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Dans ce numéro de juin de La Chronique propose un dossier en amont du triste anniversaire de la répression du Printemps de Pékin et alors qu'ont lieu les gay pride un peu partout dans le monde, La Chronique s'est penchée sur les enfants intersexes opérérés sans leur consentement.

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C’est pas mon genre.

 

L’avenir de 1,7 % des bébés français est dans les mains du gouvernement : un rapport parlementaire sur la révision de la loi bioéthique lui recommande « d’interdire toute intervention médicale jusqu’à ce que la personne directement concernée puisse donner un consentement éclairé ». De qui parle-t-on ? Des intersexes, ces nourrissons nés avec des organes génitaux ne permettant pas de les ranger dans la case « garçon » ou « fille ». Dans les premières années de leur vie, ils subissent parfois des interventions chirurgicales, comme l’ablation du clitoris pour les uns, la castration pour les autres. Non parce qu’ils sont en danger, mais le corps médical décide de leur assigner un sexe biologique, parce que voilà des lustres que la société en a décidé ainsi : on naît Adam ou Ève. Ce mois-ci, une enquête livre les témoignages d’intersexes, leur détresse interpelle. Et si c’était à la société de revoir ses classiques ? De reconnaître que la définition binaire du féminin ou du masculin ne correspond tout simplement pas à la réalité des corps comme à celle des individus ? S’il nous revenait de défendre l’enfant pour qu’il ait, plus tard, le droit de choisir, ou pas, son genre ? L’évolution des mentalités ne peut se faire sans une prise de conscience de la société civile. Parfois même, elle peut palier les manques du pouvoir. Un reportage raconte ainsi comment des citoyens se passent des cours de justice officielles pour organiser, sans plus attendre, les procès de crimes impunis. Vietnam, Tibet, Irak : ils instruisent des crimes de guerre ou contre l’humanité qu’aucun État n’a voulu juger, ils donnent la parole à des témoins qu’aucun tribunal n’a voulu entendre. Qui sait ? L’un de ces tribunaux citoyens verra peut-être le jour en Chine et jugera ceux qui au printemps, à Pékin, ont donné l’ordre de tirer sur les manifestants. C’était il y a trente ans, place Tiananmen.

Virginie Roels, rédactrice en chef

 

 

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