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Alan et Gyan ont enfin retrouvés leur famille © Giorgos Moutafis/Amnesty International

Alan et Gyan ont enfin retrouvés leur famille © Giorgos Moutafis/Amnesty International

Réfugiés et migrants
bonne nouvelle

Des réfugiés enfin réunis avec leur famille

Trois ans après avoir quitté la Syrie, Alan et Gyan ont enfin retrouvés leur famille en Allemagne. Retour sur le courage infaillible de cette famille malgré un périple qui leur a fait franchir quatre frontières et les a laissés bloqués pendant un an en Grèce.

Alan et Gyan, deux jeunes professeurs ont fui la Syrie avec leur famille en été 2014. Commence alors un long périple rendu encore plus compliqué par le fait que Alan et Gyan souffrent tous les deux de dystrophie musculaire et sont dans des fauteuils roulant.

La quête périlleuse de la sécurité

Les obstacles sur la route de l’exil étaient multiples. A la frontière avec la Turquie, ils se sont fait tirer dessus par la police. Ils se rendent alors en Irak. Leur père a, lui, poursuivi le périple avec l'une de ses filles, et tous deux ont fini par atteindre l’Allemagne. Pour Alan, Gyan et leur mère qui sont restés en Irak, l’arrivée du groupe armé Etat Islamique les pousse de nouveau à fuir.

Ils tentent à nouveau de se rendre en Turquie, mais cette fois à travers des montagnes. Une fois en Turquie, ils payent des passeurs pour prendre un bateau gonflable vers la Grèce qui tombe en panne en plein milieu de la mer. « C’était terrifiant, se souvient Alan. Chaque fois que je regardais autour de moi je voyais des bébés et des enfants pleurer [...] Ma mère était sur le point de s’évanouir, et à un moment ma sœur m’a dit qu’elle ne pouvait plus continuer. »

Lire aussi : la honte de l'Europe, l'accord UE-Turquie

Bloqués en Grèce pendant un an

Ils sont arrivés sur l’île le 12 mars, quelques jours avant l’entrée en vigueur de l’accord UE-Turquie. Les frontières des autres pays européen avaient été fermées et leurs espoirs de retrouver leur père et leur sœur en Allemagne semblaient bien irréalisables.

La famille a été placée dans un camp de réfugiés de Ritsona. La vie dans ce camp, situé sur une base militaire abandonnée en pleine forêt, était très difficile. Le sol sablonneux et inégal rendait tout déplacement particulièrement compliqué pour Alan et Gyan, et la nourriture servie était si mauvaise qu’une grande partie était jetée, ce qui attirait des sangliers, augmentant le danger. Au vu des enfants qui ne pouvaient pas aller à l’école et perdaient leur temps dans le camp, Alan et Gyan se sont mis à leur donner des cours.

Des milliers de message de solidarité

C’est ici que nos équipes ont rencontré la famille l’été dernier. Nous avons alerté sur leur situation et activé nos réseaux de militants à travers le monde pour qu’ils expriment leur solidarité avec la famille. Des milliers de messages leur ont été adressés : des dessins, des lettres, des cartes…

Chaque message que je lis est mieux. Je suis tellement touchée », exprime Gyan, à la lecture des messages. « Je remercie tout le monde pour leur soutien à notre quête pour vivre en paix

La mère de Gyan et Alan

Une nouvelle vie commence pour la famille en Allemagne

Il y a une quinzaine de jours, la famille qui avait depuis être logée dans un hôtel a appris qu'un vol pour Munich les attendait et qu'ils devaient retourner à l'hôtel préparer leurs affaires. Quelques jours après le 16 mars, ils ont retrouvé leur père et leur sœur dans un centre pour réfugiés près de Hanovre.

Alan et Gyan sont maintenant prêts à entamer une nouvelle vie en Allemagne. Ils ont déjà commencé à apprendre la langue et sont conscients des difficultés de vivre dans un autre pays. Mais ils savent aussi quelle chance ils ont, et ils n'oublient pas tous ceux qui se morfondent toujours dans les camps en Grèce, après un hiver impitoyable.

J'espère qu'ils trouveront une solution pour les gens qui sont coincés dans les îles […] Certains sont morts à cause de la neige il y a quelques semaines. C'est très dur pour eux. J'ai vu les photos des gens sur les îles et cela m'a fait mal de les voir dans des tentes sous la neige. (...)Je me sens très triste pour tous mes amis et tous les réfugiés que j'ai laissés derrière moi. Il y a des enfants et des bébés là-bas et ils se trouvent dans une situation terrible. Je vous en prie, ne les oubliez pas.

Alan

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