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Mali. Les leaders d’opposition détenus arbitrairement doivent être immédiatement libérés
Les autorités maliennes doivent immédiatement libérer Youssouf Daba Diawara et 11 autres personnalités politiques de l’opposition qui sont toujours détenues arbitrairement simplement pour avoir exercé leurs droits humains, alors que la répression de la dissidence s’intensifie, a déclaré Amnesty International.
Le 12 juillet, Youssouf Daba Diawara, ancien coordinateur de la Coordination des mouvements, amis et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko (CMAS), une association dissoute par les autorités de transition en mars 2024, a été extrait de sa voiture à Bamako par des hommes armés et emmené à la brigade d’investigations judiciaires de la gendarmerie. Présenté à un juge le 15 juillet, il a été inculpé d’« opposition à l’autorité légitime » pour avoir participé à une manifestation non autorisée le 7 juin. Son procès doit avoir lieu le 3 octobre.
« Nous dénonçons la détention arbitraire de Youssouf Daba Diawara et d’autres leaders politiques par les autorités maliennes. Malgré la levée de la suspension des activités politiques le 10 juillet, les droits humains, y compris les droits à la liberté d’expression, de réunion pacifique et d’association, font l’objet d’une répression croissante. Les autorités maliennes doivent immédiatement mettre fin au harcèlement judiciaire dont font l’objet les membres de l’opposition et les voix dissidentes », a déclaré Samira Daoud, directrice régionale d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.
Répression accrue contre les droits humains
Depuis le début de l’année, les autorités maliennes ont dissous plusieurs formations politiques, dont la CMAS le 6 mars. La Synergie d’Action pour le Mali, coalition d’une trentaine de partis et formations d’opposition dont la CMAS était membre, a également été dissoute le 17 avril par le gouvernement.
Le 20 juin, 11 leaders de l’opposition ont été arbitrairement arrêtés par la gendarmerie au domicile de Moustapha Dicko, vice-président de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ) et inculpés de « complot contre l’État » et « d’opposition à l’autorité légitime ». Tous ont été placés en détention provisoire dans différents centres de détention situés à Bamako, Kéniéroba et Dioila.
Nous demandons aux autorités de libérer immédiatement et sans condition Youssouf Daba Diawara et les 11 autres hommes politiques.
Samira Daoud, directrice régionale d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale
Les 11 hommes politiques détenus et leurs partis politiques avaient signé une déclaration le 31 mars dans laquelle ils demandaient aux autorités militaires « de créer les conditions d’une concertation rapide et inclusive, pour la mise en place d’une architecture institutionnelle, à l’effet d’organiser, dans les meilleurs délais l’élection présidentielle ».
Entre le 10 avril et le 10 juillet 2024, les autorités maliennes ont suspendu les activités des partis politiques et les activités à caractère politique des associations et interdit toute couverture médiatique des activités politiques dans le pays.
« Nous demandons aux autorités de libérer immédiatement et sans condition Youssouf Daba Diawara et les 11 autres hommes politiques détenus simplement pour avoir exercé pacifiquement leurs droits humains et d’abandonner toutes les charges retenues contre eux. Les autorités doivent respecter et protéger les droits à la liberté d’expression, d’association et de participation aux affaires publiques », a déclaré Samira Daoud.

Contexte
Youssouf Daba Diawara a été inculpé d’« opposition à l’autorité légitime » pour avoir participé à une manifestation non autorisée contre les coupures d’électricité et l’inflation organisée le 7 juin par la Synergie d’action pour le Mali.
Le 8 juin, Yeri Bocoum, un journaliste qui avait couvert la manifestation, a été enlevé à son domicile à Kati par des hommes en civil et emmené vers une destination inconnue. Il a été libéré le 28 juin.
La transition au Mali a débuté en septembre 2020 à la suite d’un coup d’État qui a renversé le gouvernement démocratiquement élu du président Ibrahim Boubacar Keita. La transition devait initialement durer 18 mois, après l’investiture du président de transition le 25 septembre 2020. Cette période de transition a été prolongée en décembre 2021 par les autorités maliennes suivant les recommandations de consultations nationales en décembre 2021, une décision qui a créé des tensions avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). En juillet 2022, après six mois de sanctions politiques et économiques contre le Mali, la CEDEAO avait entériné une prolongation de la transition politique pour deux années supplémentaires, jusqu’au 26 mars 2024.
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