Une femme participe à un rassemblement en soutien aux manifestations en Iran, au Capitole, à Rome, en Italie, le 16 janvier 2026.
REUTERS/Yara Nardi

Depuis le 28 décembre 2025, l’Iran est le théâtre d’un nouveau cycle de répression sanglant. La violence des autorités à l’encontre des manifestations a causé des milliers de morts et de blessés. Dans un contexte où l’accès à une information fiable est difficile et où les fakes news sont nombreuses, nos équipes ont pu analyser rigoureusement des vidéos, recueillir des dizaines de témoignages, recouper les faits. Nous dénonçons un massacre sans précédent. Aux côtés de Human Rights Watch, nous appelons les autorités iraniennes à mettre fin immédiatement à ces massacres.   

Avertissement : cet article évoque des violences physiques et psychologiques. 

« Dites au monde que des crimes innommables sont commis en Iran… Dites au monde que s’il ne fait rien, le pays se transformera en cimetière. » 

Cet appel à l’aide est le cri désespéré d’un journaliste iranien témoin des massacres à Téhéran. En Iran, chaque jour, le bilan s’alourdit un peu plus. Depuis les 28 décembre 2025, les autorités iraniennes se livrent à une répression sanglante. Une escalade coordonnée de la violence est à l’œuvre contre les manifestations dans tout le pays.  

Les images qui nous parviennent d’Iran sont effroyables. Nos experts d’Amnesty International les ont analysées, authentifiées, décryptées. On y voit des manifestant⸱es fuyant les tirs indiscriminés des forces de sécurité. On y voit des centaines de corps empilés dans des morgues improvisées. On y voit des personnes gisant, inertes et ensanglantées, sur le sol des hôpitaux.   

Ces corps sont ceux des victimes de la répression des autorités iraniennes. Les chiffres sont vertigineux. Les autorités iraniennes ont annoncé 5600 morts. D’après la rapporteure spéciale de l’ONU sur l’Iran, cela pourrait s’élever à 20 000 décès. Un bébé de seulement deux ans, blessé d’une balle dans la tête, figure parmi les victimes.  

Selon nos informations, des dizaines de milliers d’autres ont été arrêtées et détenues arbitrairement. Aujourd’hui, des manifestant⸱es risquent d’être exécuté⸱es pour avoir participé aux mobilisations.

Depuis le 8 janvier, la population iranienne est coupée du monde. Pour dissimuler la vérité, les autorités ont coupé internet et les télécommunications dans tout le pays. Les autorités ont aussi déployé des patrouilles lourdement armées dans les rues, imposé un couvre-feu nocturne et interdit tout rassemblement.  

Ces scènes de violences rappellent tristement la répression du mouvement « Femme, Vie, Liberté » qui secoue l’Iran depuis 2022. Trois ans après, les Iranien⸱nes qui osent exprimer leur colère face à des décennies de répression et réclamer des changements fondamentaux sont une fois de plus confrontés aux mêmes schémas meurtriers des autorités.  

Agir

Soutenez notre travail d'equête et d'interpellation

La gravité et l’ampleur des massacres commis par les autorités iraniennes sont sans précédent. La communauté internationale doit réagir de toute urgence pour mettre un terme au bain de sang. 

Le monde a les yeux rivés vers l’Iran. 

Nous devons répondre à l’appel à l’aide du peuple iranien.

À l’origine des manifestations

28 décembre 2025. À la suite d’un effondrement brutal de la monnaie, dans un contexte d’inflation galopante, de mauvaise gestion chronique des services essentiels par l’État, notamment l’accès à l’eau, et de détérioration des conditions de vie, des manifestations éclatent.   

Fermetures de magasins, grèves au Grand Bazar de Téhéran… Rapidement, les manifestations s’étendent à tout le pays. Les revendications sont d’abord économiques. Mais rapidement, elles évoluent vers des appels à mettre fin à la République islamique d’Iran, à un changement systémique, au respect des droits humains, à la dignité et à la liberté.   

