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Munher Amira a participé à une manifestation appelant à la libération des militants Ahed et Nariman Tamimi (ci-dessus).

Munher Amira a participé à une manifestation appelant à la libération des militants Ahed et Nariman Tamimi (ci-dessus).

Munher Amira a participé à une manifestation appelant à la libération des militants Ahed et Nariman Tamimi (ci-dessus).

Liberté d'expression
Actualité

Israël : quand manifester pacifiquement est un crime

La non-violence, Munther Amira en a fait son principe pour défendre les droits fondamentaux des Palestiniens. Pourtant, il est poursuivi par un tribunal militaire israélien. Explications.

Réfugié du village de Deir Aban, il travaille aujourd’hui comme intervenant social et directeur du Centre communautaire pour jeunes d’Aida, un camp de réfugiés palestiniens.

Régulièrement, il organise des manifestations pacifiques pour dénoncer les attaques commises par les autorités israéliennes. Mais, dans les Territoires Palestiniens Occupés, manifester pacifiquement c’est encourir 10 ans de prison.

En effet, l’ordre militaire 101 imposé par les autorités israéliennes interdit à tout groupe d’au moins 10 personnes de se rassembler « à des fins politiques ou dans un but qui pourrait être considéré comme politique », à moins qu’ils n’obtiennent une autorisation du commandement de l’armée israélienne de la zone concernée.

Le 27 décembre 2017, Munher Amira participe à une manifestation appelant à la libération des militants Ahed et Nariman Tamimi. Il est alors arrêté par des soldats israéliens et 13 chefs d’inculpation sont retenus contre lui, tous en lien avec la participation pacifique à des rassemblements.

Des allégations douteuses

Sauf un, selon lequel il est inculpé d’avoir jeté des pierres sur des gardes-frontières israéliens lors d’une manifestation le 22 décembre dernier, contre la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

Lire aussi : Jérusalem, une reconnaissance irresponsable et dangereuse des États-Unis

Cette inculpation se base sur les allégations de deux gardes-frontières, contredits par des séquences vidéo et des témoins présents, selon lesquels Munther Amira tenait pacifiquement une pancarte et s’en était servi pour repousser une grenade lacrymogène.

Suite à son incarcération, le tribunal militaire israélien d'Ofer a ordonné le 16 janvier dernier la mise en liberté sous caution de Munther Amira. Sa libération a cependant été retardée de 72 heures afin de permettre au ministère public de faire appel.

Le 18 janvier, le parquet militaire a interjetée appel de la décision et le 1er février, un juge militaire a accepté le recours formé par le ministère public : Munther Amira doit être maintenu en détention jusqu'à la fin de son procès. En outre, les forces israéliennes auraient fait pression sur Munther Amira trois mois avant son placement en détention pour qu'il arrête de militer en le menaçant de violences et d’arrestation.

La défense pacifique des droits fondamentaux est une activité plus que légitime. Il est temps que les autorités israéliennes respectent leurs engagements internationaux et abrogent l’ordre militaire 101.

Harcèlement, menaces, poursuites judiciaires abusives, les défenseurs des droits humains palestiniens subissent toutes les pressions pour qu’ils cessent de dénoncer pacifiquement les violations dans les Territoires Occupés. Pour celles et ceux qui choisissent de continuer le combat, les conséquences sont encore lourdes.

Liberté pour Ahed Tamimi

Depuis des années, elle et sa famille s’opposent à l’occupation israélienne. Cette jeune fille risque jusqu’à 10 ans de prison pour une altercation avec des soldats israéliens.

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