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Une personne tient une pancarte "We stand with Uyghur" lors d'une manifestation à Banda Aceh, dans la province d'Aceh, en Indonésie, 21 décembre 2018 / ©Chaidder Mahyuddin - AFP

Une personne tient une pancarte "We stand with Uyghur" lors d'une manifestation à Banda Aceh, dans la province d'Aceh, en Indonésie, 21 décembre 2018 / ©Chaidder Mahyuddin - AFP

Une personne tient une pancarte "We stand with Uyghur" lors d'une manifestation à Banda Aceh, dans la province d'Aceh, en Indonésie, 21 décembre 2018 / ©Chaidder Mahyuddin - AFP

Discriminations

Minorités musulmanes dans le Xinjiang : la communauté internationale s’inquiète

Rappelez-vous. Le 10 juin 2021, nous prouvions que les Ouïghours, les Kazakhs et d'autres minorités musulmanes du Xinjiang en Chine étaient victimes de mesures répressives s’apparentant à des crimes contre l’humanité. À la suite de notre rapport, quarante-quatre pays se sont déclarés préoccupés par le sort de ces personnes.

Lors du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, à Genève, quarante-quatre États se sont déclarés « vivement préoccupés » par les graves violations des droits humains commises par la Chine dans la région du Xinjiang. 

Cette déclaration importante, lue par le Canada, témoigne des inquiétudes croissantes au niveau international face aux éléments attestant de crimes contre l’humanité commis dans le Xinjiang. Un message essentiel adressé aux autorités chinoises : elles ne sont pas au-dessus d’un contrôle international. 

De la parole aux actes !

Au-delà des simples constatations, ces États doivent désormais prendre des mesures concrètes et décisives pour remédier à cette situation choquante. Un mécanisme d’enquête indépendant et international permettrait d’ouvrir la voie à l’obligation de rendre des comptes pour les responsables présumés d’atteintes aux droits humains dans le Xinjiang. Des centaines de milliers de personnes sont internées, torturées et persécutées dans des camps. Le temps est compté ! 

Faire face à la pression 

Lorsque des crimes contre l’humanité sont commis, la communauté internationale a le devoir d’y faire face avec détermination, sans crainte ni favoritisme. Le fait que la Chine soit un État puissant et déploie beaucoup d’efforts pour intimider ses détracteurs n’est pas une raison pour la soustraire aux mécanismes de justice internationale.

Malheureusement, certains États ont choisi de ne pas se joindre à cette déclaration. Pire encore, certains ont préféré se servir de leur tribune au Conseil des droits de l’homme pour défendre le bilan choquant de la Chine. Cela contribue à renforcer la stratégie de la Chine pour discréditer les survivants, les familles des victimes et les courageux militants qui dénoncent ces faits au prix de sacrifices personnels considérables.  

Victimes de crimes contre l’humanité 

La déclaration conjointe au Conseil des droits de l’homme fait suite à la publication de notre rapport. Il présente des éléments attestant de crimes contre l’humanité commis par la Chine dans le Xinjiang.

La déclaration identifie diverses violations exposées dans ce rapport, notamment la détention arbitraire massive, la surveillance généralisée, la torture et les mauvais traitements et la répression collective des minorités religieuses et ethniques. 

Lire aussi : Les minorités musulmanes du Xinjiang victimes de crimes contre l’humanité 

Les États signataires de la déclaration : Albanie, Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Belize, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Canada, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, États-Unis, France, Finlande, Haïti, Honduras, Irlande, Islande, Israël, Italie, Japon, Lituanie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Îles Marshall, Monaco, Nouvelle-Zélande, Norvège, Palaos, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Romanie, Royaume-Uni, Saint-Marin, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse et Ukraine. 

Au total, quarante-quatre pays ont signé ce texte, une hausse importante par rapport aux vingt-huit signatures recueillies en juin 2020 pour une déclaration similaire lors du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

Agir

CAMPS D’INTERNEMENT DU XINJIANG : LIBERTÉ POUR LES DÉTENUS !

À nos côtés, interpellez le président Xi Jinping et exigez la libération immédiate de toutes les personnes détenues et torturées dans des camps d’internement ou des prisons du Xinjiang.