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Camp de réfugiés de Skaramaga près d'Athènes © Giorgos Moutafis/Amnesty International

Camp de réfugiés de Skaramaga près d'Athènes © Giorgos Moutafis/Amnesty International

Camp de réfugiés de Skaramaga près d'Athènes © Giorgos Moutafis/Amnesty International

Réfugiés et migrants
Actualité

Un demandeur d'asile risque d'être renvoyé de force en Turquie

Un demandeur d’asile syrien réfugié en Grèce risque d’être renvoyé de force en Turquie, suite à une décision d’une commission d’appel. Or, cette décision, prise dans le cadre de l’accord UE-Turquie, expose cette personne à de graves violations de ses droits, la Turquie n’étant pas un pays sûr pour les réfugiés. C’est un précédent dangereux pour des milliers d’autres réfugiés en Grèce.

Une commission d'appel en Grèce vient de confirmer que la demande d'asile déposée par un Syrien était irrecevable, estimant que la Turquie était un pays sûr pour cette personne. La décision autorise ainsi son expulsion vers la Turquie. Suite à l’accord conclu entre l’Union européenne et la Turquie en mars dernier, toute personne arrivant en Grèce, qu’elle soit migrante ou réfugiée, est susceptible d’être renvoyée en Turquie. Jusqu’à présent, seules des personnes qui ne demandaient pas l’asile, ou qui sont parties volontairement, ont été renvoyées. La décision de la commission d’appel, concernant cette fois un demandeur d’asile, peut créer un dangereux précédent qui pourrait avoir un impact sur des milliers de réfugiés en Grèce.

La Turquie n’est pas un pays sûr pour les réfugiés

Cette décision part du principe qu'un Syrien sera pleinement protégé en Turquie. Or, c’est loin d’être la réalité. Nous avons récemment démontré que les procédures d’asile en Turquie sont défaillantes, que les réfugiés ne peuvent pas y reconstruire leur vie et qu’ils n’ont pas de moyens pour y vivre en dignité.

Lire aussi : Quel accueil en Europe pour les enfants Syriens ?

La nouvelle commission d'appel ne devrait pas considérer la Turquie comme un pays sûr pour les Syriens, alors que nombre d’éléments laissent à penser que les garanties et protections internationales continuent d'y être bafouées. De plus, les avocats et les observateurs internationaux n'étant toujours pas autorisés à se rendre dans les camps fermés où cet homme pourrait être envoyé, supposer que la Turquie a soudainement restructuré son système d'asile défaillant reste très improbable.

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