Stop au harcèlement contre cette militante
Jusqu'au 30.12.2018
14938 soutiens. Aidez-nous à atteindre 30000
Nonhle Mbuthuma est à la tête d’une campagne contre un projet d’extraction de titane qu’une société minière australienne, Mineral Resource Commodities (MRC), cherche à imposer dans la Province du Cap Oriental, en Afrique du Sud. Cette femme d’une quarantaine d’années est membre de la communauté Amadiba qui possède des droits communautaires sur cette terre située dans la région du Pondoland et connue pour sa biodiversité. S’il est autorisé, le projet minier aura pour conséquence l’expulsion forcée d’environ 5 000 personnes, qui perdront ainsi leur foyer, leur moyen de subsistance et leur mode de vie.
« Mon grand-père et les anciens m’ont appris l’importance de la terre. C’est la seule chose que nous partageons avec les générations futures, une fois perdue, aucune compensation ne peut être suffisante », déclare cette défenseure des droits humains. En 2007, elle a cofondé le Comité de crise Amadiba (ACC), qui réunit cinq villages, pour mieux combattre le projet de la MRC en mobilisant médias, avocats et ONG. Nonhle Mbuthuma qui a survécu à une tentative d’assassinat reste la cible de menaces de mort. Elle doit ainsi se cacher ou faire appel à des gardes du corps. En 2016, l’un de ses collègues, membre de l’ACC, Sikhosiphi Bazooka Rhadebe, a été tué peu après avoir confié être numéro un sur une liste noire, sur laquelle Nonhle figurait en deuxième position. Le crime est resté impuni.
Monsieur le Président,
Nonhle Mbuthuma, responsable communautaire dans la région d’Amadiba, lutte contre un projet d’extraction de titane qu’une société minière australienne, Mineral Resource Commodities, cherche à lancer dans la province du Cap-Oriental. Après avoir échappé à une tentative d’assassinat, Nonhle reste la cible de menaces de mort.
Monsieur le Président, je vous prie de :
· garantir la sécurité de Nonhle et des autres défenseurs des droits humains et s’assurer qu’ils ne feront plus l’objet d’agressions et d’intimidations;
· enquêter sur les menaces et les intimidations à l’encontre de Nonhle, rendre publiques les conclusions et s’assurer que les responsables soient traduits en justice ;
· respecter le droit de la communauté d’Amadiba à la consultation et au consentement concernant la concession de droits miniers à toute entreprise.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute considération,
Téléchargez la version imprimable et faites-la signer autour de vous.
