Accéder au contenu
Menu
Agir
Faire un don
ou montant libre :
/mois
Grâce à la réduction d'impôts de 66%, votre don ne vous coûtera que : € 5.1/mois
© EPA

© EPA

© EPA

Monténégro

Les droits humains au Monténégro en 2019

Le niveau élevé de corruption et les préoccupations au sujet de la liberté de la presse ont entravé les progrès du Monténégro en vue de son adhésion à l’Union européenne. Plusieurs manifestations ont été organisées par la société civile pour dénoncer la corruption électorale.

Les protestataires ont également mis en avant la pauvreté chronique ainsi que le recul du respect des droits humains dans le pays, et exigé la démission du président et de hauts représentants du parquet.

OBLIGATION DE RENDRE DES COMPTES

Signe de l’impunité persistante dans ce domaine, des poursuites étaient en cours dans une seule affaire de crimes de guerre. Quatre cas de crimes de guerre faisaient toujours l’objet d’une enquête, mais le parquet spécial n’avait pas engagé de poursuites. En juin, Vlado Zmajević a été reconnu coupable de crimes de guerre pour le meurtre de quatre civils membres de la communauté albanaise à Žegra/Zhegër (Kosovo) en 1999. Il a été condamné à 14 ans d’emprisonnement.

LIBERTÉ D’EXPRESSION

Le Monténégro est passé au 104e rang du classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières, en léger recul par rapport à l’année précédente. Le journaliste d’investigation Jovo Martinović a été condamné, en janvier, à 18 mois d’emprisonnement pour implication dans un trafic de stupéfiants. Cette condamnation a été dénoncée au niveau international. Il a nié les faits qui lui étaient reprochés, faisant valoir qu’il menait une enquête légitime sur un groupe criminel. La condamnation a été annulée en appel en octobre, et un nouveau procès s'est ouvert en décembre.

En février, neuf hommes soupçonnés de participation à une attaque perpétrée en mai 2018 contre Olivera Lakić ont été arrêtés. Blessée par balle dans cet incident, cette journaliste enquêtait sur les liens entre le pouvoir et le crime organisé.

DROITS DES LESBIENNES, DES GAYS ET DES PERSONNES BISEXUELLES, TRANSGENRES OU INTERSEXES

Le nombre de crimes de haine signalés était en hausse, mais celui des poursuites engagées demeurait faible. L’ONG LGBT Forum Progres a enregistré en mars 66 déclarations discriminatoires en ligne, y compris des menaces et des discours de haine. Elle en a informé la police. Le Parlement a rejeté, en juillet, un projet de loi visant à légaliser les partenariats civils entre personnes de même sexe.

TORTURE ET AUTRES MAUVAIS TRAITEMENTS

En février, le Comité européen pour la prévention de la torture a souligné que 54 membres de l’Unité spéciale antiterroriste soupçonnés d’avoir infligé des mauvais traitements à 21 personnes pendant une manifestation en 2015 étaient toujours impunis. En dépit des recommandations formulées précédemment par le Comité, les agents de l’Unité ne portaient pas de badge avec leur nom ou leur numéro matricule, ce qui empêchait toute identification des auteurs de ces actes.

DROITS EN MATIÈRE DE LOGEMENT ET EXPULSIONS FORCÉES

Les 51 dernières familles de réfugiés roms du Kosovo qui vivaient dans le camp de Konik depuis 1999 (qui en a accueilli 219 au total) ont été transférées dans des logements convenables en décembre 2018. Malgré tout, environ 40 % des ménages roms vivaient toujours de façon précaire dans des quartiers informels, sans avoir les moyens d’obtenir une régularisation de leur habitation. En décembre, 28 familles de Bijelo Polje risquant d’être expulsées de force attendaient toujours d'être relogées dans des conditions décentes.

PERSONNES RÉFUGIÉES OU DEMANDEUSES D'ASILE

Le nombre d’arrivées a augmenté ; la plupart des personnes concernées étaient en transit. Au 31 décembre, 7 975 personnes avaient fait part de leur intention de solliciter l’asile, mais seules 1 921 demandes avaient effectivement été déposées. Cinq personnes avaient obtenu l'asile et une sixième, une protection temporaire. La police monténégrine a tenté d’empêcher des personnes de passer en Bosnie-Herzégovine ; des hommes et des femmes se trouvant dans ce pays étaient régulièrement renvoyés contre leur gré vers le Monténégro.

Les cookies assurent le bon fonctionnement du site, en continuant la navigation vous acceptez leur utilisation. Gérer les paramètres