Accéder au contenu
Menu
Agir
Faire un don
ou montant libre :
/mois
Grâce à la réduction d'impôts de 66%, votre don ne vous coûtera que : € 5.1/mois
Agir

Aujourd’hui, nous avons besoin de vous pour continuer

Amnesty International est une des rares associations à financer l’essentiel de ses actions grâce à la générosité de ses membres et donateurs. Nous ne pouvons plus mener à bien certaines de nos opérations de collecte de fonds, mais vous pouvez continuer à nous soutenir en ligne.

Espace journalistes

Contact presse

Pour toute demande d'interview ou recevoir nos communiqués de presse :

+33 1 53 38 66 00

+33 6 76 94 37 05 (soir & week-end)

spresse@amnesty.fr

Espace journalistes

Contact presse

Pour toute demande d'interview ou recevoir nos communiqués de presse :

+33 1 53 38 66 00

+33 6 76 94 37 05 (soir & week-end)

spresse@amnesty.fr

Communiqué de presse

Thaïlande. La fermeture de médias sert une stratégie de la peur face au mouvement de contestation qui prend de l’ampleur

En réaction aux informations selon lesquelles un tribunal a confirmé le décret du gouvernement ordonnant la fermeture de « toutes les plateformes » de Voice TV, Ming Yu Hah, directrice régionale adjointe pour le travail de campagne à Amnesty International, a déclaré :

« Voice TV fait son travail en couvrant les manifestations pacifiques qui prennent de l’ampleur à travers le pays. Tout comme les accusations portées contre les leaders de la contestation, ces méthodes visent clairement à intimider et harceler les citoyen·ne·s pour les réduire au silence.

« Le harcèlement des médias n’est qu’une facette de l’attaque que mènent actuellement les autorités thaïlandaises contre les moyens de communication, à l’image des menaces visant à bloquer la plateforme de messagerie Telegram et de l’utilisation de la Loi relative à la cybercriminalité, entre autres, contre des personnes en raison de ce qu’elles publient et partagent en ligne.

« Des Thaïlandais·es de tous âges descendent dans les rues et viennent grossir les rangs de ce mouvement pacifique initié par la jeunesse. Les autorités doivent respecter et protéger les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique, ainsi que la liberté de la presse. Elles doivent permettre à tous d’exprimer pacifiquement leurs opinions, dans la rue et sur les réseaux sociaux – et laisser les journalistes rendre compte de l’évolution de la situation.

« Nous leur demandons une nouvelle fois de relâcher immédiatement et sans condition tous les manifestant·e·s pacifiques placés en détention. Elles doivent abandonner toutes les charges retenues contre ces personnes et, dans l’attente, veiller à ce qu’elles puissent consulter un avocat.

« En outre, nous les invitons à annuler l’interdiction visant le groupe Voice TV et d’autres organes de presse et à permettre aux médias indépendants de travailler librement sans être la cible de mesures d’intimidation et de harcèlement, et sans craindre de représailles. »

Complément d’information

Mardi 20 octobre, la cour pénale thaïlandaise a confirmé le décret gouvernemental émis par le Commandement conjoint pour l’administration de la situation d’urgence (JCAES) ordonnant l’arrêt de tous les programmes télévisés et numériques du groupe Voice TV. Le décret ciblait également trois autres médias : Prachatai, The Standard et The Reporters, mais la décision de justice les concernant n’a pas encore été rendue. Selon les autorités, ces médias ont bafoué les ordonnances émises dans le cadre du décret d’urgence annoncé la semaine dernière. Un porte-parole du ministère de l’Économie et de la Société numériques a ajouté que le groupe Voice TV avait également été reconnu coupable de violation de la Loi relative à la cybercriminalité.

Depuis le 13 octobre, les autorités ont arrêté au moins 49 manifestant·e·s, dont certains en vertu de pouvoirs d'exception, notamment ceux annoncés plus tôt cette année. Un état d’urgence « strict » a été décrété le 15 octobre ; les informations faisant état de nouvelles arrestations et détentions se multiplient. Les manifestations s’étoffent à travers tout le pays pour réclamer une nouvelle Constitution, une réforme de la monarchie et la fin du harcèlement contre les détracteurs du pouvoir en place.

Les autorités ont déjà intenté des poursuites pénales contre au moins 65 personnes depuis le début de l’année, en marge des manifestations pacifiques. Des manifestant·e·s ont signalé des actes de harcèlement en lien avec leur présence aux rassemblements, notamment des visites à leur domicile et des menaces de poursuites judiciaires.

Espace journalistes

Contact presse

Pour toute demande d'interview ou recevoir nos communiqués de presse :

+33 1 53 38 66 00

+33 6 76 94 37 05 (soir & week-end)

spresse@amnesty.fr

Sur le même pays

Thaïlande. Il faut abandonner les accusations injustifiées et libérer les manifestant·e·s pacifiques

Publié le : 24.10.20

Alors que les manifestations pacifiques prennent de l’ampleur en Thaïlande, les autorités continuent d’invoquer des lois formulées en termes vagues, de portée très restrictive, pour harceler et faire taire...

Thaïlande. L’usage de canons à eau marque une escalade extrêmement préoccupante dans le maintien de l’ordre des manifestations

Publié le : 17.10.20

Réagissant à la dispersion de manifestant·e·s par la police thaïlandaise à l’aide de canons à eau projetant un mélange d’irritants et de teinture, Ming Yu Hah, directrice régionale adjointe pour le travail...

Thaïlande. Nouvelles arrestations dans le cadre d’un décret d’urgence «drastique» interdisant les rassemblements

Publié le : 15.10.20

En réaction aux informations selon lesquelles les autorités thaïlandaises ont interdit les rassemblements de cinq personnes ou plus à Bangkok et le partage d’informations « susceptibles de créer la peur...

Thaïlande. Facebook se soumet à des demandes de censure abusives

Publié le : 26.08.20

En réaction aux informations selon lesquelles Facebook a donné une suite favorable à des demandes de censure en provenance des autorités thaïlandaises, la directrice par interim d’Amnesty Tech Rasha Abdul-Rahim...

Thaïlande. Nouvelles arrestations et inculpations de manifestants pacifiques sur fond de manifestations prodémocratie

Publié le : 20.08.20

Réagissant à l’arrestation de huit autres militants les 19 et 20 août, Ming Yu Hah, directrice régionale adjointe pour le travail de campagne à Amnesty International, a déclaré :

Les cookies assurent le bon fonctionnement du site, en continuant la navigation vous acceptez leur utilisation. Gérer les paramètres