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Civils dans les conflits armés

Les populations civiles sont les premières victimes des conflits armés. Si ensemble nous ne révélons pas leurs souffrances, si nous ne défendons pas leurs droits, qui le fera ? Nous lançons un appel aux dons à la télévision.

Pour les Palestiniens

74 ans de souffrance

Réfugiés palestiniens au Liban © Tanya Habjouqa

Le 15 mai, est le jour de commémoration de la Nakba qui désigne le déplacement de plus de 700 000 Palestiniens lors de la création de l’État d’Israël en 1948. 74 ans après, Israël continue de priver les réfugiés palestiniens de leur droit de retourner sur leurs terres.

74 ans après le conflit qui a eu lieu à la suite de la création d’Israël, les réfugiés palestiniens qui ont été forcés de partir de chez eux et dépossédés de leurs terres continuent d’en subir les terribles conséquences.

74 ans après, ils ne peuvent toujours pas rentrer chez eux

La souffrance des Palestiniens et Palestiniennes continue. Les autorités israéliennes y ont contribué : elles leur refusent leur droit de retour et ne les ont jamais indemnisées pour la confiscation de leurs terres et de leurs biens immobiliers. Aucune solution durable ne pourra être trouvée pour ces réfugiés tant que l’État d’Israël ne respectera pas ce droit au retour, garanti par le droit international. 

Lire aussi : Israël : les Palestiniens sont victimes d’un apartheid  

En plus de la perte de leurs terres , les réfugiés palestiniens ne sont pas au bout de leurs peines. Certains pays d’accueil ont mis en place de lois discriminatoires et des obstacles qui les empêchent  de s'intégrer, malgré les décennies passées dans le pays, d’avoir accès à des emplois et aux services de base.  

réfugiés palestiniens au Liban

Réfugiés palestiniens au Liban © Tanya Habjouqa

En Jordanie et au Liban

On dénombre actuellement plus de 5,6 millions de réfugiés palestiniens enregistrés.

La grande majorité d’entre eux vivent en Jordanie, au Liban, en Syrie et dans les territoires palestiniens occupés. Les réfugiés palestiniens qui se trouvent dans ces territoires sont pris au piège dans un cycle de pauvreté et de discrimination systématique qui semble ne devoir jamais prendre fin.

La majorité des réfugiés palestiniens qui vivent au Liban sont nés dans ce pays et y ont toujours vécu, mais ils ne peuvent pas obtenir la nationalité libanaise, et un grand nombre d’entre eux sont toujours apatrides et privés d’accès aux services publics, y compris aux soins médicaux et à l’éducation.

Plusieurs réfugiés palestiniens vivant au Liban ont expliqué que leur espoir de carrière professionnelle et d’avenir meilleur est anéanti en raison des lois discriminatoires qui empêchent les Palestiniens de pratiquer une trentaine de professions, et notamment d’être médecins, dentistes, juristes, architectes ou encore ingénieurs.

La pauvreté est partout [...] Je veux bâtir une vie meilleure pour moi, loin de toute cette misère.

Mohammad, 21 ans, réfugié palestinien au Liban

Près de 2,1 millions de réfugiés palestiniens vivent en Jordanie, et quelque 370 000 d’entre eux se trouvent dans des camps où les conditions d’existence sont généralement déplorables. Les trois quarts environ des réfugiés palestiniens qui vivent en Jordanie se sont vus accorder la nationalité jordanienne, ce qui leur permet d’avoir accès aux soins de santé et à l’éducation.

Cependant, plus de 600 000 de ces réfugiés, dont quelque 150 000 qui ont fui la bande de Gaza et gagné la Jordanie à la suite du conflit israélo-arabe de 1967, n’ont pas été naturalisés et n’ont pas suffisamment accès aux services publics.

J’ai grandi dans l’espoir que nous allions retourner très bientôt en Palestine, mais au lieu de cela nous sommes restés dans des maisons fabriquées avec des plaques d’amiante [...] Je veux vivre comme les autres êtres humains. Je veux recevoir des soins de santé, une éducation digne de ce nom et bénéficier de vraies infrastructures. Je veux l’égalité.

Jundia Awwad, 48 ans, vit dans le camp de réfugiés de Jerash

Réfugiés palestiniens au Liban

Réfugiés palestiniens au Liban © Tanya Habjouqa

Une décision inhumaine

En 2018, les États-Unis ont décidé de suspendre leur participation financière à l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA). Ces fonds permettaient de financer et fournir des services de base à des millions de réfugiés palestiniens, y compris des soins de santé, une éducation, une aide d’urgence et des emplois. Le retrait de la participation financière des États-Unis a rendu la vie de ces personnes plus difficile encore.

La situation des réfugiés palestiniens est intenable, et le point de rupture approche avec chaque année qui passe. Combien de temps encore les réfugiés palestiniens devront-ils endurer une vie de souffrance, de privations et de discriminations uniquement en raison de leur origine ?

Agir

Stop à l'apartheid contre les Palestiniens !

Demandez au Premier ministre israélien Naftali Bennett de mettre fin immédiatement aux démolitions et aux expulsions forcées en signant notre pétition. 

Pour les Palestiniens : 74 ans de souffrance - Amnesty International France