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Violences policières

danger pour la liberté d'informer

Alors que  les violences policières ont atteint un niveau alarmant en France, le gouvernement continue de se réfugier systématiquement dans le déni. Il tente aujourd’hui, avec une proposition de loi dite de “sécurité globale”, de restreindre le droit de diffuser des images des forces de l’ordre.  

Ce sont pourtant des photos et des vidéos prises lors de contrôles ou de manifestations, attestées par d’autres preuves incontestables et diffusées par des médias ou des citoyens, qui permettent de documenter et de révéler les violences policières, en France comme partout dans le monde. On pense bien sûr à Cédric Chouviat mais également à toutes les manifestations marquées par l’usage excessif de la force de la part des forces de l’ordre. Restreindre la diffusion d’images ne fera pas disparaitre les violences policières et contribuera à détériorer  le lien de confiance entre la police et une partie  importante de population. Cela contribuera à créer une culture de l’impunité et encouragera la poursuite de ces pratiques illégales. Le gouvernement refuse de prendre la mesure de la situation. Cette volonté de dissimulation des autorités françaises relève du déni. C’est une violence supplémentaire pour les victimes qui contribue à aggraver les tensions et les violences.

Lire aussi : Pourquoi la proposition de loi « Sécurité globale » est dangereuse pour nos libertés  

© Jan Schmidt-Whitley/ Le Pictorium

Notre campagne tourne en dérision ce déni des autorités françaises face à des images choquantes de violences qui n’auraient jamais dû avoir lieu et qui ne pourront plus  être diffusées si la proposition de loi “sécurité globale” est adoptée. Elles ne sont que quelques exemples. Notre recherche a démontré que, ces dernières années, des manifestants pacifiques ont été blessés, certains grièvement. Entre 2018 et 2019, 25 personnes ont été éborgnées et cinq ont perdu une main en manifestation. Des vidéos, analysées et authentifiées par notre organisation, ont permis de révéler que durant le premier confinement, des personnes ont été frappées ou ont subi des propos racistes ou homophobes lors d’opérations de contrôle.

© Olivier Laban Mattei/ MYOP

© Yann Levy/ Hans Lucas

Plutôt que de cacher cette réalité, il faut réformer un maintien de l’ordre à la dérive. Des LBD40 et grenades, classés "armes de guerre” sont utilisés contre des manifestants pacifiques. Nous refusons de nous y habituer. Nous continuerons d’enquêter et de dénoncer l’usage illégal de la force par les forces de l’ordre. Il est temps que le gouvernement français prenne ses responsabilités et engage une réforme structurelle du maintien de l’ordre. Passer sous silence les violences policières n’est pas une réponse acceptable.  Cacher et se taire, c’est cautionner et permettre la répétition de ces violations.

Stop aux violences policières et au déni de l’État !

© Vincent Loison/ Sipa Press

Nos recommandations

Nous demandons aux autorités françaises de  :  

Ne pas cacher les violences commises par les forces de l’ordre :  

Le droit de filmer et de diffuser les images des forces de l’ordre doit être protégé en France. Ce droit relève de la liberté d’informer et de la liberté d’expression. 

Garantir un maintien de l’ordre respectueux des droits humains :  

L'usage de la force ne peut être que le dernier recours et doit dans tous les cas strictement respecter les principes de nécessité et proportionnalité.  

Les autorités doivent choisir de nouvelles approches basées sur le dialogue et la désescalade.  

Un organe indépendant chargé d’enquêter sur les allégations de violences policières doit être créé.  

Prendre des mesures immédiates à propos de certaines armes et techniques : 

Suspension du LBD-40 dans les opérations du maintien de l'ordre  

Interdiction des grenades de désencerclement  

Suspension de la technique dite du plaquage ventral  

Interdiction de l'utilisation du Taser en « mode contact ».  

Agir

Loi « Sécurité Globale » : interpellez les députés pour protéger les droits fondamentaux !

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