Aller au contenu
Agir
Faire un don
ou montant libre :
/mois
Grâce à la réduction d'impôts de 66%, votre don ne vous coûtera que : 5,1 €/mois

Espace journalistes

Contact presse

Pour toute demande d'interview ou recevoir nos communiqués de presse :

+33 1 53 38 66 00

+33 6 76 94 37 05 (soir & week-end)

spresse@amnesty.fr

Espace journalistes

Contact presse

Pour toute demande d'interview ou recevoir nos communiqués de presse :

+33 1 53 38 66 00

+33 6 76 94 37 05 (soir & week-end)

spresse@amnesty.fr

Sri Lanka. Les autorités ne doivent pas recourir à une loi antiterroriste draconienne pour incarcérer des manifestant·e·s

Réagissant aux informations signalant que Wasantha Mudalige, organisateur de l’Inter University Students’ Federation, Galwewa Siridhamma Thero, organisateur de l’Inter University Bhikku Federation, et Hashantha Jawantha Gunathilake, membre de Kelaniya University Students’ Union, qui ont été arrêtés les 18 et 19 août, sont détenus au titre de la la Loi relative à la prévention du terrorisme (PTA), Yamini Mishra, directrice régionale pour l’Asie du Sud à Amnesty International, a déclaré :

« Le gouvernement sri-lankais a atteint de nouveau un summum de bassesse politique en recourant à une loi antiterroriste draconienne pour réprimer des manifestant·e·s. Cette utilisation instrumentalisée d’une loi déjà fortement critiquée, qui doit être immédiatement abrogée, montre bien que les autorités refusent de tolérer toute forme de critique et étouffent systématiquement les voix dissidentes. Cela va à l’encontre des obligations internationales du Sri Lanka en matière de droits humains, en particulier en ce qui concerne les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique.

« Les accusations de terrorisme n’ont rien à voir avec les infractions que les protestataires auraient commises. Les autorités ont ainsi pris des mesures excessives, disproportionnées et contraires au droit international. La PTA permet de maintenir en détention des suspects jusqu’à un an sans inculpation, ce qui viole le droit international. Le ministère de la Défense ne doit pas signer d’ordonnance permettant leur maintien en détention au titre de la PTA. »

« La PTA est depuis longtemps source d’atteintes aux droits humains au Sri Lanka, et ces derniers faits montrent clairement pourquoi des intervenant·e·s nationaux et internationaux demandent son abrogation. Cette loi est régulièrement utilisée pour réduire au silence celles et ceux qui critiquent le gouvernement, ainsi que les journalistes et les minorités. »

Complément d’information

L’aggravation de la crise économique au Sri Lanka a conduit à des violations des droits civils, politiques, économiques et sociaux de la population. Ces derniers mois, le chef de l’État, le Premier ministre et le Conseil des ministres ont dû démissionner en raison des mouvements de protestation massifs appelant à leur démission.

Face aux manifestations pourtant largement pacifiques, le gouvernement a réagi en recourant à une force excessive et inutile et à la législation d’exception accordant de très larges pouvoirs à la police et aux forces armées, dans le but d’empêcher la poursuite du mouvement de protestation.

Amnesty International, entre autres, a appelé le gouvernement sri-lankais à mettre fin à la répression des manifestations pacifiques. Amnesty International a également rassemblé des informations sur l’utilisation par le gouvernement du Sri Lanka de cette loi draconienne que constitue la PTA pour cibler et harceler les minorités, les militant·e·s, les journalistes et les opposant·e·s.

The post Sri Lanka. Les autorités ne doivent pas recourir à une loi antiterroriste draconienne pour incarcérer des manifestant·e·s appeared first on Amnesty International.

Espace journalistes

Contact presse

Pour toute demande d'interview ou recevoir nos communiqués de presse :

+33 1 53 38 66 00

+33 6 76 94 37 05 (soir & week-end)

spresse@amnesty.fr

Sur le même pays

Sri Lanka. Une résolution du Conseil des droits de l’homme confirme la nécessité de maintenir la surveillance internationale et d’exiger la justice et l’obligation de rendre des comptes

Publié le : 06.10.22

En réaction à la résolution sur le Sri Lanka adoptée jeudi 6 octobre par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, qui renforce et prolonge le mandat du Haut-Commissariat aux droits de l’homme...

Sri Lanka. Il faut prendre des mesures de reprise respectueuses des droits humains afin d’enrayer la spirale de la faim et de la pauvreté

Publié le : 04.10.22

The post Sri Lanka. Il faut prendre des mesures de reprise respectueuses des droits humains afin d’enrayer la spirale de la faim et de la pauvreté appeared first on Amnesty International.

Sri Lanka. Les autorités doivent cesser de réprimer le droit de manifester

Publié le : 08.09.22

Alors que le Sri Lanka connaît une période de crise économique et d’adversité, les autorités ont réprimé avec brutalité les manifestations et diabolisé les manifestant·e·s, écrit Amnesty International...

Sri Lanka. Les violentes attaques contre les manifestant·e·s pacifiques doivent immédiatement cesser

Publié le : 22.07.22

Le nouveau président sri-lankais doit immédiatement mettre fin aux violentes attaques contre les manifestant·e·s pacifiques, a déclaré Amnesty International le 22 juillet après l’attaque menée avant l’aube...

Sri Lanka. Les règlements d’exception ne doivent pas se traduire par un durcissement de la répression contre les droits humains

Publié le : 20.07.22

En réaction à la notification du gouvernement relative aux règlements d’exception publiés en ligne alors qu’un nouveau président a été porté au pouvoir par le vote le 20 juillet 2022 au Sri Lanka, Thyagi...

Sri Lanka. Les autorités ne doivent pas recourir à une loi antiterroriste draconienne pour incarcérer des manifestant·e·s - Amnesty International France