Un an après le retour de Donald Trump, les États-Unis basculent vers un État autoritaire. Amnesty International a documenté de nombreuses attaques contre les droits fondamentaux qui s’enchaînent avec une force et une rapidité fulgurante. A l’intérieur et au-delà des frontières, Donald Trump exporte le chaos. Voici 5 dérives du pouvoir qui doivent nous alerter.
Le retour de Donald Trump au pouvoir sème le chaos et la peur aux États-Unis. Personnes étrangères traquées, médias libres muselés, contestation neutralisée, justice instrumentalisée, savoir scientifique étouffé, droits des femmes et des personnes LGBTI+ piétinés. L’un après l’autre, les piliers de l’État de droit s’effondrent dans le pays qui se targuait d’être le champion des droits humains.
Depuis des années, Amnesty International recense les pratiques autoritaires à travers le monde. Et le schéma qui est à l’œuvre aux États-Unis nous est malheureusement trop familier. Le pays multiplie les mesures qui concentrent les pouvoirs, sapent l’État de droit et violent les droits humains. Les attaques répétées depuis un an contre le droit international et contre le multilatéralisme signent l’avènement d’un nouveau désordre mondial où seule la loi du plus fort semble faire foi.
Depuis un an, nos équipes ont enquêté sur les multiples attaques de l’administration de Donald Trump contre les droits. Nous publions les résultats de nos recherches dans une analyse Ringing the Alarm Bells: Rising Authoritarian Practices and Erosion of Human Rights in the United States. Cette analyse dresse le sombre bilan d’un autoritarisme qui s’enracine dans la société américaine et émet une série de recommandations pour rectifier la trajectoire. Voici cinq illustrations de la dérive autoritaire aux États-Unis.
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1. Une police aux pouvoirs démultipliés : l’ICE traque les personnes étrangères
La peur est devenue quotidienne pour des milliers de personnes étrangères aux États-Unis : peur de sortir faire ses courses, peur d’accompagner ses enfants à l’école, peur de se rendre à l’hôpital. Los Angeles, Minneapolis, Chicago, Washington… la police fédérale de l’immigration américaine (ICE), les cherche partout, jusque dans les écoles, les hôpitaux, les églises, les tribunaux, lieux qui lui étaient autrefois interdits. La chasse lancée par l’administration Trump est assumée, affichée et déshumanisante. Les droits des personnes étrangères sont volontairement piétinés.
Dans une vidéo, la Maison Blanche compare les personnes étrangères à des « Pokémons à attraper ». L’objectif annoncé de Donald Trump : un million d’expulsions par an. Pour l’atteindre, il a fait de l’ICE son bras armé en augmentant ses effectifs et son champ d’action. La méthode : instiller la peur permanente et organiser une machine de détention. Des personnes sont arrêtées, placées en détention ou expulsées dans des pays tiers même lorsqu’elles sont en règle.
Et celles et ceux qui cherchent à défendre les droits des personnes étrangères sont aussi ciblées. Face aux manifestations de soutien aux personnes étrangères qui ont éclaté en juin à Los Angeles, Donald Trump a répondu par la force et la peur : des troupes armées ont été déployées dans les rues pour réprimer les manifestants qui protestaient. Par ces méthodes, Trump cherche à intimider des communautés entières en contrôlant des zones urbaines et à écraser la dissidence.
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Dans un rapport publié en décembre 2025 nous avons enquêté sur « Alligator Alcatraz », nouveau centre de détention financé par l'État, créé à la hâte en juillet 2025. Les personnes arrêtées arbitrairement par l’ICE se retrouvent détenues dans des conditions inhumaines et insalubres, révélées dans notre rapport. Pour l’un de nos chercheurs, Amy Fischer : « ces conditions à Alligator Alcatraz illustrent une pratique de négligence délibérée visant à déshumaniser et sanctionner les personnes qui y sont détenues » La Floride est l’un des laboratoires de la politique anti-immigration de Donald Trump. Dans cet État, le nombre de personnes détenues par l’ICE a augmenté de 47 % en seulement huit mois. La peur d’être arrêté, placé en détention ou expulsé est omniprésente. Depuis le 20 janvier 2025, plus de 1,5 million de personnes étrangères ont perdu ou vont perdre leur statut de résident temporaire légal. Du jamais vu dans l’histoire récente des États-Unis.
