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Julian Assange en visio conférence au Frontline Club à Londres, le 5 février 2016 / © Neil Hall - REUTERS

Julian Assange en visio conférence au Frontline Club à Londres, le 5 février 2016 / © Neil Hall - REUTERS

Julian Assange en visio conférence au Frontline Club à Londres, le 5 février 2016 / © Neil Hall - REUTERS

Liberté d'expression

Procès Assange : où en est-on ?

Depuis ses révélations en 2010, Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks connaît un simulacre de justice. Les États-Unis cherchent à tout prix à le juger sur le sol américain, où il risque jusqu’à 175 ans de prison.

Nous devons à Julian Assange des révélations cruciales, d’intérêt public. En diffusant plus de 750 000 documents classés confidentiels par les États-Unis, le fondateur de WikiLeaks a pointé de possibles crimes de guerre commis par l’armée américaine. Depuis, le gouvernement américain le poursuit sans répit.  

L’affaire Assange, qui dure depuis plus de 10 ans maintenant, est encore loin de connaître son épilogue judiciaire.

Les États-Unis doivent abandonner les accusations contre Julian Assange

Les dates clés de l'affaire Assange

2006 : Julian Assange fonde WikiLeaks, qui permet aux lanceurs d’alerte de divulguer des documents relatifs à des scandales de corruption, d’espionnage et de violations des droits humains perpétués par des États, tout en protégeant leurs sources. 

Juillet 2010 : WikiLeaks diffuse plus de 750 000 documents confidentiels. Des milliers d’entre eux concernent  les activités militaires et diplomatiques américaines en Irak et en Afghanistan.

Juin 2012 : Julian Assange se réfugie à l’ambassade d’Équateur à Londres.

Avril 2019 : le nouveau président équatorien Lenin Moreno met fin à l’asile politique de Julian Assange. Il aura passé 7 ans réfugié dans l’ambassade d’Équateur à Londres.

Avril 2019 : les autorités britanniques l’arrêtent et le placent dans la prison de haute sécurité de Belmarsh. 

Mai 2019 : les États-Unis lancent une procédure d’extradition auprès des autorités britanniques.

Février 2020 : début du procès de Julian Assange devant la justice britannique. 

4 janvier 2021 : la justice britannique rejette la demande d’extradition de Julian Assange vers les États-Unis en raison de sa santé mentale.  

6 janvier 2021 : la justice britannique refuse sa libération sous caution. Julian Assange reste en prison. 

Février 2021 : les États-Unis font appel de la décision de justice britannique et demandent l’extradition de Julian Assange.

11 août 2021 : un juge de la Haute Cour de Londres autorise les États-Unis à faire appel.

27 - 28 octobre 2021 : prochaines audiences liées à la demande d'extradition des États-Unis.

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Les états-unis traquent Julian Assange

175 ans de prison : c’est ce que risque Julian Assange s’il était extradé vers les États-Unis.

Julian Assange, ressortissant australien fondateur de l’ONG WikiLeaks fait aujourd’hui l’objet d’une traque par les autorités américaines pour ses révélations d’intérêt public, notamment celles concernant les activités de l'armée américaine en Irak et en Afghanistan.

Lire aussi : La justice britannique rejette l’extradition de Julian Assange aux Etats-Unis

Le 4 janvier 2021, la justice britannique a décidé de ne pas extrader Julian Assange vers les États-Unis. La magistrate explique le refus d’extradition par l’état mental et psychologique fragile de Julian Assange. S’il était détenu dans une prison fédérale de sécurité maximale aux États-Unis, il risquerait l’automutilation, voire le suicide.   

La réaction des États-Unis ne s’est pas faite attendre. Sans surprise, ils ont décidé de faire appel de cette décision. Le 11 février 2021, les États-Unis ont formé un recours devant la Haute Cour de justice britannique pour présenter au Royaume-Uni des « assurances diplomatiques » ayant pour objectif de réduire le risque de mauvais traitements en détention si Julian Assange était incarcéré dans un établissement fédéral. Malgré les assurances des États-Unis de ne pas le placer dans une prison de sécurité maximale cette possibilité n’est pas exclue.

Lire aussi : Pourquoi les poursuites contre Julian Assange sont-elles une menace pour la liberté de la presse ?

L’appel fallacieux des États-Unis doit être rejeté par le tribunal britannique. Une audience prévisionnelle devant la Haute Cour de Londres est prévue le 11 août. Si le Royaume-Uni extradait Julian Assange en s’appuyant sur un accord avec les États-Unis, il enfreindrait une norme impérative du droit international, qui est l’interdiction absolue de la torture. Une fois transféré vers les États-Unis, Julian Assange risquerait des mauvais traitements en détention, et cela, dès le moment de son transfert.

Le président Obama a ouvert l'enquête sur Julian Assange. Le président Trump a porté des accusations contre lui. Quant au président Biden, il doit abandonner les accusations, motivées politiquement, contre Julian Assange qui ont mis la liberté des médias et la liberté d'expression sur le banc des accusés.  

Nos demandes

Nous nous opposons au placement dans une prison de sécurité maximale de toute personne ayant des problèmes de santé mentale et exhortons les États à soigner dans un environnement thérapeutique adapté les personnes incarcérées qui souffrent de troubles mentaux.

Nous appelons à nouveau l’administration des États-Unis à abandonner les poursuites contre Julian Assange et demandons aux autorités britanniques de renoncer à l’extrader et de le remettre immédiatement en liberté.  

Agir

DEMANDEZ AUX ÉTATS-UNIS D'ABANDONNER TOUTES LES ACCUSATIONS VISANT JULIAN ASSANGE !

Les charges retenues contre Julian Assange reposent uniquement sur ses publications au sein de WikiLeaks. Signez la pétition pour protéger la liberté d'expression et la liberté de la presse.