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Images prises lorsque le chercheur d'Amnesty au Soudan du Sud et l'enquêteur sur les armes et les opérations militaires de l'équipe d'intervention en cas de crise ont visité 12 sites d'entraînement militaire au Soudan du Sud, début 2020, pour documenter les violations de l'embargo des Nations Unies sur les armes. Ils ont également été témoins de preuves d’utilisation d’enfants soldats et de détournement d’armes // Crédit : Amnesty International

Images prises lorsque le chercheur d'Amnesty au Soudan du Sud et l'enquêteur sur les armes et les opérations militaires de l'équipe d'intervention en cas de crise ont visité 12 sites d'entraînement militaire au Soudan du Sud, début 2020, pour documenter les violations de l'embargo des Nations Unies sur les armes. Ils ont également été témoins de preuves d’utilisation d’enfants soldats et de détournement d’armes // Crédit : Amnesty International

Images prises lorsque le chercheur d'Amnesty au Soudan du Sud et l'enquêteur sur les armes et les opérations militaires de l'équipe d'intervention en cas de crise ont visité 12 sites d'entraînement militaire au Soudan du Sud, début 2020, pour documenter les violations de l'embargo des Nations Unies sur les armes. Ils ont également été témoins de preuves d’utilisation d’enfants soldats et de détournement d’armes // Crédit : Amnesty International

Contrôle des armes
Actualité

Soudan du Sud : un embargo sur les armes essentiel

En juillet 2018, les Nations unies imposaient un embargo sur les armes au Soudan du Sud. Désormais, les autorités sud-soudanaises demandent la levée de cet embargo alors même que les violences contre les civils augmentent.

En 2020, nous avons assisté à une recrudescence de cas de violences extrêmes perpétrées par les forces gouvernementales sud-soudanaises et d’une recrudescence d’attaques contre des civil y compris des crimes de guerre, C’est pour cela que l’embargo sur les armes reste essentiel.

Comprendre : Qu'est-ce qu'un embargo sur les armes ?

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit mener, avant le 15 décembre, un examen à mi-parcours de son embargo sur les armes et d’autres mesures imposées au Soudan du Sud.

Plus tôt cette année, pendant que des représentants sud-soudanais demandaient la levée de l’embargo sur les armes, des soldats des forces gouvernementales tiraient sur des civils, incendiaient des habitations, violaient des femmes et des filles et déplaçaient des dizaines de milliers de personnes de leurs villages dans le sud du pays.

Lire aussi : Au Soudan du Sud, un embargo sur les armes

Homicides et incendies

Dans l’État d’Équatoria central seulement, nous avons recensé 110 structures détruites lors de plusieurs attaques menées entre avril et juin 2020, ce qui ne représente qu’une petite partie de toutes les attaques signalées par les médias locaux. Les chiffres montrent une augmentation de 400 % des violences par rapport à la même période en 2019, d’après l’analyse du Stimson Center.

Le 10 mai au matin, des soldats du gouvernement ont arrêté quatre hommes dans un village, et les ont accusés de fournir de la nourriture aux combattants du Front du salut national. Les mains des hommes ont été attachées dans leur dos et ils ont été conduits au centre du village, où une vingtaine de femmes et d’enfants avaient également été regroupés. Lorsqu’un jeune a essayé de s’enfuir, un militaire a ouvert le feu avec une mitrailleuse et a tué les quatre captifs.

Il les a tous abattus. L’un des quatre hommes a reçu tellement de balles qu’il n’était plus reconnaissable. […] Après avoir tué les quatre hommes, ils ont commencé à tirer sur des animaux, comme des chèvres et des poules. Ensuite, ils ont mis le feu à toute la zone.

Un témoin

Une analyse des images satellites a permis de confirmer que des villages au nord de la route Yei-Lainya avaient été rasés entre janvier et juin 2020.

Tortures et pillages

Nous nous sommes entretenus avec huit personnes ayant été victimes ou témoins d’attaques contre des civils et des villages, dans le comté de Lainya, pendant le mois d’avril. Ces personnes ont expliqué que des militaires des forces gouvernementales avaient attaqué des habitants avec des couteaux, versé de l’eau bouillante sur une femme et pillé les maisons et les troupeaux. Encore une fois, les militaires accusaient les civils de fournir de la nourriture aux combattants du Front du salut national et de travailler pour eux en tant qu’informateurs.

Nos recherches montrent que les soldats des FDPSS et de l’APLS-O bafouent régulièrement le droit international humanitaire et ne protègent pas les civils. Alors que ces terribles attaques continuent, il est essentiel que le Conseil de sécurité de l’ONU demande au Soudan du Sud de mettre un terme à ces crimes de guerre et de traduire les responsables en justice, tout en maintenant l’embargo sur les armes dans le pays

Détournement et recel d’armes

En avril 2020, nous avons publié des éléments provenant du Soudan du Sud et prouvant l’importation récente d’armes légères et de munitions, le recel d’armes et le détournement de véhicules blindés à des fins militaires non approuvées dans le cadre des licences de transfert d’armes.

Plusieurs gardes du corps d’importants généraux appartenant aussi bien au gouvernement qu’aux forces d’opposition équipés d’armes d’Europe de l’Est qui n’avaient jamais été recensées au Soudan du Sud. Nous pensons que ces armes sont arrivées au Soudan du Sud en violation de l’embargo.

Lire aussi : Les forces sud-soudanaises violent l'embargo sur les armes

Reconduire l’embargo

Le 29 mai, le Conseil de sécurité de l’ONU a renouvelé l’embargo pour un an, par un vote de 12 voix à 0. Seules la Russie, la Chine et l’Afrique du Sud se sont abstenues. Avant le 15 décembre, le Conseil de sécurité de l’ONU doit mener un examen à mi-parcours de l’embargo sur les armes, au regard des avancées dans la mise en œuvre de toutes les dispositions de l’accord de paix revitalisé de 2018 et du respect du cessez-le-feu.

Le Conseil de sécurité doit également travailler sur l’élaboration de critères pour l’évaluation de l’embargo sur les armes en mai 2021. Nous appelons le Conseil de sécurité à tenir compte en priorité du bilan déplorable de l’État en matière de droits humains.

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