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Communiqué de presse

Tanzanie. Un document confidentiel révèle l’imminence du rapatriement forcé des réfugiés burundais

Un document confidentiel, auquel Amnesty International a eu accès à la suite d’une fuite, vient confirmer les craintes selon lesquelles le rapatriement des réfugiés burundais de la Tanzanie vers leur pays ne sera pas entièrement volontaire et pourrait commencer dès la semaine prochaine.

L’accord bilatéral signé par le ministre de l’Intérieur tanzanien, Kangi Lugola, et son homologue burundais, Pascal Barandagiye, le 24 août 2019 prévoit que le nouveau processus de retour débuterait dans « la deuxième semaine de septembre et se terminerait d’ici le 31 décembre 2019 » de même que « les retours se dérouleraient avec ou sans le consentement des réfugiés ».

« Il est scandaleux que le gouvernement tanzanien soit disposé à envoyer des personnes contre leur gré vers un lieu dont les Nations unies ont jugé qu’il devait être étroitement surveillé, étant donné que des crimes contre l’humanité et de graves violations des droits humains y perdurent sans entrave », a déclaré Seif Magango, directeur adjoint du programme Afrique de l’Est, Corne de l’Afrique et région des Grands Lacs à Amnesty International.

« L’accélération du calendrier des retours est extrêmement préoccupante. Le fait que ces deux gouvernements soient si pressés de rapatrier des personnes ayant fui le Burundi parce qu’elles se sentaient en danger montre clairement que la sécurité des réfugiés n’est pas considérée comme une priorité.

« Compte tenu de la persistance de violations graves des droits humains et d’actes de répression, il est crucial qu’un espace de protection reste ouvert pour les Burundais qui continuent à quitter le pays de même que pour celles et ceux qui l’ont déjà fui », a poursuivi Seif Magango.

Près de 75 000 personnes sont déjà rentrées au Burundi depuis la Tanzanie depuis septembre 2017 dans le cadre d’un programme de rapatriement volontaire assisté par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

Mais ce nouvel accord montre que les deux pays ont fait fi de toute prudence et qu’ils vont mettre en œuvre leurs plans contre l’avis de l’agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

L’accord énonce que : « [P]eu importe si le HCR, notre partenaire, joue son rôle ou cherche à nous retarder, il n’en reste pas moins que nos deux pays feront en sorte que ces Burundais rentrent chez eux ».

Amnesty International demande que cet accord soit abandonné immédiatement.

« Les gouvernements de la Tanzanie et du Burundi doivent abandonner sans délai leur nouveau plan visant à rapatrier de force les réfugiés burundais », a déclaré Seif Magango.

« Les trois parties doivent veiller à ce que tous les retours soient réellement volontaires et qu’ils se déroulent en toute sécurité et dans la dignité conformément aux principes et normes internationaux ».

Les autorités tanzaniennes doivent davantage rassurer publiquement les réfugiés et les demandeurs d’asile burundais sur le fait qu’ils continueront à être protégés en Tanzanie, sans faire l’objet d’aucune pression pour rentrer dans leur pays.

Complément d’information

Depuis janvier 2017, les autorités tanzaniennes ont mis un terme à l’attribution prima facie du statut de réfugié pour celles et ceux qui viennent du Burundi, ce qui signifie que tous les demandeurs d’asile provenant du Burundi ont vu leur situation évaluée au cas par cas depuis lors.

Tous les centres d’accueil aux points de passage frontaliers en provenance du Burundi ont été fermés par le gouvernement tanzanien avant juillet 2018. L’entrée dans le pays en a été restreinte tout comme la possibilité d’y faire une demande d’asile.

La fermeture provisoire dans les camps de réfugiés de marchés très fréquentés et de plusieurs entreprises gérées par des réfugiés a mis une pression encore plus forte sur les réfugiés burundais pour qu’ils quittent le pays.

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