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Communiqué de presse

« Yémen Papers » 

Réagissant à la convocation de Benoit Muracciole, président de l’association Aser, Cécile Coudriou présidente d’Amnesty International France, a déclaré :

« Nous nous inquiétons de la convocation, le 2 octobre prochain, de Benoit Muracciole, président de l’association Aser, devant la DGSI pour atteinte au secret de la défense nationale. Celle-ci s’inscrit dans la suite des auditions iniques d’au moins huit journalistes, entendus dans le cadre d’une enquête pour atteinte au secret de la défense nationale entre février et juillet dernier. Les documents classés secret défense révélés par ces journalistes, connus sous le nom de « Yémen Papers », avaient révélé que les autorités françaises étaient informées de l’utilisation d’armement français dans le conflit au Yémen, et que ces armes pouvaient potentiellement servir contre des victimes civiles, contrairement aux déclarations officielles des autorités françaises.

L’audition des journalistes et les possibles poursuites à leur encontre représentent une dangereuse atteinte au secret des sources, ainsi qu’à la liberté d’expression. Pourtant, ceux-ci n’ont fait que leur travail : révéler au public des informations d’intérêt public, mettant en lumière les mensonges de l’État français sur ses ventes d’armes, et sur ses manquements à ses obligations internationales au terme du Traité sur le commerce des armes.

Le fait que le parquet de Paris convoque désormais un représentant associatif, après que son association a joint ce document désormais public à une plainte en appel contre l’État français, démontre qu’il ne s’agit plus seulement de chercher la source qui aurait révélé le document, comme cela était invoqué pour les journalistes. Il s’agit désormais d’intimider, par d’éventuelles poursuites judiciaires, toutes celles et ceux qui s’appuient sur ce document pour demander des comptes légitimes aux autorités françaises au regard de ses obligations internationales.

L’enquête ouverte a sinon pour but, dans tous les cas pour conséquences, de dissuader les journalistes, les défenseurs des droits humains et les citoyens français de s’intéresser à un sujet majeur : le manque de transparence des ventes d’armes françaises à des pays aussi peu recommandables en matière de respect des droits humains, que l’Égypte, l’Arabie saoudite, ou les Émirats arabes unis. Ce manque de transparence est précisément dans la logique que dénonce Amnesty International France dans le cadre de sa campagne : « Silence on arme » . »

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