Accéder au contenu
Menu
Agir
Faire un don
ou montant libre :
/mois
Grâce à la réduction d'impôts de 66%, votre don ne vous coûtera que : € 5.1/mois
Espace journalistes

Contact presse

Pour toute demande d'interview ou recevoir nos communiqués de presse :

+33 1 53 38 66 00

+33 6 76 94 37 05 (soir & week-end)

spresse@amnesty.fr

Espace journalistes

Contact presse

Pour toute demande d'interview ou recevoir nos communiqués de presse :

+33 1 53 38 66 00

+33 6 76 94 37 05 (soir & week-end)

spresse@amnesty.fr

Communiqué de presse

Tunisie. La déclaration du président en faveur de la peine de mort est choquante

Le président tunisien Kaïs Saïed a annoncé sa position en faveur de la reprise des exécutions lors de la réunion du Conseil de sécurité nationale le 28 septembre 2020, affirmant que « le meurtre doit être puni de la peine de mort ». Il a tenu ces propos en réaction au récent assassinat d’une jeune femme à Aïn Zaghouan. Réagissant à cette annonce, Amna Guellali, directrice régionale adjointe pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient à Amnesty International, a déclaré :

« La Tunisie n’a procédé à aucune exécution depuis 1991. L’annonce du président en faveur de la peine de mort est choquante et va à l’encontre de la pratique établie depuis des décennies consistant à ne pas procéder à des exécutions. Kaïs Saïed est le premier président à faire part de son intention d’appliquer les sentences capitales en Tunisie.

« La reprise des exécutions serait un coup dur pour toutes les avancées en matière de droits humains que le pays a connues jusqu’à présent. Nous engageons le président tunisien à revenir sans attendre sur cette annonce inquiétante, qui ferait reculer et non progresser le bilan de la Tunisie en matière de droits fondamentaux. Nous invitons aussi le gouvernement à instaurer immédiatement un moratoire sur les exécutions, en vue d’abolir la peine de mort.

« Sans nul doute, le meurtre est un crime atroce et les auteurs de tels actes doivent être traduits en justice. Mais quel que soit le degré d’horreur des crimes commis, il ne saurait servir d’excuse pour éliminer un être humain. Aucune preuve crédible ne permet d’attester que la peine de mort a un effet plus dissuasif sur la criminalité qu’une peine de prison prononcée à l’issue d’un procès équitable. »

Complément d’information

Amnesty International s’oppose à la peine de mort en toutes circonstances, sans exception, quelles que soient la nature du crime commis, les caractéristiques de son auteur et la méthode d’exécution utilisée par l’État. Cette sanction viole le droit à la vie tel qu’il est proclamé par la Déclaration universelle des droits de l’homme et constitue le châtiment le plus cruel, inhumain et dégradant qui soit.

Depuis 2012, la Tunisie a voté en faveur de la résolution de l'Assemblée générale des Nations unies appelant à un moratoire sur l'application de la peine de mort.

Espace journalistes

Contact presse

Pour toute demande d'interview ou recevoir nos communiqués de presse :

+33 1 53 38 66 00

+33 6 76 94 37 05 (soir & week-end)

spresse@amnesty.fr

Sur le même pays

Tunisie. Les membres du Parlement doivent rejeter la légalisation de l’impunité pour les forces de sécurité

Publié le : 05.10.20

Les membres du Parlement tunisien doivent rejeter un projet de loi qui pourrait renforcer l’impunité des forces de sécurité et les exonérer de toute responsabilité pénale lorsqu’elles utilisent la force...

Tunisie. Une enquête doit être menée sur l’utilisation alarmante de la force contre des personnes qui manifestaient pacifiquement pour demander du travail

Publié le : 21.07.20

Tunisie. La blogueuse Emna Chargui est condamnée à six mois de prison en raison d’une publication sur les réseaux sociaux

Publié le : 15.07.20

Le 14 juillet, le tribunal de première instance de Tunis a condamné la blogueuse tunisienne Emna Chargui, 27 ans, à six mois de prison après l’avoir déclarée coupable d’accusations liées à une publication...

Tunisie. Il faut abandonner les poursuites engagées contre Emna Chargui et enquêter sur les menaces de mort et de viol dont elle est la cible

Publié le : 27.05.20

Les autorités tunisiennes doivent mettre un terme aux poursuites engagées contre Emna Chargui au motif qu’elle a partagé sur sa page Facebook un texte satirique pris sur les réseaux sociaux que certains...

Tunisie. Face à la pandémie de COVID-19, les autorités doivent libérer les personnes détenues pour des motifs d’immigration

Publié le : 29.04.20

Les autorités tunisiennes doivent de toute urgence libérer les personnes arrêtées pour des motifs d’immigration qui sont détenues dans des conditions lamentables dans le Centre d'accueil et d'orientation...

Les cookies assurent le bon fonctionnement du site, en continuant la navigation vous acceptez leur utilisation. Gérer les paramètres