Majoritairement pacifiques, les manifestations sont réprimées dans la violence, à coup d’arrestations arbitraires massives, de disparitions forcées et de raids nocturnes dans les maisons, dans les lieux de travail, à des points de contrôle et même dans les hôpitaux. Certaines personnes arrêtées sont encore des enfants, âgés d’à peine 14 ans.    

Les autorités refusent systématiquement de fournir des informations sur le sort et le lieu de détention de nombreuses personnes arrêtées. Certaines sont emmenées en prison. D’autres sont détenues dans des casernes militaires, des entrepôts ou des lieux improvisés sans enregistrement officiel. 

Que ce soit lors de leur arrestation ou durant leur détention, de nombreux détenus ont été torturés. Plusieurs sources nous ont mentionné des actes de violences tels que des passages à tabac, des violences sexuelles, des menaces d’exécution sommaire ou le refus délibéré de fournir une alimentation, de l’eau et des soins médicaux adéquats. 

Comment avons-nous enquêté ?

Au 8 janvier, Human Rights Watch et Amnesty International avaient interrogé 26 personnes, dont des manifestant·es, des témoins oculaires, des défenseurs des droits humains, des journalistes et un professionnel de santé. Nos organisations avaient par ailleurs examiné les déclarations officielles et analysé des dizaines de vidéos vérifiées publiées en ligne ou partagées avec les organisations.  

Depuis le 8 janvier, de nouvelles vidéos et photographies nous sont parvenues de 10 villes des provinces d’Alborz, de Gilan, de Kermanshah, de Razavi Khorasan, de Sistan-et-Baloutchistan et de Téhéran. Un médecin légiste indépendant consulté par Amnesty International a également examiné des images de manifestants blessés ou tués.  

Des défenseur·e·s des droits humains et des journalistes à l’extérieur de l’Iran ont partagé avec Amnesty International des captures d’écran de messages écrits ou vocaux provenant de 38 personnes dans 16 villes réparties sur neuf provinces iraniennes. Nous nous sommes par ailleurs entretenus avec trois sources bien informées en Iran, dont un professionnel de santé et deux manifestants. Nous avons également recueilli les témoignages de 16 sources bien informées hors d’Iran, notamment des proches de victimes, des défenseurs des droits humains, des journalistes et un témoin oculaire qui a quitté l’Iran le 12 janvier. 

Au 23 janvier, de nouveau, Amnesty International avait pu s’entretenir avec un défenseur des droits humains et un travailleur médical en Iran, ainsi qu’avec 13 sources bien informées hors d’Iran, notamment des proches de victimes illégalement tuées ou détenues, des défenseurs des droits humains et des journalistes disposant d’informations sur les violations commises dans les provinces d’Alborz, Chaharmahal et Bakhtiari, Ispahan, Gilan, Ilam, Kermanshah, Kurdistan, Razavi Khorasan, Téhéran et Azerbaïdjan occidental. Nous avions également pu analyser des vidéos publiées en ligne sur la répression militarisée en Iran des déclarations officielles et les rapports d’organisations iraniennes indépendantes de défense des droits humains. 

Au vu du climat d’impunité systématique dont bénéficient les autorités iraniennes et de la récurrence de pratiques déjà bien documentées de torture et autres mauvais traitements contre des personnes détenues, nous sommes gravement préoccupés.  

Quand scander des slogans tue  

Depuis le 9 janvier, c’est une escalade sans précédent de violence qui s’abat contre les manifestant⸱es. Les images que nous avons authentifiées et analysées sont éloquentes. Elles nous parviennent de tout le pays : d’Alborz, à Gilan en passant par Kermanshah et Téhéran.  

Postées depuis les toits d’immeubles résidentiels, de mosquées et de commissariats de police, les forces de sécurité tirent sans discrimination. Sans sommation. Les images les montrent lourdement armées de fusils et de carabines, visant délibérément la tête et le torse des manifestants.  

Partout, ces images donnent à voir des manifestants fuyant les attaques, emportés sous les tirs… Et des cadavres jonchant les rues. La violence disproportionnée des autorités n’a qu’un seul objectif : disperser, intimider, punir. Tuer.  

Tuer un être humain est un jeu pour eux. Ils pensent que nous sommes des proies et qu'ils sont des chasseurs.

