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Communiqué de presse

République centrafricaine. Arrestation et transfert à la CPI d’un ancien leader du groupe armé de la Séléka : un espoir de justice pour les victimes

À la suite du transfert par les autorités de la République centrafricaine d’un ancien leader du groupe armé de la Séléka à la Cour pénale internationale (CPI), Alice Banens, conseillère juridique à Amnesty International, a déclaré :

« L’arrestation et le transfert de Mahamat Said Abdel Kani, accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, est une mesure positive vers l’obtention de la justice pour les victimes du conflit armé qui fait rage dans le pays depuis 2012 jusqu’à présent.

« C’est la première fois qu’une procédure judiciaire est intentée contre un membre de l'ex-Séléka pour des crimes relevant du droit international devant un tribunal national ou international. Elle adresse un message aux auteurs d’atteintes aux droits humains encore commises, à savoir que personne n’est au-dessus de la loi.

« Il reste encore beaucoup à faire toutefois. La CPI, la Cour pénale spéciale de Bangui et les tribunaux pénaux ordinaires centrafricains doivent travailler ensemble afin de mener des enquêtes indépendantes, impartiales et efficaces et d’engager des poursuites contre tous les responsables présumés des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis en République centrafricaine. » 
  
Complément d’information

Mahamat Said Abdel Kani a été remis à la Cour pénale internationale (CPI) par les autorités de République centrafricaine le 24 janvier 2021. Il est soupçonné d’être responsable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qui auraient été commis à Bangui en 2013, notamment d’actes de torture, de disparitions forcées et de persécutions.

La CPI, la cour hybride soutenue par l’ONU, la Cour pénale spéciale et les tribunaux pénaux ordinaires centrafricains sont compétents pour enquêter et engager des poursuites pour les crimes relevant du droit international commis en République centrafricaine.

Amnesty International a publié en octobre dernier un rapport intitulé « Au procès, ces chefs de guerre ont baissé la tête », qui analyse les efforts de justice au niveau national.

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