelée par les autorités simplement pour son combat en faveur d’un avortement légal. Son procès, reporté à plusieurs reprises, devrait se tenir le 14 octobre 2022. Voici son histoire et comment la soutenir.

11 janvier 2023

Procès reporté

Nous venons d'apprendre que le procès de Justyna Wydrzyńska était reporté pour la quatrième fois au 6 février 2023. Nous restons en alerte et continuons à nous mobiliser jusqu'à la prochaine date de procès !

Nouvelle date de procès

Après avoir été reporté plusieurs fois, le procès de Justyna devrait se tenir le 11 janvier 2023. Nous restons mobilisés !

En Pologne, plusieurs collectifs se battent pour le droit à l’avortement. C’est le cas du collectif Abortion Dream Team qui fait campagne contre la stigmatisation associée à l’avortement et propose des conseils et des informations objectives et scientifiquement fondées.

Depuis quelques années, les activités de ce collectif sont dans le collimateur des autorités polonaises. Ses militantes et militants agissent dans un environnement de plus en plus hostile, exposés à des campagnes diffamatoires et misogynes.

De la prison pour défendre une procédure médicale sûre et essentielle ?  

Justyna Wydrzyńska, l’une des fondatrices du collectif Abortion Dream Team, en fait actuellement les frais. Le 22 novembre 2021, après une perquisition effectuée à son domicile, le procureur de Varsovie l’a accusée d’avoir aidé une personne à avorter illégalement en lui fournissant des médicaments. Elle est également accusée de posséder des médicaments sans autorisation. 

Pourtant, elle a simplement effectué son travail. Son collectif fait partie d'Avortement sans frontières, un réseau militant féministe qui fournit des informations, des conseils, des fonds et un soutien pratique aux personnes qui, en Pologne, ont besoin d'avorter à l'étranger ou d'obtenir des médicaments abortifs pour interrompre une grossesse à domicile, en toute sécurité. Pratiquer un avortement autogéré ne constitue d’ailleurs pas une infraction en Pologne. L’accompagnement que fournit Justyna Wydrzyńska est vital. Mais, au lieu de valoriser son travail et de le reconnaître d’utilité publique, les autorités polonaises la harcèlent comme bon nombre de militantes et de militants dans le pays. 

Prenez deux minutes pour soutenir Justyna !

En Pologne, la loi sur l'avortement compte parmi les plus restrictives d'Europe  

Si de nombreux militants et militantes continuent à se mobiliser pour le droit à l’avortement en Pologne, c’est parce qu’ils voient la loi polonaise se durcir année après année. Jusqu’en octobre 2020, les motifs étaient déjà limités, mais il était encore possible d’avoir recours à un avortement légal en cas de malformation grave ou mortelle du fœtus. C’est terminé. Le 27 janvier 2021, la décision de la Cour constitutionnelle polonaise est entrée en vigueur et a statué que ce motif était contraire à la Constitution. Plus de 90 % des 1  000 avortements légaux pratiqués chaque année dans le pays l’étaient pour ce motif, avant l’entrée en vigueur de cet arrêt. L’avortement reste légal pour seulement deux motifs : lorsque la grossesse met en péril la vie ou la santé d'une femme enceinte et lorsqu'elle résulte d'un viol ou d'un inceste. Cette restriction drastique du droit à l’avortement est dangereuse. Elle a déjà coûté la vie à plusieurs femmes dans le pays.  

Aujourd’hui, Justyna Wydrzyńska se retrouve sur le banc des accusés. Simplement pour avoir tenté de sauver des vies. Son procès, reporté à plusieurs reprises, devrait se tenir le 14 octobre 2022. Les autorités doivent abandonner toutes les charges retenues contre elle, s'abstenir de nouvelles représailles et dépénaliser pleinement l'accès à l'avortement en Pologne.

Agir

Agissez avec nous pour soutenir Justyna Wydrzyńska ! 

En cinq minutes, vous pouvez écrire au procureur général, M. Zbigniew Tadeusz Ziobro, pour lui demander d’abandonner les charges contre Justyna.  

Ensemble, défendons le droit à l’avortement en Pologne ! 

Elle risque la prison pour avoir aidé une femme à avorter  - Amnesty International France