Génocide à Gaza : la France doit mettre fin à l’impunité d’Israël !
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Un génocide a lieu en direct sur nos écrans. Sous le regard de nos dirigeants qui laissent l’horreur et l’impunité prendre le pas sur notre humanité. La France commence à sortir du silence, qu’elle passe aux actes ! Gaza n’a plus le temps d’attendre.
« Même l’espoir ne nous est pas permis. » ces témoignages sont le quotidien des gazaouis, bombardés depuis octobre 2023. Il n’y a plus de vie à Gaza, mais de la survie. Le seul avenir décrit par les habitants et habitantes de l’enclave est celui du jour d’après : celui de savoir s’ils mangeront demain, celui de savoir où ils seront forcés de se déplacer, celui de savoir où se trouvent les dépouilles de leurs proches.
À Gaza, la moitié de la population a moins de 18 ans. Depuis le début du conflit, une personne tuée sur trois est un enfant, selon les données de l’UNICEF. Derrière ces chiffres, il y a des vies, des histoires, des visages. Celui de Yaqeen Hammad, 11 ans, surnommée « l’influenceuse la plus jeune de Gaza », tuée le 23 mai 2025. Celui de Fatima Hassona, 25 ans, photojournaliste palestinienne, tuée le 16 avril 2025. Celui de Hind Rajab, six ans, retrouvée morte sous les décombres le 29 janvier 2024.
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Ces images et récits de vie nous parviennent grâce aux journalistes palestiniens alors que les journalistes étrangers sont interdits d’entrer à Gaza depuis le début du conflit. Un blocus informationnel et humanitaire. Plus de deux millions de personnes sont actuellement au bord de la famine à Gaza à cause de l’entrave à l’aide humanitaire. Des otages israéliens sont encore retenus captifs par le Hamas à Gaza laissant les familles dans une angoisse et peur insoutenable que le pire arrive.
Les bombardements israéliens incessants déciment des familles entières sur plusieurs générations, en toute impunité. La souffrance infligée à la population de Gaza est insoutenable. Cela ne peut plus durer.
© Mahmoud Issa via Reuters / mai 2025, Gaza
La France doit être à la hauteur de la mobilisation citoyenne !
Face au blocus, face à l’horreur, face au génocide en cours, la société civile se soulève partout dans le monde : manifestations immenses aux Pays-Bas, où 100 000 personnes ont formé une gigantesque ligne rouge contre le génocide à Gaza, l’équipage de la « Flotille pour la liberté » parti en mer pour briser le blocus israélien, la Marche mondiale vers Gaza où des milliers de personnes ont afflué vers la capitale égyptienne pour atteindre symboliquement Rafah, les voix des artistes du cinéma, celles des écrivains, des avocats, des journalistes dénoncent le génocide en cours. Et puis il y a la vôtre : vous qui descendez dans la rue, relayez des informations sur les réseaux sociaux, résistez pour la justice, la dignité et pour faire tenir ce qu’il reste de notre humanité.
La France doit être à la hauteur de votre engagement citoyen ! L’inaction de nos États entrera dans l’Histoire, s’ils laissent l’impunité prendre le pas sur notre humanité.
Signez notre pétition pour adresser ce message : Emmanuel Macron, vous êtes sortis du silence, passez aux actes ! Arrêtez de vendre des armes à Israël, respectez la Convention que la France a signée en 1948 pour prévenir et empêcher tout génocide, facilitez l’aide humanitaire à Gaza, exigez la libération immédiate de tous les otages et empêchez l’impunité d’Israël en agissant pour la justice !
Monsieur le Président de la République,
Les autorités israéliennes ont commis et continuent de commettre des actes prohibés par la Convention pour la prévention et la répression du génocide (1948) dans l’intention de détruire, en tout ou partie, la population palestinienne de Gaza.
Depuis le 7 octobre 2023, nombre d’États regardent comme s’ils étaient impuissants, les autorités israéliennes massacrer des familles entières sur plusieurs générations, causer aux Palestinien.nes des dommages physiques et mentaux graves y compris des handicaps permanents, détruire des habitations, des hôpitaux et des établissements scolaires et utiliser la famine comme une arme de guerre et une punition collective. Piégée dans une enclave soumise à un blocus total et à des bombardements intensifs, la population palestinienne est contrainte à des déplacements forcés, dans un territoire chaque jour plus réduit et dangereux.
Dès le 26 janvier 2024, la Cour internationale de justice (CIJ) a ordonné la première d’une série de mesures provisoires au nom desquelles Israël doit s’abstenir de commettre des actes relevant du crime de génocide. Depuis, aucun des arrêts de la CIJ n’a été mis en œuvre par les autorités israéliennes. Tous les États doivent respecter les arrêts de la CIJ car juridiquement contraignants. Ainsi, Ils doivent entreprendre tout ce qui est en leur pouvoir pour s’acquitter de leur obligation de prévenir le génocide, sans attendre que la CIJ r ne statue définitivement sur la qualification de crime de génocide. C’est le rôle de la France. A cet égard, elle doit cesser tout transfert d’armes à Israël au risque de devenir complice du crime de génocide en cours.
Le 21 novembre 2024, la Cour pénale internationale (CPI) a émis des mandats d’arrêt contre le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et Yoav Gallant, ancien ministre de la Défense, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Depuis leur inculpation, ils sont officiellement des hommes en fuite, la France et tous les États parties à la CPI, doivent tout mettre en œuvre pour qu’ils soient remis à la CPI en procédant à leur arrestation.
En 2019, la Chambre d’appel de la CPI a conclu qu’il n’existe pas d’immunité des chefs d’État en vertu du droit international coutumier vis-à-vis d’un tribunal international. Tous les États parties sont tenus d’arrêter toutes les personnes, y compris les chefs d’État en exercice.
Le droit est clair : la France doit prendre des mesures pour assurer la justice et l’obligation faite à tout individu de rendre des comptes pour les crimes de droit international présumés commis à Gaza depuis le 7 octobre 2023, en soutenant les procédures en cours à la CPI, ainsi que d’autres mécanismes internationaux tels que la Commission d’enquête des Nations Unies (COI). Quant à la justice nationale, elle doit recourir au mécanisme de compétence universelle, enquêter et poursuivre les personnes présumées responsables de crimes relevant du droit international afin d’éviter que la France ne soit une terre de refuge pour celles-ci.
Pilier de la justice internationale, la compétence universelle permet à un État de juger les auteurs de crimes internationaux peu importe la nationalité de l’auteur, de la victime et le lieu où le crime a été commis. Grâce à ce mécanisme, la France a la compétence d’enquêter et poursuivre les auteurs présumés de ces crimes ou d’extrader ces personnes afin qu’elles soient jugées dans le cadre d’autres procédures nationales ou internationales.
Je vous demande, Monsieur le Président de la République, de respecter les obligations de la France en vertu du droit international, de reconnaitre, prévenir et punir le génocide en cours dans la bande de Gaza occupée en coopérant pleinement avec la CPI, notamment en exécutant les mandats d’arrêt de la CPI contre Benjamin Netanyahou et Yoav Gallant. La France doit faire preuve de fermeté pour faire cesser le blocus illégal de la bande de Gaza, faciliter l’aide humanitaire et exiger la libération immédiate de tous les otages israéliens encore retenus à Gaza.
Je vous prie, Monsieur le Président de la République, de recevoir l’expression de ma très haute considération.
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