Agir
Faire un don
ou montant libre :
/mois
Grâce à la réduction d'impôts de 66%, votre don ne vous coûtera que : 5,1 €/mois
Espace journalistes

Contact presse

Pour toute demande d'interview ou recevoir nos communiqués de presse :

+33 1 53 38 66 00

+33 6 76 94 37 05 (soir & week-end)

spresse@amnesty.fr

Espace journalistes

Contact presse

Pour toute demande d'interview ou recevoir nos communiqués de presse :

+33 1 53 38 66 00

+33 6 76 94 37 05 (soir & week-end)

spresse@amnesty.fr

Maldives. Il faut libérer les manifestants pacifiques immédiatement et sans condition

Les autorités des Maldives doivent libérer immédiatement et sans condition toutes les personnes détenues de manière arbitraire en vertu de l'état d'urgence uniquement pour avoir exercé leurs droits fondamentaux et doivent mettre un terme aux attaques contre les manifestants pacifiques, a déclaré Amnesty International le 27 février 2018.

L'organisation a recensé plusieurs cas de détentions arbitraires sur l'île en vertu des lois relatives à l'état d'urgence, pour la plupart des manifestants pacifiques et des journalistes. Des magistrats et des opposants politiques ont également été arrêtés arbitrairement depuis que l'état d'urgence a été instauré le 5 février. Ils doivent être libérés immédiatement, à moins qu'ils ne soient inculpés rapidement d'une infraction prévue par la loi.

« Ceux qui ont manifesté pacifiquement contre l'état d'urgence n'auraient jamais dû être incarcérés et doivent être libérés immédiatement et sans condition. Le gouvernement des Maldives se sert de l'état d'urgence comme d'un permis de réprimer, et s’en prend à des membres de la société civile, des juges et des opposants politiques », a déclaré Dinushika Dissanayake, directrice régionale adjointe pour l’Asie du Sud à Amnesty International.

L'état d'urgence a été prolongé le 20 février pour 30 jours supplémentaires, une mesure jugée « anticonstitutionnelle » par le procureur général des Maldives. Le Parlement a été forcé de voter le prolongement de l'état d'urgence en l'absence de quorum.

Amnesty International a constaté un recours à la force injustifiée et excessive par la police contre des journalistes et des manifestants pacifiques.

Des centaines se rassemblent chaque nuit dans les rues de Malé, la capitale, pour réclamer la libération des personnes détenues arbitrairement et la levée de l'état d'urgence.

L'un des manifestants, Abdulla Saleem, est tombé dans le coma après que la police a utilisé du gaz poivre pour disperser une manifestation. Il est toujours en soins intensifs dans un hôpital de la capitale.

Le 16 février, la police a attaqué plusieurs journalistes qui couvraient les manifestations contre l'état d'urgence. Certains ont été grièvement blessés et ont dû être hospitalisés.

Le 25 février, les autorités des Maldives ont imposé un couvre-feu après 22 heures, interdisant aux manifestants de se rassembler au-delà de cet horaire.

« Les gens ont le droit de manifester pacifiquement et les journalistes ont le droit de recueillir des informations et de couvrir ces manifestations librement et sans crainte. L'état d'urgence ne saurait servir à justifier une telle répression contre les droits à la liberté d'expression et de réunion pacifique. Les autorités doivent immédiatement cesser les attaques contre les manifestants pacifiques et enquêter efficacement sur les responsables présumés de ces agissements en vue de les amener à rendre des comptes », a déclaré Dinushika Dissanayake.

Espace journalistes

Contact presse

Pour toute demande d'interview ou recevoir nos communiqués de presse :

+33 1 53 38 66 00

+33 6 76 94 37 05 (soir & week-end)

spresse@amnesty.fr

Sur le même pays

Maldives. La fermeture d’une ONG montre que la répression n’est pas reléguée au passé

Publié le : 07.11.19

La décision du gouvernement des Maldives de fermer une ONG des plus respectées montre que le changement de gouvernement ne suffit pas à se débarrasser des veilles méthodes répressives, a déclaré Amnesty...

Maldives. Lahiru Madhushanka a été libéré

Publié le : 20.12.18

Réagissant aux informations indiquant que Lahiru Madhushanka, un chauffeur sri-lankais incarcéré depuis plus de trois ans à l'issue d'un procès inique et soumis à des conditions de détention très difficiles,...

Maldives. Le calvaire d'un prisonnier au «paradis»

Publié le : 20.12.18

Enfermé depuis trois ans dans une cellule aux Maldives, un chauffeur de bus sri-lankais accusé d'avoir participé à un complot visant à assassiner le président de l'archipel n'a pas bénéficié d'un procès...

Maldives. Condamnation motivée par des considérations politiques de l'ancien président et d'anciens juges de la Cour suprême

Publié le : 14.06.18

Réagissant à la condamnation de l'ancien président des Maldives Maumoon Abdul Gayoom, de l'ancien président de la Cour suprême Abdulla Saeed, et d'un autre juge de cette institution, Ali Hameed, à 18 mois...

Maldives. Un an après, justice n'a toujours pas été rendue à Yameen Rasheed

Publié le : 24.04.18

Un an après l'homicide du blogueur populaire Yameen Rasheed, figure des réseaux sociaux maldiviens, Amnesty International et CIVICUS demandent aux autorités des Maldives de traduire ses assassins en justice.