Face à des méthodes violentes, racistes et arbitraires, la résistance s’organise. Des habitants de plusieurs villes se regroupent pour protéger les personnes étrangères ciblées qui ne souhaitent plus sortir de chez elles par crainte d’être arrêtées. Renee Nicole Good, citoyenne américaine, se trouvait en plein dans une opération de contrôle de la police de l’immigration à Minneapolis quand elle a été abattue par un agent de l’ICE le 8 janvier 2026. Le meurtre de cette mère de famille de 37 ans a suscité une vague de manifestations contre la police de l’immigration.
2. Les universités et la recherche sous haute surveillance : le savoir mis au service du politique
La liberté d’expression des étudiant·es bafouée
Des étudiant·es qui s’expriment en faveur des droits des populations palestiniennes sont sanctionnés. Les étudiant·es étranger·es sont particulièrement visés. Nous avons enquêté sur la surveillance de leurs réseaux sociaux, scrutés par des outils dopés à l’IA pour déceler la moindre prise de parole en faveur des droits des Palestinien·nes.
Mahmoud Khalil, ancien étudiant de l’université Columbia, a été illégalement arrêté pour avoir été porte-parole de manifestations sur le campus. Nous avions activement milité pour sa libération, mais il reste menacé d’expulsion du territoire américain.
La résistance à ces attaques passe en premier lieu par la mobilisation étudiante. Et c’est ce que cherche à neutraliser Trump en s’attaquant aux manifestations sur les campus. Pour protéger les droits des étudiant·es à s’exprimer, se rassembler et s’organiser, la section américaine d’Amnesty International a lancé sa campagne “Halte à la répression : Protégeons le pouvoir des étudiants”
Le savoir scientifique bâillonné
Les universités qui ne s’alignent pas sur les politiques du Président Trump sont menacées par les retraits de financement et par des enquêtes à leur encontre. Donald Trump a demandé la révocation du statut d’exonération fiscale de l’université Harvard pour avoir “encouragé un virus politique, idéologique et terroriste” qui n’est pas “dans l’intérêt public”. Six autres établissements d'enseignement supérieur ont fait l'objet d'une enquête pour avoir accordé des « bourses d'études fondées sur la race », jugées inadmissibles.
Donald Trump multiplie les mesures pour cloisonner la science et l’éducation dans une vision trumpiste du monde. Le changement climatique ou les politiques de diversité ne font pas partie du vocabulaire officiel sont effacés par le pouvoir. Nous avions rencontré le chercheur et professeur d’histoire Brian Sandberg qui témoignait de la censure à laquelle il faisait face dans ses projets de recherche. Ses recherches portant sur le changement climatique ne pouvaient plus recevoir bourse fédérale. Le Washington Post a révélé qu’une liste de mots clés interdits circulait dans la recherche universitaire : “femme”, “diversité”, “antiracisme”, “changement climatique”, “genre” sont accusés de propager une “idéologie wokiste”.
Des milliers de pages web et de données sur la santé et le climat ont été supprimées des sites web gouvernementaux et une vague de coupes budgétaires et de licenciements vise les organismes de recherche.
Le gouvernement américain contrôle la manière de s'exprimer, d'écrire, d’enseigner et d’apprendre. En clair, il contrôle notre façon de penser.
Jonathan Friedman, directeur général des programmes américains pour la liberté d'expression chez PEN America.
