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Discriminations

Les pays du G20 responsables de 80 % des émissions de gaz à effet de serre

Les gouvernements des pays les plus riches de la planète condamnent, de fait, des millions de personnes à subir la famine, la sècheresse et des déplacements, en continuant de soutenir le secteur des énergies fossiles.

Notre nouveau rapport « Nos droits brûlent ! » présente un bilan accablant du manque de mesures, à travers le monde, pour protéger les droits humains face au changement climatique.

Il montre que le droit relatif aux droits humains peut contribuer à obliger les gouvernements et les entreprises à rendre des comptes et leur indique la voie à suivre dans la lutte contre la crise climatique.

Lire aussi : Pourquoi le dérèglement climatique menace les droits humains

Les pays riches se rendent responsables de graves violations

Les membres du G7 sont ceux qui historiquement sont responsables de la majeure partie des émissions de carbone et qui portent la responsabilité la plus lourde pour la crise climatique actuelle. Les pays du G20 sont collectivement responsables de 80 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Les pays riches et industrialisés sont  aussi ceux qui ont le plus de ressources pour lutter contre cette crise. Pourtant, jusqu’à présent, leurs stratégies ont été terriblement insuffisantes et le soutien qu’ils ont apporté à d’autres pays quasiment inexistant. Seulement sept pays du G20 ont présenté à l’ONU des objectifs de réduction de leurs émissions pour 2030 – qui sont tous actuellement insuffisants pour maintenir l’augmentation des températures sous le seuil de 1,5° C. 

Lire aussi : Cinq ans après l'accord de Paris : le climat en surchauffe, les États sous pression

Les plans climatiques non ambitieux soumis par ces pays représentent une violation des droits humains de milliards de personnes. Il ne s’agit pas de défaillances administratives, mais d’une attaque catastrophique et massive contre les droits humains.

G7 : des paroles mais aucune action positive

En marge du sommet, nous dénonçons le fait que les membres du G7 continuent de subventionner des entreprises qui exploitent le charbon, le pétrole et le gaz naturel. Aucun plan crédible pour supprimer significativement d’ici 2030 la production et l’utilisation de tous les combustibles fossiles n’a été mis en place. Tous les membres du G7 se sont engagés à parvenir à la neutralité carbone d’ici 2050, mais aucun d’entre eux n’a proposé de stratégie adéquate de réduction des émissions d’ici 2030 – année où les émissions mondiales devront avoir été réduites de moitié afin d’échapper au pire en ce qui concerne la crise climatique.

L’heure est aux actes. Les gouvernements des pays du G7 doivent s’engager à abandonner de façon inconditionnelle les énergies fossiles et atteindre le zéro émission de carbone à une date aussi proche que possible techniquement de 2030. Ils doivent mettre en place une règlementation stricte obligeant les entreprises à passer aux énergies renouvelables, et cesser d’utiliser nos impôts pour subventionner le secteur mortifère des combustibles fossiles.

Au lieu de réguler un secteur nocif, ils le subventionnent

Dans les faits, le soutien au secteur des énergies fossiles s’est poursuivi presque sans relâche depuis l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris. Pendant la pandémie, de nombreux pays du G20 ont accordé des mesures inconditionnelles de soutien économique aux entreprises du secteur des énergies fossiles et de l’aviation, tout en sachant parfaitement que le fait de subventionner ces entreprises allait porter préjudice à des millions de personnes. 

Les pays riches ont l’obligation d’aider les pays à faible revenu, y compris en fournissant des moyens financiers adéquats afin de soutenir la transition vers des énergies renouvelables, d’aider à protéger la population contre les effets du changement climatique et d’apporter réparation pour les pertes et préjudices subis. Là encore, ils n’ont pas respecté leurs obligations. Jusqu’à présent, les trois quarts au moins des financements internationaux pour les questions climatiques n’ont pas été accordés sous la forme de subventions, mais de prêts. Cela signifie que les pays à faible revenu doivent utiliser leurs propres ressources pour couvrir les coûts liés au climat qui leur sont imposés par d’autres, au mépris des obligations en matière d’assistance internationale.  

Garantir une transition juste qui ne laisse personne sur le bord de la route

Notre rapport souligne également l’importance d’une transition juste permettant de protéger les droits humains. Il met en garde contre le fait que de trop nombreux gouvernements tentent de prendre des raccourcis qui exacerberont les inégalités. Par exemple, les projets à grande échelle d’exploitations agricoles de biocarburant visant à éliminer le carbone de l’atmosphère et les projets de conservation lancés dans les pays du Sud pour compenser les émissions des pays riches peuvent avoir une incidence négative sur la sécurité alimentaire et l’accès à la terre pour des millions de personnes.  

Lire aussi : Crise sanitaire et climatique : les droits humains doivent être au cœur de la réponse

La décarbonation de l’économie est cruciale. Mais en l’absence de garanties adéquates en matière de droits humains, les mesures prises risquent d’induire d’autres préjudices pour des groupes de personnes déjà en butte à la discrimination et à la marginalisation.

Nos demandes

Nous demandons à tous les gouvernements d’adopter et de mettre en œuvre des plans climatiques nationaux ambitieux reflétant leur niveau individuel de responsabilité et leurs capacités individuelles. D’ici à 2030, les pays riches doivent atteindre l’objectif zéro émission de carbone. Les pays à revenu intermédiaire ayant le plus la capacité d’agir, comme la Chine et l’Afrique du Sud, doivent viser à réduire de moitié leurs émissions. Les autres pays doivent viser le zéro émission d’ici à 2050.

Pour ne laisser personne sur le bord de la route dans la lutte contre le dérèglement climatique, tous les États doivent:

garantir une transition juste pour les travailleurs, travailleuses et les communautés pâtissant du changement climatique et du processus de décarbonation

prendre des mesures pour réduire la pauvreté et corriger les inégalités existantes

accorder la priorité à la protection sociale et l’investissement dans les énergies renouvelables produites de façon responsable

soutenir la création de nouveaux emplois verts et dignes. 

Il n’existe pas de remède miracle pour sauver la planète et l’humanité. La seule solution consiste à mettre rapidement fin à l’ère des énergies fossiles.

 

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