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Hanan Badr El Din - D.R.

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Liberté d'expression

Hanan Badr el-Din

Hanan Badr el-Din milite pour rompre le silence autour des disparitions forcées en Égypte. Sa vie a basculé le jour où son mari a « disparu ». Portrait.

Mise à jour 09/05/2019 : Après près de deux ans en détention provisoire, Hanan a été libérée le 25 avril suite à la décision de la cour criminelle du 15 avril. Accusée d’appartenance à une organisation interdite, Hanan risque encore 5 ans de prison et nous demandons aux autorités égyptiennes d’abandonner toutes les charges à son encontre.

La dernière fois qu’elle l’a aperçu, c’était à la télévision. Il se trouvait alors sur un lit d’hôpital après avoir été blessé dans une manifestation le 27 juillet 2013. Hanan Badr el-Din s’est rendue sur place mais n’a pu le voir. Ensuite, elle écume les postes de police, les prisons, les hôpitaux, les morgues... En vain.

Déterminée dans sa quête de la vérité, Hanan a cofondé, début 2014, l’Association des familles de victimes de disparition forcée qui organise des conférences de presse, des rassemblements publics et sensibilise les médias à sa cause.

Comme le mari d’Hanan Badr el-Din, des centaines de personnes « ont disparu » aux mains des forces de sécurité égyptiennes. Trois à quatre personnes en moyenne, arrêtées par des policiers ou des militaires, s’évanouissent chaque jour dans la nature : militants politiques, étudiants, manifestants et même collégiens. De son côté, le gouvernement égyptien nie l’existence de ce fléau. Les disparitions forcées sont devenues un des instruments clés de la politique d’État en Égypte.

Lors de sa dernière tentative d’obtenir des informations sur le sort de son mari, Hanan Badr el-Din a été arrêtée et inculpée à tort d’appartenance à une organisation interdite. Elle risque cinq ans de prison.

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