3. La croisade de Donald Trump contre le genre : les minorités dans le viseur
Déjà bien entamée durant son premier mandat, la croisade de Donald Trump contre le genre a été redéployée avec fracas. A son investiture, le président américain signait déjà l’une de ses mesures phares, désormais entérinée par la Cour suprême : l’interdiction de la mention « X » sur les passeports américains. Exclusion des personnes trans de l’armée et des compétitions sportives, transfert des femmes trans détenues dans des prisons pour hommes, retrait d’importants financements fédéraux aux hôpitaux proposant des traitements hormonaux et chirurgicaux aux mineurs… Tout est fait pour effacer les personnes trans de la vie publique.
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Dès janvier 2025, les agences fédérales ont été priées de retirer tout contenu promouvant une « idéologie de genre ». Résultat, peu après le retour de Donald Trump à la maison blanche, un large éventail d’informations et de données relatives aux droits et à l’histoire des personnes trans, à la santé sexuelle et reproductive ainsi qu’à l’avortement avaient tout bonnement été supprimées des sites de certaines agences fédérales.
C’était une de ses promesses de campagne : Donald Trump s’est aussi attelé à mettre un terme aux politiques de diversité, d’équité et d’inclusion (DEI) dans toutes les agences fédérales. Ces politiques avaient été mises en place pour lutter contre les inégalités systémiques en matière d’embauche. Leur suppression a conduit à un licenciement massif de professionnels DEI du gouvernement et d'agences chargées de défendre les droits civils. Elle a par ailleurs entraîné des coupes de financement et menacé d'enquêtes et d'amendes les organisations non gouvernementales ayant adopté des politiques DEI.
Fortement restreint depuis l’arrêt Roe vs Wade en 2022, le droit à l’avortement a lui aussi de nouveau subi les foudres du président Trump. En juin, le gouvernement américain a annoncé sa décision d’annuler la directive Biden permettant aux hôpitaux de pratiquer des IVG en cas d’urgence médical. Les financements publics en faveur de la santé sexuelle et reproductive ont été taillés à la serpe, entraînant notamment la fermeture de nombreuses cliniques de la Planned Parenthood, une organisation semblable au Planning familial en France.
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Nous dénonçons ces attaques contre les droits et libertés des personnes LGBTI+ et contre ceux des femmes, contraire aux obligations du pays au regard du droit international. Chacun devrait être libre de pouvoir prendre des décisions sur son corps et sa sexualité, sans entraves.
4. Médias, ONG et justice muselés : des contrepouvoirs affaiblis
Le droit à l’information et la liberté de la presse attaqués
Les journalistes étaient déjà pointés comme “les ennemis du peuple” lors du premier mandat de Donald Trump. Mais depuis un an, la presse libre fait face à un état de siège permanent mené par le Président. Les hostilités commencent avec l’agence de presse AP (Associated Press) qui est bannie du bureau Ovale et de l’avion présidentiel pour son refus d’employer le terme “golfe d’Amérique” fraichement renommé par Donald Trump pour désigner le golfe du Mexique.
En plaçant un de ses proches, Brendan Carr, à la tête de la Federal Communications Commission (la FCC, l’équivalent de l’Arcom aux États-Unis), Donald Trump a transformé l’agence indépendante de régulation des médias en un instrument de représailles politiques. Brendan Carr a mis fin à toute initiative en matière de diversité, d’équité et d’inclusion (DEI) au sein de la FCC, a rouvert une plainte contre CBS News concernant le montage d'une interview de l'ancienne vice-présidente américaine Kamala Harris ; et a lancé des enquêtes à l'encontre des chaînes NPR et PBS.
Le journaliste Mario Guevara qui couvrait les manifestations contre les politiques migratoires a été expulsé vers son pays d’origine, le Salvador, après plus de vingt ans de carrière aux États-Unis.
Des médias publics internationaux sont démantelés. La chaîne Voice of America, la deuxième en termes d’audience mondiale, peine à survivre après le licenciement de plusieurs centaines de journalistes.
