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Hakeem Ali al Araibi © REUTERS/Athit Perawongmetha

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Réfugiés et migrants
Actualité

Un footballeur bientôt extradé ?

Hakeem Ali al Araibi a été arrêté à son arrivée en Thaïlande le 27 novembre dernier, en raison d’une notice rouge détournée d’Interpol. Il est toujours en détention provisoire.

Le 1er février, le ministère public thaïlandais a présenté une demande d’extradition concernant Hakeem Ali al Araibi au nom du gouvernement de Bahreïn, son pays d’origine. Il voyageait pourtant avec un titre australien valide.

Son crime ? Avoir critiqué pacifiquement le Gouvernement

Ancien joueur de l’équipe nationale de football de Bahreïn, Hakeem Ali al Araibi a ouvertement et pacifiquement critiqué les autorités depuis qu’il a été arrêté et torturé en novembre 2012.

Il a fui vers l’Australie avec son épouse, où il a obtenu le droit d’asile en 2017.

En 2014, à l’issue d’un procès inique, il a été condamné par contumace à 10 ans de prison pour avoir vandalisé un poste de police. Son frère purge actuellement une peine d’emprisonnement pour les mêmes accusations.

Les autorités bahreïnites présentent un bilan déplorable s’agissant de la répression contre la dissidence pacifique.

Chacun sait qu’Hakeem a été torturé à Bahreïn et que ses proches continuent d’y être persécutés. Cela n’empêche pour l’instant pas les autorités thaïlandaises de vouloir procéder à son extradition faisant courrir au footbaleur le risque d’être une nouvelle fois maltraité.

Au titre du droit international, il est interdit de renvoyer une personne vers un territoire ou un pays où elle risque de subir des actes de torture ou d’autres graves violations des droits humains.

Tout comme dans l’affaire concernant la réfugiée saoudienne Rahaf Mohammed, les autorités thaïlandaises ont l’occasion de montrer leur détermination à protéger les réfugiés en libérant Hakeem Ali al Araibi et en refusant la demande d’extradition déposée par Bahreïn. Si elles décident de faire droit à cette demande, elles bafoueront clairement le droit international.

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