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Dix comédiens et un musicien retracent l'épopée de lanceurs d'alerte dans la pièce Pale Blue Dot © D.R

Dix comédiens et un musicien retracent l'épopée de lanceurs d'alerte dans la pièce Pale Blue Dot © D.R

Dix comédiens et un musicien retracent l'épopée de lanceurs d'alerte dans la pièce Pale Blue Dot © D.R

Liberté d'expression
Actualité

Un héroïque scandale

Avec Pale Blue Dot, le metteur en scène Étienne Gaudillère questionne la liberté d’informer à travers l’histoire de WikiLeaks.

« Si vous voulez savoir la vérité, personne ne vous la dira. Les gens vous diront leur version des faits. Tout ce que vous avez vu, ce que vous voyez, n’est qu’une version des faits. Vous voulez la vérité ? Alors il vous faudra la chercher vous-même », déclame Julien Assange sur scène.

Dans Pale Blue Dot, sa première mise en scène, Étienne Gaudillère ne nous dit donc pas toute la vérité sur l’histoire de WikiLeaks, site à l’origine du Cablegate en 2010 avec la divulgation de télégrammes de diplomates américains qui firent la Une de tous les médias.

Mais face aux nombreux écueils qui guettent la théâtralisation du réel, il tente « de déformer le moins possible le réel, et en même temps de souligner l’impossible vérité objective  [...] Je cherche surtout à faire connaître l’histoire, et à attiser la curiosité du spectateur sur un sujet comme celui-ci », explique-t-il.

Une impressionnante mise en scène

Portée par une douzaine de comédiens et une impressionnante scénographie, la pièce aux allures cinématographiques est à la fois joyeuse et grave. On croise tour à tour Hillary Clinton et le premier iPad, Julian Assange qui danse en boîte de nuit en Suède ou un soldat américain qui pète les plombs.

Elle nous éclaire sur les enjeux géopolitiques mais aussi sur les dilemmes privés d’une histoire dont la réalité a dépassé la fiction, glissant peu à peu de la bataille mondiale pour la transparence à un feuilleton médiatique à rebondissements digne d’une telenovela.

Elle nous explique – un peu – le monde d’aujourd’hui dans sa complexité avec, en fil rouge, les discussions Internet entre Bradley Manning, la véritable source des fuites, et Adrian Lamo, le hacker qui a dénoncé le Cablegate. D’ailleurs, ne serait-ce pas Bradley Manning le véritable héros de cette histoire ?

« C’est très juste de le souligner acquiesce Etienne Gaudillère. Il y a dans ces discussions un idéalisme, un héroïsme désarmant. Sans lui, il n’y aurait pas eu cette histoire et toutes ces révélations. De plus, cela m’a beaucoup questionné car nous avons le même âge… ».

La liberté d'informer

Au milieu des débats, des extravagances, des incompréhensions et des scandales, un héros invisible oppose l’ombre à la lumière, le silence au bruit, le clavier aux caméras, le doute aux certitudes.

Voici le regard doux et discret posé sur Bradley Manning qui traverse virtuellement mais avec une grande humanité la pièce, tandis que le personnage de Julian Assange lui, n’apparaît qu’en « creux ».

Si la brume et le doute continuent de flotter autour de ce charismatique personnage, la pièce tout entière défend avec limpidité la nécessité de libérer l’information. Elle rend un hommage aux lanceurs d’alerte qui enfreignent les règles pour libérer des populations encourant tous les risques pour secouer des Etats.

— Cyrielle Balardi pour La Chronique d'Amnesty International France

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