Accéder au contenu
Menu
Agir
Faire un don
ou montant libre :
/mois
Grâce à la réduction d'impôts de 66%, votre don ne vous coûtera que : € 5.1/mois
Espace journalistes

Contact presse

Pour toute demande d'interview ou recevoir nos communiqués de presse :

+33 1 53 38 66 00

+33 6 76 94 37 05 (soir & week-end)

spresse@amnesty.fr

Espace journalistes

Contact presse

Pour toute demande d'interview ou recevoir nos communiqués de presse :

+33 1 53 38 66 00

+33 6 76 94 37 05 (soir & week-end)

spresse@amnesty.fr

Communiqué de presse

Bélarus. Les attaques visant des journalistes se multiplient sur fond de répression des manifestations

Les autorités bélarussiennes doivent mettre immédiatement un terme aux attaques contre les journalistes, a déclaré Amnesty International le 12 août 2020, des informations faisant état de journalistes arrêtés, frappés et victimes de tirs de balles en caoutchouc alors qu’ils couvraient la répression policière contre les manifestations. En outre, les forces de l’ordre ont cassé leurs caméras et supprimé les images tournées.

« Les journalistes au Bélarus font un travail héroïque pour que le monde n’ignore pas la brutalité avec laquelle les autorités répondent aux manifestations. Il est consternant de voir jusqu’où le gouvernement est prêt à aller pour supprimer ces informations – attaquer des reporters à coups de matraques et de balles en caoutchouc, détruire leur matériel et enfermer des dizaines de journalistes en prison, a déclaré Marie Struthers, directrice du programme Europe de l’Est et Asie centrale à Amnesty International.

« Les journalistes sont la cible d’attaques parce qu’ils dénoncent les crimes commis par les autorités bélarussiennes contre leur propre population, en violation flagrante du droit à la liberté d’expression. Le gouvernement a coupé Internet afin d’empêcher le partage d’informations. Les citoyen·ne·s continuent de descendre en masse dans les rues à travers le pays et il est essentiel que la liberté de la presse soit protégée et que personne ne soit pris à parti uniquement pour avoir fait son travail. »

Les journalistes sont la cible d’actes d’intimidation et d’attaques

Les journalistes locaux et internationaux sont pris pour cibles. Dans la soirée du 11 août, à Minsk, les forces de sécurité ont attaqué une équipe de télévision du service russe de la BBC ; tous portaient des vestes les identifiant comme professionnel·le·s des médias et avaient des cartes de presse officielles.

Plusieurs hommes vêtus d’uniformes noirs dépourvus de signe distinctif, semble-t-il des membres des forces de sécurité, ont demandé à voir l’accréditation des journalistes. L’un d’entre eux a arraché la carte du cou d’une correspondante, a empoigné sa caméra et a tenté de la casser. Ces hommes ont alors frappé un autre journaliste de la BBC et ont donné plusieurs coups sur sa caméra. Cette fois-ci, les journalistes n’ont pas été arrêtés.

Le premier jour des manifestations, des hommes en tenue de camouflage ont tiré une balle en caoutchouc sur Natalia Lubneuskaya, reporter à Nasha Niva, et l’ont blessée à la jambe. Nasha Niva est l’un des rares organes de presse indépendants au Bélarus et ses employé·e·s sont depuis des années harcelés par les autorités.

Parmi les journalistes ayant signalé avoir été agressés figurent Vadzim Zamirouski, Darya Burakina et Usevalad Zarubin de Tut.by, site d’informations bélarussien très suivi, Syarhei Hryts, photographe de l’Associated Press, Nadzeya Buzhan, reporter à Nasha Niva, les journalistes en ligne Uladzislau Barysavich et Syarhei Ptushka, ainsi que les reporters de Belsat TV Pavel Patapau et Ivan Murauyou.

Des milliers de manifestant·e·s ont été arrêtés et, selon l’Association des journalistes bélarussiens, pas moins de 55 journalistes ont été interpellés.

Amnesty International demande aux autorités du Bélarus de respecter les médias et de libérer immédiatement et sans condition tous les journalistes détenus uniquement parce qu’ils ont mené leurs activités professionnelles. Elles doivent aussi libérer tous les manifestant·e·s pacifiques détenus uniquement pour avoir exercé leurs droits à la liberté d’expression et de réunion. Enfin, elles doivent mettre un terme aux représailles exercées contre les manifestant·e·s pacifiques et enquêter sur les actes de recours illégal à la force par la police.

Pour en savoir plus, veuillez contacter : press@amnesty.org

Espace journalistes

Contact presse

Pour toute demande d'interview ou recevoir nos communiqués de presse :

+33 1 53 38 66 00

+33 6 76 94 37 05 (soir & week-end)

spresse@amnesty.fr

Sur le même pays

Bélarus. Le Conseil des droits de l'homme de l’ONU doit agir avec fermeté face à l’aggravation de la crise des droits humains

Publié le : 17.09.20

Bélarus. Les autorités soumettent la dirigeante de l’opposition Maria Kolesnikova à une arrestation s’apparentant à un enlèvement

Publié le : 08.09.20

Les autorités du Bélarus doivent immédiatement révéler le sort réservé à Maria Kolesnikova, l’une des principales figures de l’opposition, et la libérer sans attendre, a déclaré Amnesty International le...

Bélarus. La police doit rendre des comptes pour les violences commises

Publié le : 31.08.20

Amnesty International demande aux autorités bélarussiennes de mettre immédiatement fin aux violences policières et d’enquêter sur les violations flagrantes des droits humains commises au cours des trois...

Bélarus. Des ONG appellent le Conseil des droits de l'homme de l’ONU à se réunir en session extraordinaire

Publié le : 26.08.20

Amnesty International et 15 autres ONG bélarussiennes et internationales ont demandé mardi 25 août dans une lettre ouverte que le Conseil des droits de l'homme des Nations unies convoque de toute urgence...

Bélarus. Dans le contexte de la violente répression des manifestations pacifiques, les entreprises ont la responsabilité de respecter les droits humains

Publié le : 21.08.20

Compte tenu de la crise des droits humains qui a actuellement lieu au Bélarus et qui est due à la violente répression des manifestant·e·s pacifiques, les entreprises, nationales et étrangères, doivent...

Les cookies assurent le bon fonctionnement du site, en continuant la navigation vous acceptez leur utilisation. Gérer les paramètres