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Un soldat dans une favela au Brésil en 2014 © AFP/Getty Images

Un soldat dans une favela au Brésil en 2014 © AFP/Getty Images

Un soldat dans une favela au Brésil en 2014 © AFP/Getty Images

Justice internationale et impunité
Actualité

7 choses à savoir avant les Jeux Olympiques de Rio de Janeiro

A 100 jours des Jeux Olympiques de Rio, retour une année de violations des droits humains dans un pays où les habitants vivent dans la terreur.

Au moins 11 personnes ont été tuées lors d’opérations policières au cours des trois premières semaines d’avril 2016.

Le 2 avril, un garçon de cinq ans a été tué et deux autres personnes blessées lors d’une intervention de la police militaire à Magé, dans la métropole de Rio. Le 4 avril, cinq personnes ont perdu la vie à Acari, une favela du nord de la ville, au cours d’une opération conjointe menée par les polices fédérale et civile. Le même jour, un jeune homme a été tué dans la favela de Manguinhos lors d’une opération de la police militaire. Le 7 avril, au moins deux personnes ont été tuées à Jacarezinho, également lors d’une opération de la police militaire. Entre le 16 et le 17 avril, une vaste opération policière a fait deux morts et neuf blessés après 36 heures de tirs nourris à Alemão. Le 23 avril, un conducteur de mototaxi a été abattu au cours d’une opération de la police militaire.

Signer la pétition : La FIFA doit s'assurer que la Coupe du monde 2022 ne se prépare pas sur le dos des travailleurs migrants

Depuis le début de l’année 2016, les homicides liés à des interventions policières à Rio de Janeiro sont toujours d'actualité.

Malgré la baisse constaté, les homicides sont toujours d'actualité.

Les homicides résultant d’interventions policières dans l’État de Rio de Janeiro ont augmenté de 54 % en deux ans.

En 2014, année où le Brésil a accueilli la Coupe du monde, 580 personnes ont trouvé la mort au cours d’opérations policières dans cet État, soit environ 40 % de plus que l’année précédente. En 2015, la tendance s’est poursuivie, avec 645 homicides commis par des policiers, ce qui représente une augmentation de 54 % par rapport à 2013. Source : Rapport “You killed my son” et Institut de la sécurité publique du Brésil.

Loi antiterroriste : des milliers de militants et de manifestants risquent désormais d’être arrêtés au titre de la nouvelle loi antiterroriste du Brésil.

Une nouvelle loi fédérale de lutte contre le terrorisme adoptée en février 2016 menace les manifestants et les mouvements sociaux en criminalisant des actions ayant trait à l’exercice du droit à la liberté de réunion.

Arrêté pendant les manifestations qui ont précédé la Coupe du monde en 2013.

Rafael Braga, qui a été appréhendé lors d’une manifestation le 20 juin 2013 et condamné à cinq ans de prison, est toujours détenu. Il a été reconnu coupable de transport d’explosifs car il portait des bouteilles contenant des produits d’entretien, alors que l’analyse scientifique de ces produits a conclu qu’ils ne pouvaient pas servir à faire des explosifs. Ce cas figure dans le rapport d’Amnesty International intitulé « Ils utilisent une stratégie de la peur ». Le Brésil doit protéger le droit de manifester.

Aucune réglementation relative à l’utilisation des armes dites « à létalité réduite » n’a été élaborée, que ce soit sous la forme de directives opérationnelles, d’une formation rigoureuse ou de normes pour le choix et les essais de matériel.

Ces armes – parmi lesquelles figurent notamment les balles en caoutchouc, les grenades incapacitantes, les aérosols diffusant des produits chimiques irritants et le gaz lacrymogène – sont souvent employées pour réprimer des manifestations pacifiques au Brésil. Leur utilisation incorrecte et abusive occasionnant un recours injustifié et excessif à la force, ainsi que des blessures parfois permanentes, a été constatée à maintes reprises par Amnesty International dans le rapport « Ils utilisent une stratégie de la peur » et d’autres documents.

Des milliers de policiers militaires et de soldats déployés dans des zones résidentielles.

En 2014, l’armée brésilienne a été déployée dans le complexe de favelas de Maré à Rio de Janeiro pour la Coupe du monde de football. Plusieurs milliers de soldats et de policiers militaires sont restés sur place pendant plus d’un an et de multiples violations des droits humains ont été signalées, comme le cas de Vitor Santiago Borges, aujourd’hui âgé de 30 ans, qui a été blessé par balle par des membres des forces armées l’an dernier alors qu’il entrait dans la favela pour regagner son domicile avec des amis. Il a perdu une partie de sa jambe.

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