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Manifestation pour la liberté d'expression en Egypte

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Liberté d'expression
Actualité

La violence des autorités égyptiennes monte d'un cran

Le 12 octobre 2019, la défenseure des droits humains et journaliste Esraa Abdelfattah a été enlevée et agressée par des membres des forces de sécurité égyptiennes en civil.

Le 12 octobre 2019, après avoir été conduite dans un lieu de détention secret de l’Agence de sécurité nationale en Égypte, Esraa n’a pas été autorisée à contacter sa famille ni ses avocats. Plusieurs hommes l’ont alors ruée de coups parce qu’elle refusait de déverrouiller son téléphone. L’un d’eux lui a retiré son sweatshirt et l’a étranglée avec, en lui disant « Ton téléphone ou la vie », jusqu’à ce qu’elle lui fournisse son mot de passe. Pendant près de huit heures, il l’a obligée à rester debout. L’un des hommes l’a ensuite menacé d’autres tortures si elle racontait quoi que ce soit au procureur.

Esraa ne s’est pas laissé intimider et a dénoncé ces violences  au service du procureur général de la sûreté de l'État, dès le lendemain.

Malgré l’absence de preuves, le procureur a ordonné son maintien en détention pendant quinze jours supplémentaires. Elle fait aujourd’hui l’objet d’une enquête pour « usage abusif des réseaux sociaux » et pour avoir « aidé un groupe terroriste à atteindre ses objectifs ».

Ce n’est pas la première fois que les autorités égyptiennes s’en prennent à Esraa. En janvier 2015, elle avait déjà fait l’objet d’une interdiction de quitter le territoire en lien avec « l’affaire 173 » sur le financement étranger des ONG.

Esraa Abdelfattah est prise pour cible pour des motifs fallacieux et est détenue de manière arbitraire pour son travail en faveur des droits humains. 

Des intimidations récurrentes

Le récit des tortures infligées à Esraa fait tristement écho au témoignage récent du militant et blogueur bien connu Alaa Abdel Fattah qui a raconté avoir enduré un traitement similaire en détention. Ces méthodes alarmantes indiquent que les autorités égyptiennes montent d’un cran dans la brutalité à l’égard des défenseurs des droits humains, dans le but de « terroriser » leurs détracteurs et leurs opposants.

En 2017, le comité de l’ONU contre la torture a signalé dans un rapport que la torture est systématique en Égypte, ajoutant que si elle est le fait des forces de sécurité, les procureurs et les juges sont responsables du fait de favoriser cette pratique.

Le parquet égyptien doit mettre un terme à cet usage ignoble de la torture, un crime aux yeux de la Constitution égyptienne et du droit international relatif aux droits humains, et doit diligenter des enquêtes sur toutes les allégations de torture pour amener les responsables présumés à rendre des comptes.

Quand les alliés de l’Égypte prendront-ils position contre la persécution, la torture et la détention arbitraire dont sont victimes les défenseurs des droits humains ?

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