La Maison Blanche ouvre grand les portes aux influenceurs pro-Trump qui posent des questions complaisantes tout en essayant d’assujettir les médias traditionnels. Le ministère de la défense américain ne souhaite plus souffrir d’aucune critique à son égard en imposant aux journalistes la validation de toute publication le concernant. Des centaines de journalistes qui refusent ces pratiques anti-déontologiques ont dû rendre leurs accréditations et quitter le Pentagone. Une journaliste du Washington Post, Hannah Natanson, a même été perquisitionnée à son domicile par le FBI à la recherche de ses sources qui ont dévoilé des documents classifiés.
La société civile affaiblie
Des associations et des ONG accusées de “fomenter la violence politique” sont visées par des enquêtes fédérales. Toutes opinions critiques jugées « anti-américaines », « anticapitalistes » ou « hostiles aux valeurs chrétiennes traditionnelles » risquent des enquêtes, des gels de leurs avoirs ou des accusations de terrorisme. Les ONG et associations en lien avec les droits des personnes réfugiées et migrantes sont particulièrement ciblées.
Nous avons dénoncé les sanctions à l’encontre de trois ONG palestiniennes de défense des droits humains pour leur coopération avec la Cour pénale internationale. Cette décision vise à priver les victimes palestiniennes de toute perspective de vérité, de justice et de réparations.
L’indépendance de la justice ciblée
Si un juge, un avocat, un procureur émettent une décision contraire à la politique de Trump, ils peuvent être évincés. Par une série de mesures fulgurantes, l'administration Trump s’est immiscée dans le pouvoir judiciaire : destitutions arbitraires de juges, contournement des ordonnances des tribunaux, sanctions de procureurs ayant travaillé au sein de l’administration Biden, entraves du fonctionnement du barreaux, pressions sur le travail des avocats… Cette immixtion dans le système judiciaire cherche à intimider. Le président Trump a ciblé des cabinets d'avocats qui semblaient être engagés dans des affaires judiciaires contraires à son programme ou qui employaient des personnes qu'il considérait comme des adversaires.
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Le juge Thomas Cullen, de Virginie, dénonce les attaques de l’administration Trump contre le système judiciaire. « Les principaux responsables de l'exécutif ont qualifié les juges fédéraux de « gauchistes », « libéraux », « activistes », « radicaux », « politisés », « voyous », « dérangés », « inconstitutionnels », « malhonnêtes » et pire encore » Thomas Cullen avait rejeté une plainte déposée par l’administration Trump contre 15 juges fédéraux du Maryland. Ils étaient ciblés par Trump suite à une ordonnance déposée par les juges pour suspendre l’expulsion immédiate de personnes étrangères qui feraient appel de leur expulsion. Par les méthodes d’intimidation déployées par l’administration Trump, la sécurité des juges est aussi engagée. En ciblant la justice aussi frontalement, l’administration Trump fragilise l’État de droit.
5. Le droit international piétiné : vers un nouvel désordre mondial ?
Les lignes rouges franchies à Gaza
Un mois après son investiture, le Président américain propose une vision glaçante où la bande de Gaza serait vidée de sa population pour en faire une “Riviera du Moyen-Orient". Malgré nos appels à un embargo total sur les armes à destination d’Israël, les États-Unis continuent à être le principal fournisseur d’armes à Israël. Notre organisation dénonce ces transferts d’armes qui violent le Traité sur le commerce des armes, un traité international signé par les États-Unis qui oblige les États à cesser de transférer des armes qui pourraient servir à commettre des crimes internationaux. Les entreprises multinationales américaines de la défense Boeing et Lockheed Martin ont été épinglées par notre organisation pour leur manière de tirer profit du génocide.
Le Président américain annonce des sanctions envers les juges de la Cour pénale internationale, fragilisant de manière inédite la justice internationale et plaçant Israël au-dessus des lois. Nous avons également dénoncé les sanctions émises dans la foulée envers la Rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, quelques jours après la publication du rapport de l’ONU sur les entreprises qui tirent profit du génocide à Gaza.
