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Tep Vanny, Boeung Kak Lake, Phnom Penh, Cambodge, 5 avril 2011. © Amnesty International

Tep Vanny, Boeung Kak Lake, Phnom Penh, Cambodge, 5 avril 2011. © Amnesty International

Tep Vanny, Boeung Kak Lake, Phnom Penh, Cambodge, 5 avril 2011. © Amnesty International

Responsabilité des entreprises
bonne nouvelle

Dix ans après leur expulsion, 700 familles cambodgiennes peuvent enfin réclamer justice 

Plus de 700 familles cambodgiennes vont enfin pouvoir poursuivre en justice le géant du sucre thaïlandais, Mitr Phol. Une décision qui pourrait marquer un tournant historique pour les droits humains et la responsabilité des entreprises en Asie du Sud-Est. 

Le 31 juillet 2020, le tribunal civil de Bangkok a finalement tranché. Après dix ans de lutte, plus de 700 familles cambodgiennes expulsées de force de leurs domiciles, entre 2008 et 2009, vont enfin pouvoir poursuivre en justice le géant du sucre thaïlandais Mitr Phol.  

La décision reconnaît, à juste titre, que les frontières nationales ne doivent pas donner carte blanche aux entreprises pour agir en toute impunité, et qu’elles ne doivent pas non plus faire obstacle aux personnes qui cherchent à obtenir justice pour des atteintes présumées aux droits humains. 

C'est un premier pas important en Asie, où la responsabilité des entreprises en matière de violations des droits humains n’est pratiquement jamais prise en compte. Et un message fort envoyé aux entreprises de toute la région : elles vont désormais devoir rendre des comptes pour leur comportement. 

Rappel des faits 

En 2008, le gouvernement cambodgien a octroyé plusieurs concessions foncières économiques à des entreprises liées au producteur de sucre thaïlandais Mitr Phol. Les familles plaignantes affirment que suite à cette décision, la police cambodgienne, la police militaire et d'autres personnes avaient saccagé des terres agricoles et rasé des centaines de maisons pour défricher les terres pour les besoins de la plantation de sucre. 

Suite à ces expulsions, de nombreuses familles qui vivaient et cultivaient ces terres ont été laissées dans des conditions de vie désastreuses, sans ressources ni abri.  

Le 17 juillet 2020, Amnesty International était intervenue en tant que tierce partie devant le tribunal de Bangkok, pour présenter une déclaration sur le droit de ces familles à engager une action en justice.  

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