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Des militaires dans les rues de Conakry suite au coup d'Etat, le 5 décembre 2021, Guinée / © Cellou Binani - AFP

Des militaires dans les rues de Conakry suite au coup d'Etat, le 5 décembre 2021, Guinée / © Cellou Binani - AFP

Des militaires dans les rues de Conakry suite au coup d'Etat, le 5 décembre 2021, Guinée / © Cellou Binani - AFP

Liberté d'expression

Guinée : la vigilance s'impose après le coup d'État 

Le 5 septembre 2021, un coup d’État a eu lieu en Guinée. Des militaires ont pris le pouvoir et ont arrêté le président Alpha Condé. En décembre 2020, il avait entamé un troisième mandat très contesté, marqué par une violente répression. 

Dans la capitale guinéenne, à Conakry, des tirs nourris se sont fait entendre autour du palais présidentiel dans la matinée du 5 septembre 2021. Les militaires du Comité national du rassemblement et du développement (CNRD), dirigés par le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, ont arrêté le président Alpha Condé et annoncé le coup d’État à la télévision nationale.

Les instigateurs du coup d’État en Guinée ont dissous la Constitution, suspendu toutes les institutions, y compris le gouvernement, instauré un couvre-feu et fermé toutes les frontières.  

Nous appelons les dirigeants du CNRD à protéger et à garantir les droits humains de l’ensemble de la population guinéenne, victime depuis des années de violations et de répression. 

Samira Daoud, directrice du programme Afrique de l’Ouest et Afrique centrale à Amnesty International. 

Les instigateurs du coup d’État doivent indiquer le fondement juridique de la détention du président Alpha Condé. Il doit être inculpé d’une infraction reconnue par la loi ou remis en liberté immédiatement.  

Alpha Condé, 10 ans au pouvoir 

Le président Alpha Condé est au pouvoir depuis décembre 2010. En octobre 2020, il brigue un troisième mandat qui entraîne des mois de mobilisations violemment réprimées.

Lire aussi : Des homicides commis par les forces de l'ordre contre des opposants d'Alpha Condé

Sous son régime, de nombreuses violations des droits humains ont été commises, notamment l’interdiction de réunions pacifiques, le blocage de l’accès à Internet, le recours à une force excessive ayant entraîné la  mort de dizaines de manifestants. Les opposants politiques et manifestants arrêtés avant et après l’élection présidentielle d’octobre 2020 doivent être libérés.

Nous continuerons à suivre de près l’évolution de la situation en Guinée au regard de la protection des droits humains. 

Retour en vidéo sur une année de violation des droits humains en Guinée.

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