Déclaration d’un photographe de la ville d’Ilam dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. 

Un manifestant blessé, dont nous avons recueilli le témoignage, décrit la ville de Kermanshah comme un champ de bataille : « Kermanshah ressemble à une zone de guerre. […] Nous avons tous couru, mais les coups de feu continuent. J’ai été touché par 20 balles en métal et je me suis réfugié dans une maison voisine… Les forces de sécurité ont même tiré sur les maisons des personnes qui avaient accueilli celles qui fuyaient les coups de feu. »

  • Témoignage, répression des manifestations en Iran
  • Témoignage, répression des manifestations en Iran
  • Témoignage, répression des manifestations en Iran
  • Témoignage, répression des manifestations en Iran
Tirs à l’aveugle sur la foule

Deux vidéos vérifiées provenant de Malekshahi montrent des manifestant·es à l’extérieur de la base du Basij, fuyant au milieu des coups de feu. Une autre vidéo publiée en ligne montre six agents à l’intérieur de la base. Elle montre au moins l’un d’entre eux tirer avec une arme à feu en direction des manifestants. Trois victimes immobiles, présentant des blessures apparentes, sont visibles dans deux vidéos.

Un manifestant présent sur les lieux a déclaré : « Les agents du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) ont ouvert le feu depuis l’intérieur de la base, tirant […] sans se soucier de qui ils touchaient […] Trois ou quatre personnes ont été tuées sur le coup et de nombreuses autres ont été blessées. Les manifestants étaient totalement désarmés. »

Des munitions de chasse utilisées contre les manifestants

Le 6 janvier 2026, un photographe de la ville d’Ilam a publié une vidéo sur les réseaux sociaux montrant son visage ensanglanté et couvert de blessures causées par des projectiles en métal. Montrant un projectile en métal à la caméra, il a déclaré que les forces de sécurité utilisaient des munitions de chasse contre les manifestants : « Tuer un être humain est un jeu pour eux. Ils pensent que nous sommes des proies et qu’ils sont des chasseurs. »  

Les chiffres sont vertigineux. Les autorités iraniennes ont annoncé 5600 morts. D’après la rapporteure spéciale de l’ONU sur l’Iran, cela pourrait s’élever à 20 000 décès. Ce pourrait être encore bien plus. Parmi les victimes, des manifestant·es, de simples passant·es… Mais aussi des enfants.  

Taha Safari, 16 ans, était l’une d’elles. Initialement porté disparu, son corps est aujourd’hui retenu par les autorités. Lorsque sa famille s’est rendue dans un poste de police pour s’enquérir de son sort, elle l’a reconnu sur une photo. Il présentait des blessures graves à la tête.  

Les forces de sécurité impliquées dans cette répression meurtrière comprennent le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), y compris ses bataillons Basij, et diverses divisions de la police iranienne, connues sous leur acronyme persan FARAJA, ainsi que des agents en civil.   

Elles sont responsables de ces meurtres de masse. Pourtant, les autorités continuent de nier systématiquement toute responsabilité. Et refusent d’informer les familles, toujours à la recherche de leurs proches disparus. 

Traqué·es jusque dans les hôpitaux

Dans les hôpitaux, des scènes d’horreurs nous sont rapportées. Le témoignage d’un membre du personnel médical à Fardis décrit un afflux massif et sans précédent de blessés et de cadavres. 

  • Témoignage, répression des manifestations en Iran
  • Témoignage, répression des manifestations en Iran

Le 4 janvier 2026, la police iranienne et les forces du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) ont attaqué l’hôpital Imam Khomeini à Ilam, où des manifestant·es blessé·es étaient soigné·es. Des agents ont tiré des projectiles en métal et des gaz lacrymogène dans l’enceinte même de l’hôpital. Des patients, leurs proches et des membres du personnel médical ont également été frappés.    

Dans la province d’Ispahan, les forces de sécurité ont ordonné au personnel médical des hôpitaux de les informer de la présence de patient·es blessé·es par des tirs d’armes à feu et des balles en métal. Les membres du personnel médical qui avaient soigné des manifestant·es sans informer les autorités ont été menacés de poursuites judiciaires.  

