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Des forces loyalistes à Mansoura au Yémen © SALEH AL-OBEIDI/AFP/Getty Images

Des forces loyalistes à Mansoura au Yémen © SALEH AL-OBEIDI/AFP/Getty Images

Des forces loyalistes à Mansoura au Yémen © SALEH AL-OBEIDI/AFP/Getty Images

Contrôle des armes
Actualité

Yémen : le rapport accablant de l’ONU sur les ventes d’armes

Le Groupe d’experts éminents de l’ONU qui travaille sur le Yémen (GEE) vient de publier son rapport. Il accable toutes les parties au conflit.

Le Groupe d'experts éminents sur le Yémen (GEE) vient d’indiquer que toutes les parties au conflit pourraient être responsables de crimes de guerre.

Une confirmation de nos nombreuses recherches

Cela confirme ce que nous savons depuis trois ans, à savoir que toutes les parties au conflit au Yémen ont agi sans le moindre respect à l'égard de la vie des civils.

La coalition menée par l'Arabie saoudite et les forces qui se sont alliées à elle, les Houthis et les forces fidèles au gouvernement yéménite ont sans relâche mené des attaques illégales, restreint l'accès à l'aide humanitaire, largement procédé à des arrestations arbitraires, à des disparitions forcées, à l'enrôlement d'enfants, et commis d'autres graves violations qui ont infligé et qui continuent d'infliger des souffrances inimaginables à la population civile yéménite.

Un long travail du GEE

En septembre 2017, le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a adopté une résolution créant un Groupe d'experts éminents (GEE) sur le Yémen incluant des experts régionaux et internationaux ayant la connaissance du droit relatif aux droits humains et du contexte propre au Yémen, avec un mandat d'un an renouvelable selon autorisation.

En décembre 2017, trois experts indépendants ont été nommés, et le GEE a commencé ses activités en février 2018.

Le GEE a pour mandat d'enquêter sur les violations et les atteintes aux droits humains commises par toutes les parties au conflit au Yémen entre septembre 2014 et juin 2018, et d'identifier, dans la mesure du possible, les responsables de ces actes. Il a mené six missions d'enquête au Yémen entre mars et mai 2018, se rendant dans les gouvernorats d'Hodeidah, de Sada, de Sanaa et d'Aden. Il a également signalé avoir communiqué au haut-commissaire aux droits de l’homme de façon confidentielle des informations imputant la responsabilité de violations et d'atteintes aux droits humains précises à des auteurs présumés.

Lire aussi : Au Yémen, des prisons secrètes

Un défi pour la communauté internationale

Le conflit armé se poursuit, et le mandat du GEE doit être renouvelé en amont de la 39e session du Conseil des droits de l'homme, qui aura lieu le mois prochain. Espérons qu'il puisse enquêter sur les nouvelles violations des droits humains et atteintes à ces droits, et identifier les responsables, avec la même rigueur et de façon tout aussi approfondie.

La communauté internationale soit prendre des mesures fermes.

Les États-Unis, le Royaume-Uni et les autres États ne font toujours pas tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher d'autres violations et pour faire face à cette crise humanitaire catastrophique.

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