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Un migrant tenant un enfant marche près du poste frontalier turc de Pazarkule, 4 mars 2020 © REUTERS/Leonhard Foeger

Un migrant tenant un enfant marche près du poste frontalier turc de Pazarkule, 4 mars 2020 © REUTERS/Leonhard Foeger

Un migrant tenant un enfant marche près du poste frontalier turc de Pazarkule, 4 mars 2020 © REUTERS/Leonhard Foeger

Réfugiés et migrants
Actualité

Grèce : les réfugiés payent le prix des jeux politiques

Depuis plusieurs jours, la Turquie autorise les réfugiés à quitter son territoire et à tenter d’entrer dans l’Union européenne. En réponse, la Grèce empêche ces personnes pénétrer dans le pays. Tirs à balles réelles, refoulement des personnes, suspension des enregistrements des demandes d’asile, … effrayant !

Les mesures inhumaines que prennent les autorités grecques pour empêcher des personnes d’entrer dans le pays constituent une trahison des engagements de la Grèce en matière de droits humains. Elles mettront en danger la vie des personnes qui fuient la violence.

Retour vers le danger

Dimanche 1er mars, à l’issue d’une réunion du Conseil national de sécurité de la Grèce, les autorités ont annoncé qu’elles suspendraient temporairement l’enregistrement des demandes d’asile des personnes entrées dans le pays de manière irrégulière. Cette mesure sera associée au renvoi immédiat sans enregistrement des nouveaux arrivants si le retour dans leur pays d’origine est « possible ». On ignore ce que les autorités grecques entendent par « possible » dans ce contexte.

Toute personne a le droit de chercher asile. Expulser des personnes sans respect des procédures pourrait signifier les renvoyer vers les horreurs de la guerre ou les exposer à de graves atteintes aux droits humains, en violation du principe fondamental de “non-refoulement”.

Lire aussi : En Europe, la solidarité au banc des accusés

Un jeu politique malsain

Suite à la mort de 33 soldats turcs en Syrie, la Turquie qui avait déjà sollicité le soutien de l’Union européen dans la gestion de l’accueil des réfugiés, a annoncé le vendredi 28 fevrier qu’elle n’empêcheraient plus leur franchissement en Union européenne.

Des milliers de personnes sont arrivées aux frontières entre la Turquie et la Grèce. Depuis jeudi 27 février, des affrontements ont été signalés entre la police grecque et des personnes à la frontière terrestre, les policiers utilisent une force excessive et tirent du gaz lacrymogène sans discernement sur des foules pour les empêcher d’entrer en Grèce.

Entre temps, les arrivées sur les îles grecques ont augmenté et lundi 2 mars, des habitants de Lesbos auraient empêché des bateaux d’accoster. Ils s’en seraient également pris à des militants et à des voitures de bénévoles et de journalistes. La Grèce a en outre annoncé que ses forces armées procéderaient à compter du 2 mars à des exercices avec des balles réelles près de la frontière terrestre à Evros et au bord de la mer Égée.

Ce à quoi nous assistons aujourd'hui aux frontières terrestres et maritimes de la Turquie avec l’UE, c’est une fois de plus à l’utilisation des personnes en quête d’asile comme monnaie d’échange dans un jeu politique meurtrier, conséquence prévisible de l’accord UE-Turquie.

A quand un vrai accueil des réfugiés ?

La Grèce doit s’abstenir d’employer une force excessive et veiller à ce que les opérations de recherche et de sauvetage en mer puissent se dérouler.

Les personnes qui sollicitent l’asile en Grèce doivent être accueillis. Les Etats membres doivent apporter leur soutien concret à la Grèce pour accueillir les personnes en dignité, traiter les demandes d’asile et aussi en acceptant des personnes dans leur propre pays.

Ce sont les vies de ces personnes qui sont en jeu. Elles ont des droits et tous les Etats européens sont tenus de les respecter.

Agir

Offrons un lieu sûr aux réfugiés !

À la frontière gréco-turque, les réfugiés sont agressés, refoulés et abandonnés. La France, avec les autres pays de l’Union européenne, doit contribuer à accueillir ces personnes. Interpellez les responsables politiques français !

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