Dans cette même province ainsi que celle de Chaharmahal-et-Bakhtiari, les forces de sécurité ont arrêté de nombreux·ses manifestant·es blessé·es dans des hôpitaux, même lorsque ces personnes avaient besoin de soins médicaux vitaux.

Les raids menés contre les hôpitaux ont dissuadé de nombreux·ses manifestant·es blessé·es de se faire soigner. Nous condamnons fermement ces attaques, qui sont illégales et contraires au droit international.    

Un manifestant décédé faute de soins

Selon un défenseur des droits humains, Mohsen Armak est décédé à Hafshejan, dans la province de Chaharmahal et Bakhtiari, après avoir été transporté dans une ferme d’élevage plutôt qu’à l’hôpital, alors qu’il avait été blessé par un projectile en métal le 3 janvier.

Blessé par balle, il renonce à se faire soigner

Un manifestant de Dehdasht, dans la province de Kohgiluyeh et Boyer-Ahmad, a déclaré que les forces de sécurité lui avaient tiré dessus lors des manifestations du 3 janvier 2026. Craignant d’être arrêté, il a évité de se faire soigner à l’hôpital malgré le risque de perdre sa jambe. Un médecin légiste indépendant a analysé la photographie de sa blessure. Selon lui, elle pourrait avoir été causée par un seul impact par balle de fusil de chasse.

Des morgues improvisées, débordant de corps

Cinq vidéos que nous avons authentifiées et analysées donnent à voir une morgue improvisée dans une annexe de l’Organisation de médecine légale à Kahrizak, près de Téhéran. Les images montrent des centaines de corps entassés et des familles endeuillées cherchant désespérément leurs proches. Au total, ce sont 205 sacs mortuaires que nous avons pu identifier dans ce lieu.  

Dans l’une de ces vidéos, publiée le 11 janvier, un écran affiche les photos de personnes décédées, assorti d’un compteur numérique. Une méthode vraisemblablement adoptée par les autorités pour permettre aux familles d’identifier leurs défunts. Dans la vidéo, on voit le compteur numérique afficher 250, suggérant un nombre important de décès.

Témoignage, répression des manifestations en Iran

Dans une autre vidéo filmée au cimetière Beshesht Zahra à Téhéran et analysée par nos équipes, ce sont 120 sacs mortuaires que nous avons vu identifier. Un proche d’une victime qui s’est rendu sur place nous décrit la morgue du cimetière débordant de cadavres.  

Coupures massives d’internet et couvre-feux imposés  

Depuis le 8 janvier, la population iranienne est isolée du monde. Les autorités ont coupé internet et les télécommunications dans tout le pays pour faire taire la dissidence et empêcher les victimes, les journalistes et les organisations de défense des droits humains de témoigner.   

Ce black-out de l’information a gravement entravé la documentation approfondie des violations des droits humains sur place. Parce que les forces de l’ordre ont confisqué les appareils de personnes détenues arbitrairement ou tuées illégalement, des preuves cruciales enregistrées sur des téléphones portables ont par ailleurs été perdues.

En coupant l'accès à Internet, les autorités isolent délibérément plus de 90 millions de personnes du reste du monde afin de dissimuler leurs crimes et d'échapper à leurs responsabilités.

Diana Eltahawy, directrice régionale adjointe pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord à Amnesty International

Auparavant, les autorités iraniennes avaient déjà eu recours à ce type de méthodes. D’abord en novembre 2019, puis lors du soulèvement « Femme, Vie, Liberté » de septembre à décembre 2022, alors que les forces de sécurité tuaient illégalement des centaines de manifestant⸱es et de passant⸱es.   

À partir du 9 janvier 2026, les forces de sécurité ont par ailleurs imposé un couvre-feu à Téhéran et dans de nombreuses villes. Plusieurs vidéos que nous avons analysées attestent du déploiement à l’échelle nationale d’unités lourdement armées. Avec un message clair : quiconque osera se rassembler ou même sortir de chez lui sera violemment réprimé. 

