Accéder au contenu
Menu
Agir
Faire un don
ou montant libre :
/mois
Grâce à la réduction d'impôts de 66%, votre don ne vous coûtera que : € 5.1/mois
Espace journalistes

Contact presse

Pour toute demande d'interview ou recevoir nos communiqués de presse :

+33 1 53 38 66 00

+33 6 76 94 37 05 (soir & week-end)

spresse@amnesty.fr

Espace journalistes

Contact presse

Pour toute demande d'interview ou recevoir nos communiqués de presse :

+33 1 53 38 66 00

+33 6 76 94 37 05 (soir & week-end)

spresse@amnesty.fr

Communiqué de presse

Tunisie. La blogueuse Emna Chargui est condamnée à six mois de prison en raison d’une publication sur les réseaux sociaux

Le 14 juillet, le tribunal de première instance de Tunis a condamné la blogueuse tunisienne Emna Chargui, 27 ans, à six mois de prison après l’avoir déclarée coupable d’accusations liées à une publication sur les réseaux sociaux jugée « offensante à l’égard de l’islam ». En réaction à cette décision, Amna Guellali, directrice régionale adjointe pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient à Amnesty International, a déclaré :

« Cette condamnation est un coup dur pour la liberté d’expression en Tunisie. Elle aura un effet paralysant en dissuadant d’autres personnes d’oser exprimer leurs opinions en ligne.

« Emna Chargui n’aurait jamais dû être inculpée. En revanche, les autorités tunisiennes devraient ouvrir une enquête sur les menaces de mort et de viol qu’elle a reçues en réponse à sa publication.

« Nous invitons les autorités à annuler sa condamnation et à enquêter sur les menaces dont elle est la cible. »

Emna Chargui est accusée d’« incitation à la haine entre les religions par des moyens hostiles ou la violence », et d’« outrage à des religions autorisées », au titre des articles 52 et 53 du Code tunisien de la presse. Elle est actuellement libre et compte faire appel du verdict.

Complément d’information

Le 2 mai, Emna Chargui, 27 ans, a partagé une photo sur Facebook qui contenait un texte satirique reprenant les codes d’un verset coranique. Ce texte indiquait que le virus du COVID-19 venait de Chine et conseillait aux gens de se laver les mains. Il a déclenché une réaction très vive sur les réseaux sociaux de la part d’internautes qui l’ont trouvé offensant et ont appelé à punir Emna Chargui.

Depuis qu’elle a posté cette photo sur Facebook, elle a reçu des messages d’internautes qui menaçaient de la tuer ou de la violer. Pourtant, les autorités n’ont pris aucune mesure afin de la protéger ou d’enquêter sur ces menaces.

Pour obtenir de plus amples informations, veuillez consulter : https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2020/05/tunisia-end-prosecution-of-emna-chargui-and-investigate-alarming-death-and-rape-threats/

Espace journalistes

Contact presse

Pour toute demande d'interview ou recevoir nos communiqués de presse :

+33 1 53 38 66 00

+33 6 76 94 37 05 (soir & week-end)

spresse@amnesty.fr

Sur le même pays

Tunisie. Les membres du Parlement doivent rejeter la légalisation de l’impunité pour les forces de sécurité

Publié le : 05.10.20

Les membres du Parlement tunisien doivent rejeter un projet de loi qui pourrait renforcer l’impunité des forces de sécurité et les exonérer de toute responsabilité pénale lorsqu’elles utilisent la force...

Tunisie. La déclaration du président en faveur de la peine de mort est choquante

Publié le : 29.09.20

Le président tunisien Kaïs Saïed a annoncé sa position en faveur de la reprise des exécutions lors de la réunion du Conseil de sécurité nationale le 28 septembre 2020, affirmant que « le meurtre doit être...

Tunisie. Une enquête doit être menée sur l’utilisation alarmante de la force contre des personnes qui manifestaient pacifiquement pour demander du travail

Publié le : 21.07.20

Tunisie. Il faut abandonner les poursuites engagées contre Emna Chargui et enquêter sur les menaces de mort et de viol dont elle est la cible

Publié le : 27.05.20

Les autorités tunisiennes doivent mettre un terme aux poursuites engagées contre Emna Chargui au motif qu’elle a partagé sur sa page Facebook un texte satirique pris sur les réseaux sociaux que certains...

Tunisie. Face à la pandémie de COVID-19, les autorités doivent libérer les personnes détenues pour des motifs d’immigration

Publié le : 29.04.20

Les autorités tunisiennes doivent de toute urgence libérer les personnes arrêtées pour des motifs d’immigration qui sont détenues dans des conditions lamentables dans le Centre d'accueil et d'orientation...

Les cookies assurent le bon fonctionnement du site, en continuant la navigation vous acceptez leur utilisation. Gérer les paramètres