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Une femme médecin égyptienne examine la radiographie pulmonaire d'un patient à l'unité des maladies infectieuses de l'hôpital d'Imbaba, dans la capitale du Caire, le 19 avril 2020. © Ahmed Hasan/AFP

Une femme médecin égyptienne examine la radiographie pulmonaire d'un patient à l'unité des maladies infectieuses de l'hôpital d'Imbaba, dans la capitale du Caire, le 19 avril 2020. © Ahmed Hasan/AFP

Une femme médecin égyptienne examine la radiographie pulmonaire d'un patient à l'unité des maladies infectieuses de l'hôpital d'Imbaba, dans la capitale du Caire, le 19 avril 2020. © Ahmed Hasan/AFP

Liberté d'expression
Interpeller les autorités

Stop au harcèlement du personnel soignant en Égypte 

En Égypte, les membres du personnel soignant qui osent dénoncer de façon pacifique la gestion de la crise sanitaire du gouvernement face à la pandémie de Covid-19 sont la cible des autorités. Au moins quatre d’entre eux sont actuellement en prison et cinq autres font l’objet de poursuites judiciaires. Protégez-les !  

Alaa Shaaban Hamida, une jeune médecin de 26 ans, enceinte, a été placée en détention en mars 2020 parce qu’une infirmière a utilisé son téléphone pour alerter directement le ministère de la Santé d’un cas de Covid-19. Le mois suivant, les médecins Hany Bakr et Ahmad Sabra étaient à leur tour arrêtés pour avoir critiqué le gouvernement sur les réseaux sociaux. Le 27 mai, Ibrahim Badawi recevait la visite des services de sécurité qui l’interrogeaient sur sa présence aux obsèques de son confrère Walid Yehia, mort après avoir contracté le virus. Ibrahim Badawi a été depuis placé en détention provisoire, une mesure sans cesse renouvelée par le procureur sans sa présence.  

Sur le même sujet : Covid-19 : en Égypte, le personnel de santé harcelé et emprisonné

Le problème ?

Au lieu de protéger et d’écouter les professionnels de santé qui se trouvent en première ligne, les autorités égyptiennes recourent, comme à leur habitude, à des méthodes répressives.  

Les autorités égyptiennes doivent mettre fin immédiatement à leur campagne de harcèlement et d’intimidation du personnel soignant qui défend le droit à la santé de toutes et tous en pleine pandémie mondiale. Cette campagne d’intimidation porte atteinte à la liberté d’expression légitime du personnel soignant égyptien qui révèle des informations d’intérêt public. Les attaques des autorités à leur encontre entravent le droit d’accès à la santé des populations.  

Agissez maintenant pour protéger le personnel soignant en Égypte.  

Envoyez le mail ci-dessous au Procureur général égyptien Hamada al Sawi, à cette adresse : m.office@ppo.gov.eg

Mettez-nous en copie avec l’adresse sprotection@amnesty.fr pour que l’on puisse suivre le nombre d’envois ! 

 

Objet : Mettez fin aux manœuvres de harcèlement et d’intimidation contre le personnel soignant  

Monsieur le Procureur général,  

Je vous écris afin de vous faire part de mes préoccupations concernant l’arrestation arbitraire et la détention des médecins Hany Bakr, Ahmad Sabra et Ibrahim Badawi, du dentiste Ahmad al Daydamouny et d’autres membres du personnel soignant qui ont été soumis à des manœuvres de harcèlement et d’intimidation avant et pendant la pandémie de COVID-19.  

Au motif d’accusations à la formulation vague et trop large de « diffusion de fausses informations » et de « terrorisme », les autorités égyptiennes ont arrêté et détenu de façon arbitraire des membres du personnel soignant qui avaient dénoncé des conditions de travail dangereuses, des pénuries d’équipements de protection individuelle (EPI), une formation insuffisante à la prévention de l’infection, des tests restreints pour les professionnels de santé et un manque d’accès à des soins de santé vitaux.  

Au lieu de protéger le droit des professionnels de santé d’exprimer librement leurs opinions et de remédier à leurs préoccupations légitimes concernant leur sécurité et leurs moyens d’existence, les autorités égyptiennes les forcent à faire un choix : risquer leur vie ou encourir la prison s’ils osent s’exprimer ouvertement.  

Par conséquent, je vous exhorte à mettre fin à la répression contre le personnel soignant et à :   – libérer immédiatement et sans conditions les médecins Hany Bakr, Ahmad Sabra et Ibrahim Badawi, le dentiste Ahmad al Daydamouny ainsi que tous les autres membres du personnel soignant détenus uniquement pour avoir exprimé leur opinion ;   – classer sans suite toutes les enquêtes ouvertes contre des membres du personnel soignant suite à des accusations à la formulation vague et trop large, y compris de « diffusion de fausses informations » et de « terrorisme ».  

Merci,  

Cordialement, 

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