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Des Vénézuéliens attendent à la frontière entre l'Equateur et le Pérou. ©REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

Des Vénézuéliens attendent à la frontière entre l'Equateur et le Pérou. ©REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

Des Vénézuéliens attendent à la frontière entre l'Equateur et le Pérou. ©REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

Réfugiés et migrants
Actualité

Le Pérou tourne le dos aux demandeurs d’asile vénézuéliens

Le Pérou, qui était jusqu'alors exemplaire en matière d'accueil et de protection des demandeurs d'asile vénézuéliens, tourne le dos à cette tradition.

Notre enquête révèle que les demandeurs d’asile vénézuéliens qui essaient d’accéder au territoire péruvien sont renvoyés et ce, même quand ils semblent remplir tous les critères de la protection internationale. Ainsi, le Pérou a tourné le dos à des personnes âgées et des mineurs non accompagnés en situation de vulnérabilité.

Un exemple de solidarité en déclin

Pourtant, le Pérou a été un exemple de solidarité, ces dernières années. Il accueille le plus grand nombre de demandeurs d’asile originaires du Venezuela au monde (377 047 au total) et plus de 800 000 Vénézuéliens vivent dans le pays. Au lieu d’adopter des politiques restrictives, le pays doit continuer de se positionner en chef de file et d’accueillir les ressortissants vénézuéliens. Il doit se conformer aux obligations nationales et internationales qui lui incombent en matière de protection des personnes fuyant la famine et la violence au Venezuela.

Depuis juin 2019, le Pérou a adopté une série de mesures visant à restreindre délibérément l’entrée sur le territoire. Le nouveau « visa humanitaire » a été rendu obsolète à peine quelques semaines après sa création, puisque sans tampon d’entrée et de sortie du territoire équatorien, les Vénézuéliens ne sont pas autorisés à entrer au Pérou, qu’ils aient obtenu le visa ou pas.

Une précarité qui se pérennise

Nous nous sommes entretenus avec de nombreuses personnes vénézuéliennes bloquées à la frontière après le rejet de leur demande d’asile ou de leur visa humanitaire. Un homme a déclaré avoir quitté le Venezuela en octobre 2019 car il ne pouvait plus nourrir sa famille. Bien qu’il ait présenté un visa humanitaire péruvien valide, les autorités ne l’ont pas laissé entrer sur le territoire. Abandonné à l’incertitude à la frontière, il s’est mis à pleurer lorsqu’il a expliqué qu’il avait accumulé les dettes et laissé sa famille au Venezuela avec l’idée de la retrouver plus tard au Pérou.

Après plusieurs années d’une crise sans précédent au Venezuela, des millions de personnes luttent pour survivre et n’arrivent pas à subvenir à leurs besoins. À cela s’ajoute la menace permanente de la politique de répression de Nicolas Maduro visant quiconque qui exprime son mécontentement. Près de 4,8 millions de personnes ont fui le pays ces dernières années.

Tant que les conditions de vie continuent de se détériorer au Venezuela, les États doivent protéger les ressortissants de ce pays. Nous appelons le gouvernement péruvien à protéger les personnes en quête d’un lieu sûr. La communauté internationale doit soutenir le Pérou et aux les autres pays d’accueil en augmentant par exemple son aide financière et technique.

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