Chaque année, Amnesty International analyse dans son rapport annuel la situation des droits humains dans le monde. Un an d’enquête, 144 pays analysés. Voici ce qu’il faut savoir sur les droits humains au Danemark en 2025.
Les autorités ont présenté leurs excuses aux femmes inuits ayant subi la pose d’un dispositif intra-utérin sans leur consentement. En réponse à des critiques internationales, un plan d’action contre le racisme a été lancé. Une loi relative à « l’approbation du terrorisme » a été utilisée de manière arbitraire. Une action en justice, intentée par Amnesty International et d’autres organisations pour mettre fin aux transferts irresponsables d’armes vers Israël, a été jugée irrecevable. Des manifestant·e·s ont été indemnisés pour avoir été maintenus en garde à vue plus longtemps que la durée autorisée.
Droits économiques, sociaux et culturels
En août, la Première ministre du Danemark et le Premier ministre du Naalakkersuisut (le gouvernement du Groenland) ont présenté des excuses conjointes aux milliers de femmes inuits à qui des dispositifs intra-utérins contraceptifs avaient été implantés sans leur consentement entre 1966 et les années 1990. Des organisations de la société civile ont salué cette décision, tout en exigeant une indemnisation financière pour ces femmes et les autres Inuits victimes de discrimination.
En février, en réponse à des critiques formulées par le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale [ONU] et la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance [Conseil de l’Europe], le gouvernement a présenté un plan d’action contre le racisme. Celui-ci comportait notamment un volet sur le peuple inuit, la population autochtone du Groenland.
Liberté d’expression
Quatorze citoyen·ne·s, dont une jeune fille de 16 ans, ont été condamnés à des peines allant jusqu’à neuf mois d’emprisonnement pour « approbation du terrorisme », en raison de commentaires publiés sur les réseaux sociaux après les attaques du 7 octobre 2023 dans le sud d’Israël. Des organisations de la société civile se sont inquiétées de l’utilisation arbitraire de cette loi et du manque de clarté de la définition du terme « approbation du terrorisme ».
Liberté de réunion pacifique
En septembre, neuf militant·e·s pacifiques pour le climat ont été indemnisés pour avoir été maintenus en garde à vue jusqu’à deux heures sans raison légale après avoir été accusés de « troubles à l’ordre public ». Au total, une vingtaine d’affaires étaient en cours concernant des centaines de manifestant·e·s pacifiques qui auraient été retenus par la police au-delà de la durée légalement autorisée ou justifiée.
Transferts d’armes irresponsables
En avril, la Haute Cour a statué sur une plainte déposée contre l’État danois (le ministère des Affaires étrangères et la police nationale) par Amnesty International Danemark, ActionAid Danemark, Oxfam Danemark et l’organisation palestinienne de défense des droits humains Al Haq afin de faire cesser les exportations d’armes vers Israël effectuées dans le cadre de la participation du Danemark au programme d’avions de chasse F-35. Les organisations estimaient qu’il existait un risque manifeste que les pièces et composants d’avions de chasse F-35 exportés par le Danemark soient utilisés par Israël pour commettre de graves violations du droit international humanitaire à l’encontre des Palestinien·ne·s dans la bande de Gaza occupée.
La Cour a conclu que les organisations n’avaient pas le droit d’intenter une telle action en justice. La Cour suprême a été saisie d’un recours en avril. Elle était principalement chargée de juger si Amnesty International Danemark et les autres plaignants avaient qualité pour agir dans cette affaire. Les organisations craignaient que, si la Cour suprême confirmait le verdict, il devienne impossible de contester en justice des exportations d’armes suspectées de violer les dispositions du Traité sur le commerce des armes, auquel le Danemark était pourtant partie.
Droit à un environnement sain
Les politiques climatiques du Danemark figuraient toujours parmi les meilleures au monde. Cependant, il demeurait nécessaire d’investir davantage pour atteindre l’objectif de neutralité climatique à l’horizon 2050. Les émissions indirectes du Danemark restaient également élevées en raison de ses nombreuses importations et de la forte externalisation de sa production.
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