Le Prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre est de retour du 5 au 11 octobre 2026. À l’heure où les médias, les journalistes et la liberté de la presse sont de plus en plus attaqués dans le monde – un marqueur de la montée des pratiques autoritaires –, nous affirmons à nouveau notre partenariat avec le Prix Bayeux, pour défendre le droit à l’information : un droit humain fondamental.
Cette année encore, les meilleurs reportages photo, radio, presse écrite et télévision sont mis à l’honneur au Prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre. Lyse Doucet, correspondante internationale en cheffe de la BBC, est la présidente du jury de cette 33ème édition.
Défendre le journalisme de terrain, c'est défendre une liberté fondamentale. En 33 ans, Bayeux est devenu un lieu de mémoire, de transmission et de réflexion. Un lieu où les reporters racontent le monde. Un lieu où le public vient le comprendre.
Retrouvez le programme de l’édition 2026 du Prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre ici.
Notre table-ronde : "Attaques contre le droit international : quelles ripostes?"
En présence d’Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International, et Stéphanie Maupas, journaliste indépendante spécialiste de la justice internationale. Une rencontre animée par Marie Tapia, chargée de campagne sur les conflits armés et la justice pénale internationale à Amnesty International France.
Infos pratiques
🗓️ samedi 10 octobre
⏰15h45 – 17h15
📍La Halle ô Grains (66 Rue Saint-Jean, Bayeux)
Entre libre, dans la limite des places disponibles.
Iran, toujours debout
Notre rapport « Les architectes de l’atrocité », mène à une conclusion majeure : durant la répression du mouvement « Femme, Vie, Liberté », les autorités iraniennes ont commis six catégories de crimes contre l’humanité : meurtres, emprisonnements, disparitions forcées, tortures, viols et persécutions. Cette enquête parvient à identifier 87 responsables iraniens qui doivent faire l’objet d’une enquête pour leur rôle dans ces atrocités.
Une jeune manifestante prend une photo souvenir devant un véhicule de police après y avoir mis le feu, dans le centre-ville de Téhéran. Des milliers de personnes sont descendues dans la rue vendredi 8 janvier pour protester contre la situation économique et ont scandé des slogans antigouvernementaux. Environ 30 000 personnes ont été tuées par le gouvernement iranien en l’espace de deux jours. © Yalda Moaiery
La rédaction de France 24 présente à Bayeux « Istâdegi, Iran : tenir debout », une exposition collective à l’Hôtel du Doyen, dans laquelle la résistance iranienne est mise à l’honneur. Cette résistance s’illustre notamment à travers le regard de Yalda Moaiery, photojournaliste indépendante condamnée par le régime en août dernier à 15 ans de prison – preuve de l’offensive contre la liberté de la presse en Iran, selon Reportes sans frontières –, et celui de Bahareh Akrami, autrice de la BD Une voix pour la liberté. Toomaj Salehi, un rappeur iranien en résistance, écrite en étroite collaboration avec Amnesty International.
À lire aussi : « Toomaj Salehi incarne la résistance en Iran » : rencontre avec la dessinatrice Bahareh Akrami
Iran : justice pour les victimes de crimes contre l’humanité
Jusqu'au 16.09.2027
2 794 soutiens. Aidez-nous à atteindre 50 000
Ukraine : un hiver qui n’en finit pas
Du 5 octobre au 8 novembre, le photographe Adrien Vautier expose « Si tu traverses l’hiver » – précédemment montrée aux Rencontres d’Arles 2026 avec notre soutien – en extérieur dans la ville de Bayeux. Photojournaliste indépendant, Adrien Vautier couvre le conflit ukrainien depuis février 2022, pour Le Monde et d’autres médias nationaux et internationaux.
Un soldat ukrainien scrute l’horizon à l’entrée d’Irpin, principal front des combats autour de Kiev, le 7 mars 2022. Derrière lui, un nuage noir causé par les bombardements russes dans le village voisin. © Adrien Vautier
Désormais, la Russie occupe au total 20 % du territoire ukrainien. Pourtant, la société continue de résister. Face à l’acharnement russe, elle tisse un rempart de solidarité. Les écoles et les hôpitaux restent ouverts, les transports fonctionnent tant bien que mal et la scène culturelle tient bon. La population survit, au jour le jour… entre fatigue, courage et incertitude. Adrien Vautier photographie cette société ukrainienne, qui traverse un hiver qui n’en finit pas.
