Aller au contenu
Agir
Faire un don
ou montant libre :
/mois
Grâce à la réduction d'impôts de 66%, votre don ne vous coûtera que : 5,1 €/mois

Espace journalistes

Contact presse

Pour toute demande d'interview ou recevoir nos communiqués de presse :

+33 1 53 38 66 00

+33 6 76 94 37 05 (soir & week-end)

spresse@amnesty.fr

Espace journalistes

Contact presse

Pour toute demande d'interview ou recevoir nos communiqués de presse :

+33 1 53 38 66 00

+33 6 76 94 37 05 (soir & week-end)

spresse@amnesty.fr

Ouganda. La condamnation par la CPI d’un commandant de la LRA permet enfin aux victimes d'obtenir justice pour les violations perpétrées pendant des décennies

En réaction à la condamnation le 4 février 2021 par la Cour pénale internationale (CPI) de Dominic Ongwen, ancien commandant du groupe rebelle de la Lord's Resistance Army (LRA, Armée de résistance du Seigneur), pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis dans le nord de l’Ouganda, Seif Magango, directeur adjoint du programme Afrique de l’Est, Corne de l’Afrique et Grands Lacs à Amnesty International, a déclaré :

« Nous espérons que cette décision comporte une mesure de réparation pour les 4 000 victimes qui ont participé à l’affaire afin qu’elles puissent maintenant bénéficier de réparations pour leurs souffrances.

« Cette affaire est importante, et les réparations doivent s’étendre aux milliers de victimes d’enlèvements, d’homicides et de mutilations perpétrés par l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) qui n’ont pas encore obtenu justice pour les préjudices qu’elles ont subis. »

En rendant cette décision, la chambre a choisi de manière inédite de lire à voix haute les noms de plusieurs victimes des attaques de la LRA et des crimes de Dominic Ongwen, présentant ainsi avec force les souffrances individuelles subies par des milliers de victimes et reconnaissant l’importance de la participation des victimes aux procès menés devant la CPI.

Complément d’information

Dominic Ongwen a été déclaré coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, notamment d’attaques contre la population civile, meurtre et tentative de meurtre, viol, esclavage sexuel, mariage forcé, torture, réduction en esclavage, outrage à la dignité de la personne, conscription et recrutement d’enfants soldats âgés de moins de 15 ans pour prendre une part active aux hostilités, actes de pillage, destruction de biens et persécution.

Dominic Ongwen a automatiquement droit de faire appel de cette décision.

Dominic Ongwen était le chef de la Brigade Sinia, l’une des brigades de la LRA. À titre de haut commandant de la LRA, il était chargé de concevoir et de mettre en œuvre la stratégie militaire du groupe armé.

Un mandat d’arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité a été décerné à son encontre en 2005. Dominic Ongwen a été remis à la CPI le 21 janvier 2015, après avoir été capturé en République centrafricaine par l’armée américaine, en coopération avec la Force régionale d’intervention de l’Union africaine (UA), le 5 janvier 2015.

La CPI a démarré son investigation sur la situation en Ouganda en juillet 2004. Les mandats d’arrêt visant les anciens commandants de la LRA Joseph Kony et Vincent Otti sont toujours en cours, car les deux suspects sont toujours en liberté. La CPI n’a pas intenté d’action sur les allégations de crimes relevant du droit international commis par les Forces de défense populaire de l'Ouganda (UPDF).

Espace journalistes

Contact presse

Pour toute demande d'interview ou recevoir nos communiqués de presse :

+33 1 53 38 66 00

+33 6 76 94 37 05 (soir & week-end)

spresse@amnesty.fr

Sur le même pays

Ouganda. Les autorités doivent cesser de criminaliser les militant·e·s qui manifestent contre le coût élevé de la vie

Publié le : 06.06.22

Les autorités ougandaises doivent libérer les six femmes politiques et militantes arrêtées uniquement pour avoir manifesté contre la vie chère et doivent respecter les droits à la liberté d’expression...

Ouganda. Expulsés de leurs terres ancestrales il y a 13 ans, les Benets attendent toujours que justice soit faite

Publié le : 08.11.21

Les Benets, un peuple autochtone d’Ouganda, languissent encore dans des camps de réinstallation en piteux état, où les conditions sont déplorables (faible accès à l’eau, à l’assainissement et aux soins...

Ouganda. Le nouveau gouvernement du président Yoweri Museveni doit inverser le déclin des droits humains

Publié le : 12.05.21

Le gouvernement ougandais doit mettre à profit son nouveau mandat pour inverser la détérioration constatée en matière de respect des droits humains, a déclaré Amnesty International alors que le président...

Ouganda. Il faut mettre fin à la détention à caractère politique de Robert Kyagulanyi et de son épouse

Publié le : 20.01.21

Les autorités ougandaises doivent lever immédiatement le blocus tenu par la police et l’armée au domicile du leader de l’opposition Robert Kyagulanyi et le remettre en liberté, ainsi que son épouse Barbara...

Ouganda. Les autorités doivent lever le blocage des réseaux sociaux sur fond de répression à la veille des élections

Publié le : 13.01.21

En réaction à la décision de la Commission ougandaise des communications (UCC) de bloquer l’accès aux services de réseaux sociaux à l’approche de l’élection générale du 14 janvier, Sarah Jackson a déclaré :