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Evacutation d'al Waer © Getty Images

Evacutation d'al Waer © Getty Images

Conflits armés et populations
témoignage

Syrie : vivre en état de siège

Les effets des sièges des villes sont dévastateurs, amenant les populations au bord de la famine et entraînant la mort de personnes atteintes d'infections qui auraient pu être soignées.

Le gouvernement syrien et les groupes armés d'opposition restreignent et bloquent l'accès à l'aide humanitaire et médicale indispensable pour survivre, surtout pour les personnes n’ayant pas les moyens d’acheter vivres, médicaments et combustible, dont les prix ont flambé. De ce fait, les habitants doivent survivre avec un repas par jour. L’accès dans les zones assiégées est souvent interdit aux organisations humanitaires.

Face à des cas d'insuffisance rénale, nous ne pouvions rien faire, car nous n'avions pas d'appareils de dialyse. Nous regardions les patients mourir sous nos yeux, et nous n'avions absolument rien à leur proposer.

Un ancien médecin de Daraya

Des mères qui ont accouché pendant un siège ont déclaré que leurs nourrissons ont souffert du manque de lait maternel et de l'absence de lait maternisé.

Je l'allaitais, mais cela ne lui suffisait pas. Elle était chétive et je ne pouvais rien faire. Nous n'avions pas d'autre solution, alors elle pleurait beaucoup et j’étais totalement impuissante...»

Une mère de 30 ans, originaire de Daraya, qui a accouché en mars 2016

Lire aussi : des "accords de réconciliation" aux crimes contre l'humanité

La stratégie de la famine

Une mère de trois enfants qui s'occupe seule de son petit-fils, car il a perdu ses deux parents dans deux attaques distinctes en 2015 dans l'est d'Alep, nous confie :« Le siège était terrible pour les personnes sans revenus, comme ma famille. Les organisations d'aide humanitaire n'ont pas pu continuer leur travail en raison des attaques incessantes, y compris contre leurs entrepôts... » pour elle, il était très difficile de répondre aux besoins élémentaires des enfants, et de se procurer par exemple des couches ou du lait.

« Le prix des légumes était si élevé qu'il m'était impossible d’en acheter. Cette situation ne m’a pas affecté autant que les enfants. Mon petit-fils, qui a presque deux ans, a été privé de lait maternisé et d'autres nutriments essentiels, parce que je n'avais pas les moyens d'en acheter ou que les stocks des organismes humanitaires étaient épuisés. »

Le gouvernement syrien et les milices alliées ont détruit des sources locales de ravitaillement, en mettant le feu à des champs agricoles à Daraya et Madaya. Sur les images satellite que nous analysées, on peut voir le déclin massif de l'agriculture au fil des ans et, autour de Daraya, une zone totalement morte.

Les forces du gouvernement et du Hezbollah ont mis le feu aux champs agricoles pour nous punir, alors qu’on ne pouvait même pas s'y rendre »

Un ancien enseignant de Madaya.

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