Rencontre avec Adrien Vautier le 10 octobre à 11 h 30, place de la Liberté. Cette exposition est aussi présentée du 8 au 11 octobre au Salon de la photo à la Grande Halle de la Villette, à Paris.
À lire aussi : Quatre années d’une guerre qui n’en finit pas en Ukraine photographiée par Adrien Vautier
Le génocide à Gaza se poursuit
À l’heure de la silenciation, l’importance du travail des photoreporters pour dire et montrer la situation à Gaza est essentielle. Cette nouvelle édition met naturellement en lumière la tragédie de ce génocide, avec l’exposition « Gaza : Chronique d’un génocide ».
© Ali Jadallah
Ali Jadallah, photojournaliste palestinien et photographe attitré de l’agence Anadolu, documente depuis de nombreuses années les événements qui se déroulent à Gaza. Depuis le 8 octobre 2023, il travaille sans relâche, restant sur le terrain tout au long de la guerre et continuant à la photographier aujourd’hui encore. Ses images constituent une chronique visuelle extraordinaire de ce qui est arrivé à Gaza et à sa population : bombardements et destructions, meurtres de civils, déplacements massifs de population, hôpitaux débordés, famine et lutte quotidienne pour la survie.
À lire aussi : La population palestinienne de Gaza victime d’un génocide
Génocide à Gaza : la France doit mettre fin à l’impunité d’Israël !
Jusqu'au 01.12.2026
159 001 soutiens. Aidez-nous à atteindre 200 000
Où nous retrouver sur place ?
Rencontres scolaires (au cinéma Le Méliès, lundi 4 et mardi 5, de 10h à 12h et de 14 à 16h)
Notre commission « Droits de l’enfant » intervient auprès de 1 000 élèves de troisième, autour de la projection du film Allah n’est pas obligé que nous soutenons.
Salon du livre (au Pavillon, le samedi 10, de 10h à 12h30 et de 14h à 17h30)
Nos militantes et nos militants accueilleront le public pour l’informer sur les différentes manières de prendre part à nos combats pour les droits humains.
Bahareh Akrami signera également son livre Une voix pour la liberté. Toomaj Salehi, un rappeur iranien en résistance. Venez la rencontrer !
Remise des Prix (au Pavillon, le samedi 10, à 18h30)
La soirée de remise des Prix sera animée par Nicolas Poincaré. Dans le cadre de la compétition internationale, notre présidente Anne Savinel Barras remettra le prix Amnesty International aux journalistes ayant réalisé le meilleur reportage télévision (format court).
Le prix Amnesty international : retour sur le palmarès
Les derniers lauréats et lauréates du Prix Amnesty International, qui récompense chaque année le meilleur reportage télévision (format court), sont :
- 2025 : Julie Dungelhoeff, James André et Sofia Amara – France 24 pour « Les rescapés de l’enfer des geôles de Bachar Al-Assad »
- 2024 : Mohammed Abu Safia, John Irvine – ITV NEWS pour « Le drapeau blanc »
- 2023 : Nick Paton Walsh, Brice Lainé, Natalie Gallon, Etant Dupain – CNN pour « Gangs gain the upper hand in war with Haitian police »
- 2022 : Théo Maneval et Pierre Dehoorne – France 5 pour « Viktor et le baiser de la guerre »
- 2021 : Orla Guerin et à Goktay Koraltan – BBC pour « Les tireurs d’élite au Yémen »
- 2020 : John Sudworth et Wang Xiping – BBC pour « Les familles ouïghoures »
- 2019 : Orla Guerin, Lee Durant et Nicola Careem – BBC pour « Yémen : un bus touché par une frappe aérienne »
- 2018 : Nima Elbagir, Alex Platt, Raja Razek – CNN pour « Une vente aux enchères d’esclaves en Libye »
- 2017 : Waad Al-Kateab – Channel 4 pour « Le dernier hôpital d’Alep détenu par les rebelles »
- 2016 : Arnaud Comte et Stéphane Guillemot – France 2 pour « Mossoul : fuir à tout prix»
- 2015 : Mikhail Galustov – VICE pour « Russian roulette »