Politique de « zéro tolérance » et aveux forcés  

Dès les premiers jours de manifestations, les hauts responsables iraniens ont multiplié les déclarations publiques qualifiant les manifestants de « terroristes » et de « criminels ». Six jours après le début des mobilisations, les autorités de la Province du Lorestan déclaraient la période de « tolérance » terminée.  

Depuis, les médias d’État ont diffusé des dizaines de vidéos de propagande montrant des aveux forcés de détenus. Ces derniers sont contraints de signer des déclarations qu’ils n’ont pas été autorisés à lire. Et de faire des « aveux », pour des crimes qu’ils n’ont pas commis. Ce, y compris pour des actes pacifiques de dissidence, comme l’envoi d’images de manifestations à des médias étrangers. 

Des aveux obtenus sous la torture, pour façonner l’opinion publique et ouvrir la voie à des peines sévères, y compris la peine de mort. 

Quant aux proches des victimes, les familles sont soumises à une campagne systématique d’intimidation et de coercition. Pour récupérer les corps de leur proches, certaines doivent verser des sommes exorbitantes. D’autres sont contraintes de faire des déclarations publiques attribuant la responsabilité des décès à des accidents ou aux manifestants.  

Témoignage, répression des manifestations en Iran

Une vidéo que nous avons analysée montre un père contraint d’attribuer le meurtre de son enfant à des manifestants qualifiés de « terroristes ». On peut entendre une voix hors champ lui souffler ce qu’il doit dire. Et le père, répéter mot pour mot. Son bébé n’avait que deux ans. Il est mort d’une balle dans la tête. Il s’appelait Bahar.  

Le règne de la violence et de l’impunité

Surveiller, arrêter, torturer, violer, tuer. Telle est la stratégie des autorités depuis des années pour étouffer toute forme de contestation en Iran. Les récentes violences contre les manifestations n’ont rien d’inédit, elles s’inscrivent dans un schéma alarmant de vagues de répression.  

Aujourd’hui, ce sont les mêmes schémas de violence utilisés lors du soulèvement « Femme. Vie. Liberté. » de 2022, qui se reproduisent encore et encore. Et les minorités sont toujours plus ciblées et soumises à un cycle perpétuel d’hostilité et de violence.

La communauté internationale ne doit pas permettre qu'un nouveau chapitre d'atrocités de masse en Iran soit enterré sans conséquences. Une action internationale urgente, notamment des mesures visant à garantir la responsabilité des auteurs de ces crimes par le biais de mécanismes judiciaires internationaux indépendants, s'impose depuis longtemps pour briser le cycle des effusions de sang et de l'impunité.

Diana Eltahawy, directrice régionale adjointe pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord à Amnesty International.

Aux côtés de Human Rights Watch, nous appelons les autorités iraniennes à :

  • Cesser tout recours illégal à la force et aux armes à feu
  • Cesser les arrestations arbitraires massives contre les manifestants
  • Libérer immédiatement et sans condition toute personnes détenues arbitrairement
  • Garantir l’accès aux soins à toutes les personnes qui en ont besoin
  • Protéger tous les détenus contre la torture et autres mauvais traitements
  • Rétablir immédiatement l’accès complet à internet  

Nous appelons par ailleurs les États membres de l’ONU à prendre des mesures immédiates et coordonnées pour protéger les manifestants et lutter contre l’impunité qui alimente la politique répressive des autorités iraniennes, à travers :  

Demander au Conseil de sécurité de l’ONU le renvoi de la situation en Iran devant la Cour pénale internationale (CPI)

  • La mise en place de sessions extraordinaires du Conseil des droits de l’homme et du Conseil de sécurité des Nations unies.  
  • La mise en place de mécanismes judiciaires internationaux visant à mener rapidement des enquêtes criminelles et à poursuivre les auteurs de crimes relevant du droit international et de violations flagrantes des droits humains.
  • Demander au Conseil de sécurité de l’ONU le renvoi de la situation en Iran devant la Cour pénale internationale (CPI)

Cette spirale de violence et d'impunité doit cesser ! Le monde a les yeux rivés vers l’Iran. Nous devons répondre à l'appel à l'aide du peuple iranien. Signez la pétition pour appeler le président Emmanuel Macron à agir de toute urgence !

S'informer