Agir
Faire un don
ou montant libre :
/mois
Grâce à la réduction d'impôts de 66%, votre don ne vous coûtera que : 5,1 €/mois
Espace journalistes

Contact presse

Pour toute demande d'interview ou recevoir nos communiqués de presse :

+33 1 53 38 66 00

+33 6 76 94 37 05 (soir & week-end)

spresse@amnesty.fr

Espace journalistes

Contact presse

Pour toute demande d'interview ou recevoir nos communiqués de presse :

+33 1 53 38 66 00

+33 6 76 94 37 05 (soir & week-end)

spresse@amnesty.fr

France. La fermeture d'une association antiraciste est une menace pour les libertés

En réaction à l'annonce par Gérald Darmanin, ministre français de l'Intérieur, de l'intention du gouvernement français de dissoudre le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) – une ONG qui combat la discrimination à l'égard des musulmans –, Nils Muižnieks, directeur régional d'Amnesty International pour l'Europe, a déclaré : 

« La dissolution du Collectif contre l'islamophobie en France serait un acte très grave de la part du gouvernement français. Elle pourrait avoir un effet dissuasif sur toutes les personnes et toutes les organisations qui sont engagées dans la lutte contre le racisme et la discrimination en France. 

« La dissolution d'une organisation est une mesure extrême qui ne peut être justifiée que dans des circonstances très limitées, par exemple si l'organisation en question constitue un danger manifeste et imminent pour la sécurité nationale ou l'ordre public. Or, à ce jour, les autorités françaises n'ont fourni aucune preuve susceptible de justifier la dissolution du CCIF.

« Amnesty International est extrêmement inquiète du signal que cela envoie aux ONG et à la lutte contre la discrimination en France. Elle appelle les autorités françaises à revenir immédiatement sur cette décision. »

Complément d’information

Le 19 novembre 2020 en fin de journée, un courrier a été adressé au CCIF pour l'informer de sa dissolution. L'association a maintenant huit jours pour formuler une réponse avant que la dissolution ne soit prononcée par le gouvernement.

Le droit français actuel relatif à la dissolution des organisations pose problème, car il autorise le gouvernement à dissoudre une organisation pour des motifs vagues et sans contrôle judiciaire préalable. En droit français, le Conseil des ministres peut dissoudre une organisation par décret. L'annonce de cette dissolution intervient dans un contexte plus général de remise en cause des droits à la liberté d'expression et d'association par les autorités françaises.

Espace journalistes

Contact presse

Pour toute demande d'interview ou recevoir nos communiqués de presse :

+33 1 53 38 66 00

+33 6 76 94 37 05 (soir & week-end)

spresse@amnesty.fr

Sur le même pays

France. La déclaration de culpabilité de personnes ayant manifesté contre un groupe xénophobe doit être annulée

Publié le : 26.05.21

À l’approche de l’audience en appel, le 27 mai 2021, de sept militant·e·s déclarés coupables d’« aide à l’entrée et à la circulation sur le territoire national de personnes en situation irrégulière » en...

France. La loi sur les «principes de la République» comporte un risque de discrimination

Publié le : 29.03.21

Alors que le Sénat français s’apprête à entamer, le 30 mars, l'examen du projet de loi « confortant le respect des principes de la République », Amnesty International demande que les nombreuses dispositions...

France. La nouvelle loi sur la sécurité globale risque d’instaurer une surveillance d’État démesurée et inacceptable

Publié le : 03.03.21

Les sénateurs et sénatrices français qui commenceront à débattre mercredi 3 mars d'une nouvelle loi sur la sécurité doivent reconnaître que si elle est adoptée, cette proposition de loi dangereuse instaurerait...

France. La nouvelle loi sur la sécurité globale risque d’instaurer une surveillance d’État démesurée et inacceptable

Publié le : 03.03.21

France. Les autorités étouffent les voix dissidentes contre la proposition de loi de sécurité globale, texte controversé

Publié le : 08.02.21

Les autorités françaises emploient des méthodes illégales pour réprimer des manifestations et réduire au silence les détracteurs de la dangereuse loi de « sécurité globale » qui doit être votée au Sénat...