Une manifestante tient une pancarte avec le slogan "Stop arming Israël" (Arrêtez d'armer Israël) lors d'un rassemblement place de République à Paris en soutien au peuple palestinien de Gaza.
© Amaury Cornu / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Nous avons recensé dans une infographie les principales données concernant les armes et les matériels de guerre français vendus à Israël. Et ils sont éloquents. Malgré les annonces du gouvernement français sur l’absence de ventes d’armes à Israël, ce commerce de la mort continue bel et bien de battre son plein. En voici la preuve. 

En France, l’opacité règne sur les ventes d’armes françaises ; une lacune entretenue par le gouvernement. Pourtant, l’information relative à ces ventes est cruciale. Car derrière celles-ci, il y a des vies humaines qui sont décimées, arrachées. A Gaza, un génocide se déroule toujours sous nos yeux, commis par les autorités israéliennes.  

Le gouvernement français a affirmé. A plusieurs reprises, il l’a asséné. Non, la France ne vend pas d’armes à Israël. Ou alors seulement du matériel de guerre “défensif”, n’ayant donc pas vocation à être utilisé dans la bande de Gaza.  

Mais lorsqu’on scrute les chiffres et données disponibles, les faits sont là : non, il ne s’agit pas seulement d’armes dites “défensives”. Des enquêtes indépendantes du média d’investigation Disclose auraient même identifié des composants d’armes français qui auraient été utilisés sur le terrain à Gaza. Ces armes auraient pu servir à commettre de graves crimes internationaux.  

La France, par ses ventes d’armes, risque de devenir complice des crimes commis, dont le crime de génocide. Nous martelons l’urgence d’un embargo complet sur les armes. Pourtant, la France n’a toujours pas arrêté ses ventes d’armes vers Israël. Au contraire, les chiffres et données disponibles prouvent que malgré le génocide en cours, les ventes d’armes françaises n’ont jamais cessé.   

Amnesty International rejoint la plainte contre FedEx Belgique

Si la Belgique a suspendu le commerce d’armes à destination d’Israël, des failles subsistent dans le pays. Des composants destinés à des avions de combat F-35 ont transité en toute illégalité par l’aéroport de Liège, par le biais de l’entreprise FedEx Belgique. Or, les avions américains F-35 sont largement utilisés dans le génocide en cours à Gaza. Trois bombes de 900 kg larguées par un F-35 ont tué 90 Palestinien.nes à Khan Younis en juillet 2024.  

Face à ces transits illégaux, Amnesty International rejoint le 3 juin 2026 la plainte déposée contre FedEx Belgique. Cette action en justice vise à empêcher que de nouvelles armes transitent de manière illégale par la Belgique à destination d’Israël. Elle vise également à obliger l’entreprise FedEx à respecter les droits humains et à rendre des comptes pour ses violations du droit international. 

La France doit mettre fin à l’impunité d’Israël !

La France doit être à la hauteur de l’engagement citoyen. Elle doit mettre tout en œuvre pour faire respecter le droit international et faire cesser le génocide à Gaza.