L’ordre mondial remis en cause
Donald Trump a annoncé le retrait des États-Unis d’une série d’organes internationaux comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Conseil des droits de l'homme des Nations unies, l’accord de Paris sur le climat ou encore l’UNESCO. Nous nous alarmons du retrait du pays du GIEC et de 66 autres organisations en lien avec l’aide aux enfants et aux femmes victimes de violence et la lutte contre le changement climatique. C’est une nouvelle manière de tourner le dos au multilatéralisme tel qu’on l’a connu au cours des précédentes décennies et que les États-Unis avaient jusqu’alors eux-mêmes contribué à façonner. Donald Trump revendique un climatoscepticisme décomplexé, où le mot d’ordre reste “Drill, baby, drill” avec la poursuite effrénée de l’extraction des énergies fossiles.
Le gel de l’aide humanitaire américaine a interrompu des programmes essentiels de soins de santé, de sécurité alimentaire à travers le monde, menaçant des millions de vies et de droits.
Le tournant avec le Venezuela
En Amérique latine et dans les Caraïbes, l’administration Trump mène des frappes illégales depuis septembre 2025 sans approbation du Congrès, sous prétexte d’être en “guerre” contre les cartels de drogue. Ces frappes, à l’origine de la mort de plus de 100 personnes, constituent des exécutions extrajudiciaires.
L’enlèvement de Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores au Venezuela marque un tournant dans la violation du droit international. Les États-Unis affichent leur volonté de diriger le pays et de contrôler ses ressources pétrolières, brandissant la loi du plus fort au-dessus du droit international. Ces actions sont le signe d'un monde régi par la force militaire et l'intimidation, ce qui augmente le risque de voir d'autres opérations similaires se reproduire dans le monde.
La rapidité et l’exécution méthodique des attaques anti-droits de ce début du deuxième mandat de Donald Trump a sidéré les États-Unis et le monde entier. Le pays poursuit une trajectoire dangereuse vers un État autoritaire.
Ces mesures ne minent pas seulement l’État de droit aux États-Unis mais également au niveau mondial. Le pays de l’Oncle Sam apparait comme le chef de file des anti-droits. La montée des pratiques autoritaires et l’impunité s’étendent à de nombreux pays de manière décomplexée.
Il y a des preuves d’intimidation. Il y a des preuves de destruction. Il y a des preuves que des pays utilisent leur puissance militaire, leur puissance économique, pour contraindre d’autres à accepter (...) Les dirigeants européens doivent faire preuve de courage. Qu’ils arrêtent de croire qu’on peut négocier avec des tyrans."
Agnès Callamard, présidente d'Amnesty International, appelle les dirigeants européens à résister face aux menaces américaines.
Mais face à ces nombreuses dérives du pouvoir américain, il est encore temps d’agir. Si les contrepouvoirs sont fragilisés par les mesures du gouvernement, ils doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour maintenir l’État de droit. Le Congrès (la chambre des représentants et le Sénat) doit protéger les droits dans la législation américaine et les agences gouvernementales doivent veiller à la bonne application de la loi.
Les organisations internationales, telles les Nations unies, et les autres pays du monde doivent veiller au respect des droits humains aux États-Unis et dénoncer lorsqu’ils sont violés. Les acteurs privés, comme les entreprises de la tech, ont également une responsabilité lorsqu’il s’agit de résister aux demandes gouvernementales qui ciblent les droits humains.
Enfin, la résistance passe par les populations. Elle est déjà en marche. Partout aux États-Unis, la société civile s’organise, se mobilise et refuse les dérives autoritaires. Nous appelons la société civile à poursuivre cet élan. Face à la vitesse à laquelle les droits sont attaqués, comment consolider la mobilisation ? En rejoignant et en renforçant des organisations comme Amnesty International. En soutenant et protégeant les personnes et les communautés ciblées par l'administration Trump. En continuant à documenter, dénoncer les violations des droits humains. Et surtout, en remettant l'humain au centre. L’avenir se joue dans notre capacité à nous organiser et il dépend de notre résistance. Organisons là.
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