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Peine de mort et torture
Portrait

Sheikh Salman al Awda

Le dignitaire Salman al Awda risque d’être soumis à un procès inéquitable et condamné à mort pour s’être exprimé pacifiquement. Son crime ? Appeler à des réformes politiques et démocratiques en Arabie saoudite et dans les autres États du monde arabe.

Le 7 septembre 2017, Salman al Awda a été interpellé chez lui sans mandat. Sa faute ? Quelques heures plus tôt, il avait posté un tweet en réaction à un article sur la possible réconciliation entre l'Arabie saoudite et le Qatar dans un contexte de crise diplomatique. Il a écrit : « Que Dieu mette leurs cœurs en harmonie pour le bien des peuples. » D'après sa famille, les autorités lui avaient demandé, ainsi qu'à d'autres personnalités, de poster des tweets en soutien au gouvernement saoudien durant la crise avec le Qatar. Salman al Awda avait refusé.

Depuis son arrestation, Salman al Awda vit un véritable calvaire. Il a été détenu au secret et à l’isolement pendant les cinq premiers mois de sa détention, sans possibilité de contacter sa famille ou de consulter un avocat en dehors d’un court appel téléphonique accordé un mois après son arrestation. En novembre 2017, son domicile a été perquisitionné sans mandat.

Un appel à des réformes politiques et démocratiques

Lors de son procès, ouvert en 2018, l’accusation a requis son exécution au titre de 37 charges. Il a été notamment inculpé au titre de la loi de lutte contre le terrorisme d'avoir apporté un soutien financier à un forum regroupant des jeunes de l’ensemble des pays du Golfe, d'affiliation présumée aux Frères musulmans ou encore de participer à une pétition appelant, entre autres, à des réformes politiques et démocratiques. Son procès est toujours en cours et il encourt la peine de mort.

En 1994, Salman al Awda avait déjà été arrêté et détenu sans inculpation ni procès pendant cinq ans avant d’être libéré en 1999. Mais il n'a pas cessé d'appeler au changement. En 2011, il a publié un livre dans lequel il appelait le monde arabe à s’attaquer aux causes profondes des soulèvements populaires. Avant son arrestation en 2017, Salman al Awada s’est vu interdire à de nombreuses reprises de voyager et de s’exprimer dans les médias.

Nous estimons que les accusations portées à son encontre sont motivées par des considérations politiques et ont pour but de réduire au silence les voix critiques en Arabie saoudite. Son procès est inéquitable et il risque d’être condamné à mort pour s’être exprimé pacifiquement.

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